15.04.2009

OGM et le reste

 

Guy Kastler.jpgPour information…

Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2652

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés... Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant. Entretien.

Guy Kastler, délégué général du Réseau semences paysannes, chargé de mission pour Nature et Progrès, membre de la Confédération paysanne et de la commission Biodiversité de Via Campesina, s’entretient avec Sophie Chapelle pour BastaMag, 11 mars 2009 [1]

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture ?

Elle travaille depuis une dizaine d’années, en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur l’augmentation de la production alimentaire des Etats membres. Ils justifient le recours à la mutagenèse par le besoin de trouver des plantes dès maintenant pour nourrir le monde.

En quoi consiste cette mutagenèse ?

Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important : par irradiations - bombardements au cobalt ou rayons gamma - ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine. C’est ce stress qui provoque une mutation de gènes aussi appelée « mutation incitée » par l’AIEA [2]. Pendant des années, le coût de cette technique aléatoire a freiné son développement. Après avoir soumis des milliers de cellules au stress mutagène, il fallait les multiplier en autant de plantes avant de savoir si cette mutation présentait un intérêt. La connaissance aujourd’hui du génome de la plante rend la méthode de la mutagénèse intéressante économiquement et industrialisable. A partir du moment où l’on a la séquence génétique complète d’une plante, on repère immédiatement dans la cellule si un gène a muté ou pas et si la mutation est intéressante. Une dizaine de multiplications suffisent ensuite pour obtenir les lignées recherchées. La mutation incitée est considérée comme une « méthode de sélection traditionnelle », une tradition pourtant bien récente. On ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées des plantes, au fil des millénaires et de leur co-évolution avec l’environnement [3].

La lutte contre les « simples » OGM est-elle déjà dépassée ? Où en est le rapport de force au niveau européen ?

La bagarre contre les OGM de première génération - OGM pesticides et/ou OGM résistants à un herbicide - n’est pas gagnée en Europe. Depuis 15 ans cependant, nous maintenons un rapport de force qui nous est favorable et qui est important pour les pays du Sud car il justifie leurs moratoires. Mais cela risque d’évoluer avec l’arrivée sur le marché des OGM de deuxième génération. Ces OGM sont dits « sécurisés » et « éco-compatibles » car ils sont censés garantir l’absence de risque pour l’environnement et la coexistence entre les cultures OGM et les autres cultures. Leur transgène deviendrait inactif avant la floraison ou la récolte, ou ne serait pas activé sans l’usage d’un produit chimique. Cela empêcherait toute contamination. Actuellement, ces OGM de deuxième génération font l’objet de recherches dans le cadre d’un programme appelé « Transcontainer » financé par la Commission européenne.

OGM de deuxième génération en préparation, plantes mutées déjà commercialisées... Que nous préparent encore les apprentis sorciers du 21ème siècle ?

Pendant longtemps, la biologie moléculaire a reposé sur l’idée qu’à un gène correspondait une protéine. Lorsque l’on modifiait un gène, on pensait ne modifier que la protéine. Ce dogme est totalement remis en cause aujourd’hui par la biologie synthétique. Aussi appelée biologie « systémique », elle porte sur la manière dont les gènes sont reliés entre eux. Les liens qui organisent les relations entre les gènes influeraient tout autant que les gènes eux-mêmes sur la présence et la nature des protéines. C’est ainsi que des chercheurs travaillent actuellement sur la combinaison de plusieurs gènes en vue de créer des plantes résistantes à la sécheresse. Mais ces recherches n’ont pas abouti pour le moment.

Dans la transgénèse, les gènes transférés sont déjà issus de synthèse chimique recopiant la séquence de gènes naturels. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie. On passe de l’insertion de gènes synthétiques dans des organismes vivants réels - les OGM - à la mise en réseau de ces gènes et à la fabrication de portions de génomes ou de génomes totalement synthétiques. Autrement dit, il est possible de fabriquer aujourd’hui des organismes vivants et reproductibles complètement nouveaux. Des laboratoires ont réussi à le faire avec des bactéries. Leur travail porte aujourd’hui sur les plantes. C’est là que réside le principal danger : la plante entière étant fabriquée par synthèse, les chercheurs n’ont plus besoin de graines vivantes mais seulement de leur séquence génétique numérisée dans un ordinateur.

