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22/10/2007

La décroissance est inéluctable !

69e96b4735f56561bc593c2938207914.jpg La production mondiale de pétrole a atteint son pic en 2006, avertit l'EWG

 

LONDRES - La production de pétrole dans le monde a atteint son pic en 2006, et devrait décliner de moitié d'ici 2030, a prévenu lundi l'institut Energy Watch Group, lors d'une conférence sur le "pic pétrolier" ("peak oil") organisée à Londres.

 

"Cela créera un manque de production qu'il sera difficile de combler malgré l'exploitation grandissante d'autres énergies fossiles, du nucléaire ou de sources alternatives", met en garde l'Energy Watch Group (EWG), défenseur de la thèse du "pic pétrolier".

Selon les chiffres publiés par l'EWG, le monde a produit 81 millions de barils par jour (Mbj) en 2006. En 2020, il devrait en produire 58 millions par jour, puis simplement 39 millions en 2030 - une baisse de plus de 50% par rapport aux niveaux actuels.

Cette hypothèse baissière contraste avec les projections de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui table sur 105 Mbj en 2020 (extrapolation de l'EWG à partir d'une projection de l'AIE pour 2015), et 116 Mbj en 2030.

Selon l'EWG, l'AIE, comme les autres organismes qui contestent la théorie d'un épuisement déjà en cours des ressources fossiles, envoie aux milieux d'affaire un message dangereux, en supposant que l'approvisionnement en pétrole ira en s'améliorant, ce qui n'encourage pas l'industrie à s'atteler aux changements structurels nécessaires.

"Le système économique mondial est à l'aube d'un changement structurel", insiste le groupe d'étude, qui se veut indépendant de l'industrie pétrolière, au contraires de groupes d'études et d'agences telles que l'AIE, ou le CERA.

Pour l'un des intervenants invités par l'EWG, l'économiste britannique David Fleming, la raréfaction des ressources pétrolières ne sera pas sans conséquences sociales: "on pourrait aisément assister aux mêmes scènes d'agitation sociale de masse que celles survenues en Birmanie ce mois-ci", prévient-il, en référence au soulevement populaire qui avait pris racine dans le mécontentement des habitants après une hausse surprise et massive des prix des carburants.

L'économiste met en garde contre le risque d'"effondrement social", si les gouvernements ne préparent pas la transition vers les autres sources d'énergie.

(©AFP / 22 octobre 2007 13h27)

Source : Romandie News

20:23 Publié dans Pétrole | Lien permanent | Commentaires (0)

09/12/2005

Les prix du pétrole ne vont pas décroissants !


 

Les prix du pétrole ne vont pas décroissants !




Le jeudi 08 décembre 2005 le prix du baril de light sweet crude a franchit les 61 USD en Asie [1]. Après l'accalmie de ces derniers mois il semble bien que les prix du pétrole, à la faveur de l'hiver, soient repartis à la hausse.

Alors que de nombreux experts prédisent une déplétion pétrolière à court terme [2], le mutisme de nos dirigeants est affligeant. Dans notre société où l'économie repose sur une énergie bon marché, les conséquences d'un baril de pétrole à 100 $ seraient désastreuses.

Rappelons, que le problème n'est pas la fin des réserves de pétrole, ce qui ne se produira pas avant la fin de ce siècle, mais le moment, beaucoup plus proche, où la production ne pourra plus être augmentée. Passé un certain stade en effet, l'extraction de matières premières ne peut que diminuer. C'est alors la déplétion. Compte tenu des incertitudes sur les réserves, sur la distinction entre pétrole conventionnel ou non, sur la consommation à venir, etc., il est très difficile de prévoir la date de la déplétion pétrolière, autrement nommée pic de Hubbert. Néanmoins, certains, dont Jean Laherrère, avancent une date autour de 2015 à plus ou moins 5 ans…[3]

Alors qu'aujourd'hui avec l'émergence de pays comme la Chine, la consommation mondiale de pétrole ne fait qu'augmenter, on comprend que les prix des barils (le Light Sweet Crude, le Brent, …) ne peuvent qu'exploser !

La hausse des prix du pétrole se répercutant ipso facto sur le coût des transports, on mesure bien dans ce contexte la pertinence de la Décroissance, dont l'un des maîtres mots est RELOCALISATION. Il faut, comme les êtres humains l'ont fait pendant des millénaires, consommer des produits locaux, obtenus avec des ressources locales. Loin d'être une utopie, il s'agit au contraire de s'adapter au monde moderne qui ne dispose désormais plus des ressources énergétiques nécessaires à la pérennité de notre mode de vie occidental. Plus vite nous nous engagerons sur la voie de la Décroissance, moins le choc à venir sera rude !

Précisons que le concept de relocalisation, ne se limite pas à la consommation et à la production, mais qu'il faut également le décliner en termes  économique, politique, technique, etc. Nous y reviendrons.

                                                                          Mozi

Notes :

[1] light sweet crude

[2] Voir le site de l'ASPO (the Association for the Study of Peak Oil and Gas ) : http://www.peakoil.net/ 

[3] La vie après le pétrole, Jean-Luc Wingert Editions Autrement, 2005 ;

[4] Voir aussi le dernier Iivre de Yves Cochet : Pétrole Apocalypse Editions Fayard, 2005.

11:55 Publié dans Pétrole | Lien permanent | Commentaires (0)