22.09.2006

Histoire d'OGM

medium_OGM.4.jpgDES MILLIERS DE MOUTONS EMPOISONNÉS PAR DU COTON OGM

Des récentes études sur la culture du coton génétiquement modifié ont soulevé de nouvelles inquiétudes quant à son innocuité tant dans l'alimentation que dans l'habillement. 
Que les OGM soient dangereux ça on le savait déjà, mais l’intérêt de ce petit article c’est de faire bien apparaître que ceux-ci ne sont pas seulement nuisibles lorsqu’on les ingère ! ( SOURCE :Bio Frais)
Rédigé par driss ouahmani le Vendredi 22 Septembre 2006 - 09:04 modifié le Vendredi 22 Septembre 2006 - 09:06
En Nouvelle-Zélande, un rapport préliminaire publié à la fin du mois d'avril a montré que des milliers de moutons sont morts après avoir brouté des terres sur lesquelles du coton OGM avait été cultivé. Les moutons et les boucs ont commencé à mourir après sept jours de pâture continue de feuilles tendres et de cosses de coton Bt (Bacillus thuringiensis) qui restaient dans les champs après la cueillette.

En décembre 2005, une étude avait montré que les cueilleurs de coton OGM présentaient de graves réactions dermatologiques avec des démangeaisons et des cloques laissant une décoloration de la peau qui perdurait après cinq mois . L'Association médicale britannique avait déjà signalé que les OGM pouvaient présenter certains risques parmi lesquels la résistance aux traitements contre les maladies sexuellement transmissibles due à l'utilisation de protections périodiques en coton OGM.

Les OGM peuvent aussi faire mourir de désespoir... : les cultures de coton OGM ont été suspendues en Inde à la suite de nombreux suicides de personnes endettées pour payer ce coton très coûteux. Cette réalité à poussé le Comité indien d'approbation de génie génétique (GEAC) à admettre, après trois ans de pratique, que la culture des cotons Mech-184 Bt, Mech-162 Bt et Mech-12 Bt de Mahyco-Monsanto était un échec.

Source : GE Free NZ, 9 mai 2006

NEXUS n°46 septembre-octobre 2006 : REGARD SUR LE MONDE, p.8

via SOS planète

 

15:58 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie

02.09.2006

Biogemma cède !

medium_OGM.3.jpgVoici une nouvelle qui fait plaisir ! Les faucheurs d’OGM n’auront pas œuvré pour rien.

Biogemma arrête les essais d’OGM en plein champ en France


( Publié le 01/09/2006 à : 10H 06 min )

Compte tenu du contexte de fauchage des cultures OGM en France, la société Biogemma ne poursuivra pas l'an prochain ses essais en plein champ sur le territoire hexagonal.

Pour la direction de l'entreprise européenne de recherche en biotechnologie végétale, cette décision est la conséquence du manque de courage des dirigeants français sur le dossier OGM et de la poursuite des actions des faucheurs volontaires.

« 12 détruits à ce jour, c'est catastrophique »

Depuis sa création, Biogemma « n'a cessé de réduire le nombre d'essais en plein champ et cette année on atteint le fond avec seulement 18 essais dont 12 détruits à ce jour, c'est catastrophique », regrette Michel Debrand, président-directeur général de la société. Ce dernier entend « tirer les conséquences » de ce climat hostile aux OGM.

Biogemma abandonne donc son territoire d'origine et entend se tourner davantage vers l'étranger, comme l'explique Michel Debrand : « On a passé un partenariat avec la société indienne Avesthagen, et on regarde aussi vers les Etats-Unis. »

Source : Agra Presse

Trouvé sur le site http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/france-local/a...

26.08.2006

Grain

medium_OGM.2.jpgNouveautés de GRAIN

Août 2006

http://www.grain.org/nfg/?id=429

DES MONOCULTURES DURABLES? NON MERCI!

GRAIN publie aujourd'hui en français le rapport "Une monoculture durable? Non merci!", qui jette un regard critique sur les initiatives prises par des entreprises privées pour promouvoir les monocultures durables. Le rapport attire l'attention sur une nouvelle tendance inquiétante d' ONG et de groupes d'agriculteurs qui participent à la mascarade écologique ("greenwashing") de l'industrie.