Les banques de semences, qui conservent la biodiversité des plantes cultivées, risquent-elles d’être abandonnées au profit de semences « numériques » privatisées ?

C’est déjà le cas, notamment dans les pays du Sud. C’est la mission des Etats de préserver les ressources génétiques - animaux, microbes, plantes - et de les mettre à disposition de tous. Cette mission est d’autant plus essentielle dans les pays qui ont industrialisé leur agriculture que la biodiversité cultivée dans les champs a disparu. Cette mission est pourtant délaissée progressivement au prétexte de manque de crédits. Une partie des banques de gènes est aujourd’hui privatisée, avec un accès de plus en plus restreint pour l’agriculteur ou le jardiner. Toutes les firmes ont construit leurs propres banques de gènes grâce à leur accès facilité aux banques de semences publiques.

En France, le Bureau des ressources génétiques (BRG) a été absorbé par une Fondation de droit privé (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) ouverte aux fondateurs publics - INRA [4], CNRS, Muséum national d’histoire naturelle, CIRAD... - mais également privés [5]. Ceux-ci siègent d’office au Conseil d’administration où ils deviendront facilement majoritaires.

Sur l’île de Svalbard en Norvège, les fondations Bill Gates et Rockefeller ont financé une banque de gènes dans laquelle sont entreposés dans le froid plus de 4,5 millions d’échantillons de semences. L’accès à cette banque est réservé aux institutions contrôlées par les multinationales semencières. Ces semences ne seront pas ressemées : elles perdront rapidement toute leur capacité de germination. Même mortes, elles pourront livrer leurs séquences génétiques aux ordinateurs de l’industrie, convaincue de sa capacité à recréer un monde artificiel à partir de ces seules séquences. Un monde qui sera totalement fiché par la marque des droits de propriété industrielle sur les gènes. Mais l’industrie ne pourra jamais faire des plantes capables de s’adapter partout. Elle en fabriquera quelques-unes pour toute la planète, qui ne pousseront qu’avec davantage d’engrais chimiques et de pesticides. En agissant ainsi, elle remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir.

Comment éviter cette destruction du vivant ?

Créé en 2003, le Réseau Semences Paysannes s’est développé très rapidement avec l’apparition des OGM. Paysans et jardiniers ont pris conscience que s’ils ne voulaient pas avoir d’OGM, ils devaient s’emparer du travail de conservation, de sélection et de multiplication des semences. La première étape a donc été de se réapproprier les savoirs et les ressources génétiques pour les remettre dans les champs. Tout en continuant ce travail de réappropriation, nous sommes en train de passer à une deuxième étape. Face au risque de disparition de milliers de graines enfermées dans des banques, face à l’impossibilité de sélectionner des plantes saines à partir de semences commerciales modernes trafiquées - à cause de la perte de leur qualité nutritionnelle et du besoin d’engrais chimiques pour pousser - nous appelons à vider les banques de semences pour faire des maisons de la semence.

A quoi servent ces maisons de la semence ? Quel rôle peuvent jouer les simples citoyens ?

L’idée des maisons de la semence est que paysans et jardiniers s’y regroupent pour mettre leurs semences en commun et gèrent ensemble ce patrimoine. On ne peut pas chacun de son côté replanter chaque année 500 à 800 variétés de semences. Dans la mesure où l’Etat privatise cette mission de service public, la société civile doit s’en emparer en faisant reposer la gestion de ce patrimoine sur une organisation collective. Les paysans ont un rôle clair à jouer dans ce travail de culture. Les jardiniers amateurs sont aussi une composante essentielle. Ils ont préservé ces dernières années des milliers de variétés anciennes de potagères ou d’arbres fruitiers qui seront une bonne partie de l’alimentation de demain. Pour celles et ceux qui n’ont pas de terre, nous avons besoin d’une aide administrative mais aussi de personnes qui communiquent sur ce travail et lui donnent du sens. La société civile doit aussi nous aider à mobiliser les élus pour la reconnaissance des droits des paysans et des jardiniers à conserver, ressemer et échanger leurs semences. Des conseils municipaux ont déjà pris des délibérations pour cela.

Les lois actuelles empêchent donc les paysans de ressemer leur propre récolte ?

Le verrouillage juridique est de pire en pire. En France, les agriculteurs n’ont pas le droit d’échanger des semences. Ils ne peuvent plus ressemer une partie de leur récolte sans payer de royalties, c’est à dire une redevance aux semenciers. On parle de « contribution volontaire obligatoire » pour le blé tendre. C’est un système qui pourrait être étendu à toutes les espèces. On a encore le droit aujourd’hui d’échanger des semences qui ne sont pas inscrites au catalogue à titre payant ou gratuit si c’est pour une exploitation non commerciale. On peut par exemple vendre une semence à un jardinier amateur car il va consommer sa propre récolte et ne pas la vendre sur un marché. Mais cette dernière marge de manœuvre risque aussi de disparaître avec une réforme actuelle des règlements européens. Pourtant, le Parlement a ratifié un traité, le TIRPAA [6], qui reconnaît les droits des paysans à ressemer, échanger et vendre leurs semences. Mais le gouvernement n’applique pas ce traité et une campagne citoyenne est aujourd’hui indispensable pour la reconnaissance de ces droits.

Ces alternatives ont-elles des équivalents en Europe ?

Des réseaux ressemblent beaucoup aux nôtres en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Autriche. La mobilisation citoyenne en Europe sur le thème des semences prend de l’ampleur et accompagne très souvent les luttes anti-OGM. Nous avons du retard sur les pays du Sud où la conservation de la biodiversité est le premier acte de l’agriculture vivrière. Tous ces paysans conservent et échangent leurs semences. Leur mobilisation aujourd’hui est extrêmement importante à la fois contre les lois européennes qui s’imposent à l’ensemble de la planète, et contre les Ogm pour protéger leurs semences des contaminations. Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud.

[1] Une première version de cette publication contenait une erreur dans l’attribution de cet entretien. Nous prions nos lecteurs et Mme Sophie Chapelle de bien vouloir nous en excuser.

[2] « Les scientifiques de l’AIEA utilisent les rayonnements pour produire des plantes améliorées à rendement élevé qui soient capables de s’adapter à des conditions climatiques difficiles comme la sécheresse ou les inondations, ou de résister à certaines maladies et insectes ravageurs. L’induction de mutations, c’est le nom de la technique, est sûre, éprouvée et rentable. Elle est utilisée depuis les années 20 », communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008, « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire ».

[3] « Je comprends que les gens se méfient de ces technologies mais, pour ce qui nous concerne, il faut bien comprendre que, dans la sélection des plantes, nous ne produisons rien qui ne soit produit par la nature elle-même. Aucun rayonnement résiduel ne subsiste dans une plante après l’induction de mutation », Pierre Lagoda Division mixte FAO/AIEA.

[4] Institut public de recherche agronomique

[5] France génétique élevage pour les éleveurs, Limagrain ou Oleosem pour les semenciers, L’Oréal ou LVMH pour les cosmétiques, Total pour l’énergie ou encore le Medef, pour n’en citer que quelques-uns, font partie du Conseil d’orientation stratégique de la fondation aux côtés de structures publiques ou d’associations de défense de l’environnement.