 

- En Asie du sud-est, les membres de la " Table ronde sur l'huile de palme durable " étaient des planteurs de palmiers à huile, des transformateurs, des détaillants et des investisseurs, ainsi qu'un petit nombre d'ONG régionales et internationales. Et bien que les conséquences de l'huile de palme sur les communautés et sur l'environnement soient épouvantables, les critères retenus lors de cette table ronde sur le comportement environnemental et social sont si faibles que rien ne va vraiment changer. De plus, les communautés locales qui sont les premières à être affectées par l'huile de palme n'ont pas voix au chapitre dans cette table ronde.

 

- Dans le même temps, en Amérique latine, une initiative similaire a été mise en place sous le nom de "Soja durable", et là encore, on voudrait faire rentrer les monocultures de soja dans une catégorie durable. La réaction de la société civile et des organisations paysannes a été si virulente que cette résistance populaire a obligé l'industrie à évacuer le "soja durable", mais pour que la même initiative réémerge quelques mois plus tard sous l'étiquette de "soja responsable".

 

Il est totalement erroné de penser que la monoculture d'une plante cultivée peut être durable. De par sa nature même, ce modèle agricole est dépendant de grosses quantités d'engrais et de pesticides, il requiert de vastes étendues de terre, une mécanisation lourde, des investissements externes qui doivent être remboursés et de plus, il entraîne la totale aliénation des communautés paysannes et autochtones locales.

 

Les organisations locales s'élèvent contre ces tentatives d'utiliser la "durabilité"  comme un écran de fumée pour que l'agrobusiness continue l'exploitation, le pillage et la destruction de leurs terres. Ils ont clairement montré que si un projet ne se fait pas dès le départ avec la participation active des communautés locales, en respectant leurs propres formes d'organisation, il est absurde d'imaginer un résultat "durable".

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GRAIN, Des monocultures durales? Non merci! "A contre-courant", Août 2006, www.grain.org/articles/?id=18



 

05.07.2006

Oui les OGM sont dangereux...

medium_OGM.jpgOui les OGM sont dangereux...

pour la liberté de la presse ! »

    En plein préparatif pour le départ vers les Etats Généraux de La Décroissance Equitable qui débutent après demain à Saint Nolff, voici, entre deux bagages, ce communiqué daté du 27 juin 2006, signé par un collectif de syndicats (CGT - CFDT - SNJ - SJAFO)de FR3 Centre (Acrimed) qui traite des récentes auditions menées par la police dans le cadre des fauchages d’OGM. (voir notamment dans la presse les deux articles suivants : article 1 et article 2 .)

 

Je profite de cette occasion pour préciser que, cet été, bien décidé à profiter des amis, de la famille, de la nature, du temps qui passe, bref de la Vie, et en l’absence d’un ordinateur muni d’une connexion Internet, il y aura vraisemblablement beaucoup moins d’articles, de brèves, de notes… qu’à l’accoutumé.

 

Néanmoins n’hésitez pas à me contacter et à me faire part de vos remarques pendant cette période.

  

En attendant : Tous à saint Nolff !

 

 Mozi

 

Mise en ligne : 30 juin 2006

 

    Les faucheurs qui s'attaquent aux champs d'OGM ne sont plus les seuls à risquer des poursuites judiciaires. Les journalistes qui traitent ce sujet peuvent aussi être inquiétés. Plusieurs journalistes de la station France 3 Centre à Orléans font actuellement l'objet de ce qui ressemble bien à une tentative d'intimidation de la part du Ministère public.

 

     Les 15 et 16 mai s'est déroulé le procès en appel des faucheurs du Loiret à Orléans. Les éditions de France 3 en ont fait un compte-rendu le plus exhaustif possible en soulignant la différence de qualité par rapport au procès en première instance quelques mois plus tôt devant le tribunal correctionnel.

 

     Le compte-rendu relatait notamment la façon dont le président de la cour d'appel avait mené les débats, coupant régulièrement la parole aux prévenus et commettant quelques erreurs de compréhension au sujet de la propagation des OGM.

 

     Des faits qui ont apparemment déplu aux magistrats. Au lendemain du procès des policiers se sont présentés à la station pour obtenir la copie des journaux concernés.

 

     Ils agissaient dans le cadre d'une enquête préliminaire à la demande du procureur d'Orléans qui a ouvert des poursuites pour « discrédit public jeté sur une procédure judiciaire », article 434/25 et 434/44 du code pénal passible de 6 mois de prison.

 

     Dans les jours qui suivent les magistrats de la cour d'appel envoient une motion à la rédaction nous appelant à plus d'impartialité dans le traitement des procès. Puis une réclamation est posée devant le CSA. Enfin le 23 juin dernier le rédacteur en chef de France 3 Centre et le journaliste qui a suivi le procès sont auditionnés par la police judiciaire. On leur demande de « commenter » l'ensemble de ce qui a été dit à l'antenne. Puis l'interrogatoire porte sur les quelques passages relatant la façon dont le président a mené les débats. Les policiers demandent au journaliste s'il pense avoir fait son travail de manière impartiale, s'il pense être de parti pris.

 

     Après la police, c'est ensuite la gendarmerie qui entre en jeu le 26 juin. Elle convoque une autre journaliste de France 3 Centre qui, elle, a couvert une nouvelle action de fauchage. On lui demande cette fois de citer ses sources.

 

     Trois auditions en quelques jours. Trois auditions qui se sont visiblement déroulées en urgence à la veille de l'arrêt de la cour d'appel le 27 juin sur le procès en appel des faucheurs.

 

     Difficile d'y voir autre chose qu'une volonté de faire pression sur les journalistes pour s'assurer cette fois un compte-rendu conforme aux attentes du ministère public. Face à ces atteintes à la liberté de la presse, les journalistes de France 3 ne se laisseront pas intimider et sauront se mobiliser si cette affaire va plus loin.

 

    Pour la CGT : Patrick Dehais - Pour la CFDT : Pierre Bouchenot - Pour le SNJ : Olivier Gadeau - Pour le SJA-FO : Brigitte Rivoire

Source : acrimed | action critique médias
 
http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=2399

21.05.2006

OGM: Feu vert !

OGM: 17 programmes de recherche autorisés par le gouvernement
 
Ainsi se finit donc la grande consultation publique lancée par notre gouvernement le 14 Avril 2006 : le gouvernement autorise les 17 programmes de recherche (c’est-à-dire tous !) demandés par les entreprises Biogemma, Librophyt, Meristem, Monsanto, Pioneer et Syngenta concernant des « expérimentations de recherche ou de développement » (Comme il est possible de le lire dans le communiqué ministériel daté du 12 avril.) 

Le plus choquant dans cette affaire ce n’est pas la nième confirmation du fait que la science se mette à sortir des laboratoires et tende à ne considérer le monde que comme un vaste laboratoire dans lequel il est possible de disséminer volontairement du maïs génétiquement modifié. Non, ce qui nous choque ici, c’est la manière dont cette décision, prise d’avance, est imposée de force à la population !

 
Tout sonne faux dans cette propagande. Des le début, le communiqué annonçant la consultation empeste la manipulation. On peut par exemple y lire que « les expérimentations au champ d'OGM permettent à la recherche de progresser dans les domaines agronomiques, de l'écologie et aussi du traitement de certaines maladies humaines (mucoviscidose) ». Une nouvelle fois on joue sur nos sentiments. Qui pourrait en effet s’opposer à ce qu’on vienne en aide aux malheureux atteint de mucoviscidose ? Sur ce sujet une précision nous est apporté par une  dépêche de l'AFP dans  laquelle on apprend qu’effectivement deux [des 17 programmes ] permettent de poursuivre  des recherches sur des plantes productrices de molécules (pharmacie, chimie fine). Nul doute que parmi ces molécules, figure en bonne place la lipase gastrique destinée à améliorer la vie de ces malheureux atteints de mucoviscidose.
 
Devant cette belle preuve de philanthropie nous nous contenterons timidement de rappeler que les PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) ne sont nullement nécessaire à la fabrication de toute ces molécules. La lipase gastrique, par exemple peut être d’ors et déjà obtenue aujourd’hui à partir de tissus animal. L’objectif recherchée par les susnommées entreprises est ici de diminuer les coûts de productions de tels molécules, non de les fabriquer. C’est bien de la recherche de profit dont il est question, non le bien être des malades. !
 

La grande consultation nationale sur les OGM n’est qu’une vaste farce ! Outre cette tentative, un peu gauche, de rallier à sa cause le bon citoyen altruiste en instrumentalisant la souffrance des malades, le gouvernement, non content des résultats de cette consultation à l’issue de l’échéance initialement fixée du 28 avril, avait alors décidé de prolonger celle-ci d’une semaine. On a pu lire en effet que « la consultation, lancée sur le site du ministère de l'Agriculture du 14 au 28 avril a dû être prolongée jusqu'au 5 mai, en raison d'une "offensive" des anti-OGM, déplore-t-on de source proche du ministère."Beaucoup se sont mobilisés et ont envoyé sur le site des pétitions anti-OGM. On a dû prolonger la consultation pour la rendre accessible à un plus grand nombre", ajoute-t-on » (voir l'article de reuters  ici  ) Qui est cette source proche du ministère ? Nous ne saurons certainement jamais. Convenons cependant que s’il était bien sûr sein et normal que les partisans pro comme anti OGM puissent s’exprimer sur ce sujet, la décision de prolonger au dernier moment la consultation est en revanche curieuse voire maladroite…


Mais de toute façon à quoi s’attendait le gouvernement ? Avec la majorité de la population, hostile aux OGM (74 % des français souhaitent que l’on interdise la culture d’OGM selon un sondage BVA réalisé les 27-28 janvier), il n’était guère raisonnable d’espérer que le résultat de la consultation lui soit favorable (D’autant que les deux autres consultations du même type en 2004 et 2006 avaient en effet déjà exprimées un refus massif aux OGM ! Voir  ici ).

Plutôt que de communiquer le résultat de cette nouvelle consultation (dont on connaît par avance le résultat) nous comprenons que le gouvernement décide de rendre son verdict au moment même où les 49 faucheurs volontaires d’OGM, jugés à Orléans, encourent des peines allant jusqu’à 4 mois de prison ferme, soit encore juste quelques jours après la mise en garde à vue du porte-parole du réseau « sortir du nucléaire » Stéphane Lhomme (voir notre note sur ce sujet.)  ? Bien sûr ! Cette habile manœuvre cherche à éviter l’écueil d’une consultation défavorable tout en profitant d’un contexte où les mouvements syndicaux et associatifs sont plus ou moins muselés de part les fortes pressions subies. En bons joueurs que nous sommes notre unique commentaire sera donc : bien joué !

La dépêche de l’AFP qui annonce la décision du gouvernement est le point d’orgue de cette vaste manipulation. Celle-ci offre un bon condensé de toute la désinformation dont est victime la population. Après nous avoir rassuré sur le processus démocratique mis en œuvre : « ces autorisations ont fait l'objet d'une consultation publique », l’article se poursuit en précisant que « sur les 17 programmes -regroupés en dix autorisations pour des raisons de contrôle et de simplification administrative-, deux permettent de poursuivre des recherches sur des plantes productrices de molécules (pharmacie, chimie fine), deux portent sur le fonctionnement de la plante (économie d'eau, "précocité de floraison"), trois doivent permettre une utilisation d'herbicides moins nocifs pour l'environnement tandis que les dix derniers portent sur des plantes résistantes à des insectes et visent donc à limiter l’utilisation d’insecticides. ». Nous voici donc également rassurés sur les intentions de ces entreprises privés. Ces dernières souhaitent tout simplement économiser de l’eau et limiter l’utilisation d’insecticides.


Nous ne voudrions pas venir jouer les troubles fêtes dans ce tableau idyllique. Mais quelqu’un peut-il nous dire dans quelle catégorie on doit ranger le maïs transgénique de Monsanto tolérant au Roundup 
? L’exemple de l’Amérique du Sud nous a en effet enseigné que son utilisation se traduisait par un usage plus important de Roundup (voir le dernier numéro de l’Ecologiste). Celui-ci est-il devenu par un tour de passe-passe un de ces « herbicides moins nocifs pour l'environnement » ? Et enfin où sont les tests sanitaires assurant l’innocuité des ces OGM sur le long terme en terme d’alimentation humaine ou animal ? Des plantes capables de fabriquer par elle-même des insecticides devraient pour le moins faire l'objet d’expertises sérieuses quant à leur toxicité !

Non ! Décidément trop c’est trop ! Cette mascarade ne nous convainc pas ! Nous ne sommes pas dupes ! Ce ne seront ni ces manipulations grossières ni les pressions qui entameront notre détermination. Au contraire, ces basses manœuvres ne font que nous renforcer dans nos idées ! Réclamons haut et fort l’arrêt des recherches sur les OGM qui ne font que servir l’intérêts économiques d’un minorité au dépend de l’humanité tout entière ! Ne laissons pas l’avenir de nos enfants aux mains des multinationales !

Un décroisseur berrichon mécontent

27.04.2006

OGM Urgent !

OGM Urgent !

La "grande consultation public" sur les OGM prend fin demain ! Si vous ne vous etes toujours pas exprimés sur ce sujet il ne vous reste donc qu'une journée !! Voici le courriel qui nous a alerté (merci à Florentino !):

Bonjour!

Saviez-vous que le gouvernement avait mis en place une grande consultation du public sur la question des OGM ? Non ? Et bien ça n'est pas vraiment étonnant, vu que pour y accéder il faut le savoir, et le vouloir !

Voici la démarche à suivre :

1. Allez sur le site : http://www.ogm.gouv.fr/
2. Aller ensuite dans "Expérimentations en France" (Dans la colonne de gauche)
3. Cliquez sur le lien "consultation du public" (Pas facile à trouver, non ?)
4. Repérez l'adresse email : BRAB.SDRRCC.DGAL@agriculture.gouv.fr

Pour envoyer votre avis, dépêchez-vous ! Cette consultation n'a lieu que du 14 au 28 avril 2006 ! Juste pour votre information, la même démarche de consultation avait eu lieu en 2005 n'avait obtenue que 800 réponses. J'imagine mal comment après cela le gouvernement peut encore prétendre s'intéresser à l'avis des citoyens. Mais après tout, est-ce vraiment important ?

Voici ce que je leur ai envoyé ... vous pouvez vous en servir comme modèle ou copié/collé ...

      Citation:
      M. **** ******
      adresse
      email

      Bonjour,

      Même si je m'étais déjà exprimer auprès de mon député sur les nouveaux
programmes de recherche sur les OGM, je vous transmet à vous aussi mon avis
d'eco-citoyen.
      La directive européenne 2001/18/CE relative à la dissémination des OGM
dans l'environnement et l'alimentation va prochainement être transposée en
droit français. Cette directive ne créé pas les conditions permettant une
protection optimale des milieux. La séparation stricte des filières bute sur
un certain nombre de contradictions qui rendent la coexistence entre
cultures OGM et non-OGM impossible à mettre en oeuvre. Pire, la loi
française risque de ne pas identifier précisément les principaux
responsables des pollutions génétiques.
      Je pense donc que ces programmes sont préjudiciables et risquent de
nuire à une volonté de privilégier la qualité au productivisme agricole.
      Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'_expression de mes salutations les
plus sincères.

Je me suis grandement aidé du doc des "Amis de la Terre" pour rédiger ce
mail ... rendons à César ce qui lui appartient ...

Faites passer le message autour de vous!

06.04.2006

OGM

Le 8 avril 2006 a lieu la "Journée Internationale d'Opposition Collective aux OGM".

On parle des OGM en ce moment au Parlement. Nos députés et nos sénateurs travaillent ces mois-ci à la transposition en droit français de la Directive Européenne de 2001 sur la dissémination volontaire des OGM dans l'environnement. C'est un sujet très préoccupant : les OGM menacent notre liberté de choisir à terme nos aliments et de protéger notre santé. C'est le modèle agricole actuel de l'Europe de l'Ouest, condamné à terme,  qu'il faut revoir rapidement afin de réagir vite face « à l'avancée du Titanic vers l'iceberg" [clin d'œil au « Syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot] : notamment l'impasse sanitaire avec des concentrations de résidus de pesticides dans notre nourriture et les incidences graves, indiscutables pour la santé publique. Voir notamment "L'Appel de Paris" du Professeur Belpomme (Voir : appel.artac.info/ ) , la thèse de Geneviève Barbier et les contributions d'André Cicolella et autres( sciencescitoyennes.org/auteur.php3?id_auteur=10)  Rappelez-vous aussi d'une note "Quand OGM et pesticides conjuguent leurs effets néfastes sur notre santé" que l'on peut retrouver sur ce site : yonne.lautre.net/article.php3?id_article=1119

Pour réviser nos savoirs sur les OGM, nous pouvons aussi, parmi beaucoup de sources disponibles, aller consulter quelques rapports récents sur les OGM en allant sur le site suivant :www.apreis.org/index_vf.html   

Sur le bandeau à fond noir : allez à Actualités puis taper sur " En avant première sur la première ligne des actualités.

1. Des études scientifiques dans plusieurs pays confirment ce que maints agriculteurs avaient constaté : les OGM sont inefficaces contre les insectes nuisibles, nocives pour la santé et à la biodiversité, un frein aux rendements, entraînant la résistance de certains insectes parasites.
Des scientifiques confirment les échecs des plantes Bt transgéniques ou génétiquement modifiées.

Dr. Mae-Wan Ho Traduction & compléments : Jacques Hallard
Le Dr. Mae-Wan Ho nous informe que des études scientifiques en provenance d'Inde, de Chine, des Etats-Unis, d'Australie et du Canada notamment, apportent la confirmation de ce que beaucoup d'agriculteurs avaient déjà constaté depuis des années. Les agriculteurs furent les premiers à faire ces constats. La résistance aux plantes Bt est apparue aux Etats-Unis et en Australie. Le maïs Bt est plus ligneux : un impact sur la digestibilité par le bétail ; il abaisse également le taux de décomposition du matériel végétal, ce qui va affecter le recyclage des éléments nutritifs, les communautés microbiennes du sol et l'équilibre du carbone dans le sol. Des impacts nombreux et bien documentés sur la biodiversité et sur la santé.
 
2. Environ 2/3 de toutes les protéines transgéniques ont des similitudes avec des allergènes connus. Il y a de bonnes raisons de s'en inquiéter


Les protéines transgéniques seraient allergéniques.


Mae-Wan Ho, Arpad Pusztai, Susan Bardocz, Joe Cummins
Traduction et compléments : Jacques Hallard
 
3. Des données sur les échecs des plantes génétiquement modifiées les plus répandues dans les cultures.


"Roundup Ready", soja tolérant à l'herbicide glyphosate,mort subite, mauvaises herbes devenues résistantes, allergènes

Dr. Mae-Wan Ho & Prof. Joe Cummins Traduction et compléments : Jacques Hallard


4. Les pois transgéniques qui rendent les souris malades
 
De sérieuses réactions immunitaires à une protéine transgénique ont été observées au niveau des poumons chez des souris expérimentales nourries avec de la farine d'un pois transgénique créé pour présenter une résistance à un bruche qui ravage les gousses et les graines chez cette espèce. Des chercheurs australiens ont constaté que la protéine transgénique d'un pois génétiquement modifié pour lui conférer une résistance à la bruche, avait été transformée de manière différente [par rapport à la protéine originale] et qu'elle avait provoqué des réactions immunitaires chez les animaux de laboratoire. Ces réactions ne se produisaient pas avec la protéine d'origine, issue du haricot. De plus, la protéine transgénique a favorisé une forte réponse d'anticorps spécifiques de l'ovalbumine, la protéine du blanc d'œuf couramment consommée et normalement inoffensive !
 
Source : yonne.lautre.net/article.php3?id_article=1503
 
5. OGM - Multiplication des contaminations - Coexistence impossible
Les contaminations par les Organismes Génétiquement Modifiés se multiplient et la co-existence entre la filière OGM, d'une part, et les filières biologique et conventionnelle, d'autre part, n'est pas possible.
Des plantes transgéniques, non encore expérimentées ni testées, se sont échappées des laboratoires, même au Royaume-Uni où les plantes cultivées génétiquement modifiées ne sont pas implantées commercialement, d'après Rhea Gala. Des plantes rescapées qui sont devenues tolérantes à un herbicide. La contamination par les transgènes persiste au moins pendant quinze ans dans le sol. Cette contamination avec du matériel génétiquement modifié est illégale. Les récentes contaminations dans plusieurs pays d'Europe y sont rapportées.
 
Source : www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=2679
 
6. Maintenons l'EUROPE sans OGM ! Investissons plutôt dans une Agriculture Durable
 
Un  compte-rendu de Lim Li Ching , nous informant qu'en 2004 des scientifiques indépendants, des politiciens et des agriculteurs se sont joints à un appel en faveur d'une Europe à l'abri des OGM et pour un soutien urgent à une agriculture durable et sans OGM. Sous l'égide de l' ISP = "Independent Science Panel" ou "Jury pour une science indépendante", une ONG constituée d'un ensemble de scientifiques impliqués dans de nombreuses disciplines et qui sont engagés dans la Promotion de la Science pour le Bien Public.
 
Source :   www.indsp.org/KeepGMoutFR.php
 
7.  Le plaidoyer en faveur d'un monde soutenable sans modification génétique (sans O.G.M.)
 
Un rapport de l' ISP été présenté à Londres le 10 Mai 2003 lors d'une Réunion publique à laquelle a participé le Ministre de l'Environnement du Royaume-Uni de l'époque, Michael Meacher et plus de 200 participants parmi lesquels de nombreux scientifiques provenant de sept pays différents exerçant dans les disciplines suivantes : l'agroécologie, l'agronomie, les bio-mathématiques, la botanique, la médecine chimique, l'écologie, l'histopathologie, l'écologie microbienne, la génétique moléculaire, la biochimie nutritionnelle, la physiologie, la toxicologie et la virologie. Ce rapport de 115 pages, rédigé à partir de 203 références bibliographiques, est maintenant disponible dans une version française.
 
Source : www.indsp.org
 
Vous trouverez dans ces documents de très nombreux éléments objectifs, scientifiquement prouvés, qu'il faut, à mon avis, mettre en avant dans un souci d'éducation populaire et d'information complète sur ce sujet des OGM.
 
Cette journée du 8 avril sera interprétée différemment dans les médias et dans la population, comme toute action publique : elle peut-être une occasion unique de communiquer autour des OGM: il faut dire la vérité écologique en ce qui concerne ces OGM de première génération que quelques groupes transnationaux veulent imposer, notamment en Europe, à notre agriculture et à tous les consommateurs que nous sommes. Il faut dire ce que nous savons des dangers potentiels, et des risques déjà démontrés, résultant d'une filière OGM intensivement développée dans notre agriculture et dans notre alimentation, et qui sera une source de pollution génétique irréversible pour les semences que nous souhaiterions "non-OGM" et pour la qualité notre environnement futur.
 
Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant
Courriel : jacques.hallard@wanadoo.fr
 

17.12.2005

Histoire d'OGM

Histoire d'OGM

 

Le 9 décembre dernier, le tribunal d'Orléans, arguant des risques liés à la culture d'OGM en plein champs, relaxait les faucheurs volontaires. Les décroisseurs berrichons exigeant l'application systématique du principe de précaution dans tous les domaines (nucléaire, nanotechnologies, etc.), se sont réjouis de cette décision. Remarquons toutefois que, concernant les OGM, le faisceau de preuves indiquant leur dangerosité est tellement important que nous pouvons nous demander s'il s'agit d'une précaution ou bien d'une pollution biologique avérée. Dans ce registre voici un article de l'Express qui nous a été envoyé par Florentino (merci à lui):

 

Australie: OGM abandonné suite à des maladies chez les souris

 

SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.

 

Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d'une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.

 

"La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.

 

L'institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l'expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.

 

Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l'alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n'ont pas montré de réaction immunitaire.

 

En revanche, les animaux dont l'alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s'explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.