[6] Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture

22.09.2006

Histoire d'OGM

medium_OGM.4.jpgDES MILLIERS DE MOUTONS EMPOISONNÉS PAR DU COTON OGM

Des récentes études sur la culture du coton génétiquement modifié ont soulevé de nouvelles inquiétudes quant à son innocuité tant dans l'alimentation que dans l'habillement. 
Que les OGM soient dangereux ça on le savait déjà, mais l’intérêt de ce petit article c’est de faire bien apparaître que ceux-ci ne sont pas seulement nuisibles lorsqu’on les ingère ! ( SOURCE :Bio Frais)
Rédigé par driss ouahmani le Vendredi 22 Septembre 2006 - 09:04 modifié le Vendredi 22 Septembre 2006 - 09:06
En Nouvelle-Zélande, un rapport préliminaire publié à la fin du mois d'avril a montré que des milliers de moutons sont morts après avoir brouté des terres sur lesquelles du coton OGM avait été cultivé. Les moutons et les boucs ont commencé à mourir après sept jours de pâture continue de feuilles tendres et de cosses de coton Bt (Bacillus thuringiensis) qui restaient dans les champs après la cueillette.

En décembre 2005, une étude avait montré que les cueilleurs de coton OGM présentaient de graves réactions dermatologiques avec des démangeaisons et des cloques laissant une décoloration de la peau qui perdurait après cinq mois . L'Association médicale britannique avait déjà signalé que les OGM pouvaient présenter certains risques parmi lesquels la résistance aux traitements contre les maladies sexuellement transmissibles due à l'utilisation de protections périodiques en coton OGM.

Les OGM peuvent aussi faire mourir de désespoir... : les cultures de coton OGM ont été suspendues en Inde à la suite de nombreux suicides de personnes endettées pour payer ce coton très coûteux. Cette réalité à poussé le Comité indien d'approbation de génie génétique (GEAC) à admettre, après trois ans de pratique, que la culture des cotons Mech-184 Bt, Mech-162 Bt et Mech-12 Bt de Mahyco-Monsanto était un échec.

Source : GE Free NZ, 9 mai 2006

NEXUS n°46 septembre-octobre 2006 : REGARD SUR LE MONDE, p.8

via SOS planète

 

15:58 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie

02.09.2006

Biogemma cède !

medium_OGM.3.jpgVoici une nouvelle qui fait plaisir ! Les faucheurs d’OGM n’auront pas œuvré pour rien.

Biogemma arrête les essais d’OGM en plein champ en France


( Publié le 01/09/2006 à : 10H 06 min )

Compte tenu du contexte de fauchage des cultures OGM en France, la société Biogemma ne poursuivra pas l'an prochain ses essais en plein champ sur le territoire hexagonal.

Pour la direction de l'entreprise européenne de recherche en biotechnologie végétale, cette décision est la conséquence du manque de courage des dirigeants français sur le dossier OGM et de la poursuite des actions des faucheurs volontaires.

« 12 détruits à ce jour, c'est catastrophique »

Depuis sa création, Biogemma « n'a cessé de réduire le nombre d'essais en plein champ et cette année on atteint le fond avec seulement 18 essais dont 12 détruits à ce jour, c'est catastrophique », regrette Michel Debrand, président-directeur général de la société. Ce dernier entend « tirer les conséquences » de ce climat hostile aux OGM.

Biogemma abandonne donc son territoire d'origine et entend se tourner davantage vers l'étranger, comme l'explique Michel Debrand : « On a passé un partenariat avec la société indienne Avesthagen, et on regarde aussi vers les Etats-Unis. »

Source : Agra Presse

Trouvé sur le site http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/france-local/a...

26.08.2006

Grain

medium_OGM.2.jpgNouveautés de GRAIN

Août 2006

http://www.grain.org/nfg/?id=429

DES MONOCULTURES DURABLES? NON MERCI!

GRAIN publie aujourd'hui en français le rapport "Une monoculture durable? Non merci!", qui jette un regard critique sur les initiatives prises par des entreprises privées pour promouvoir les monocultures durables. Le rapport attire l'attention sur une nouvelle tendance inquiétante d' ONG et de groupes d'agriculteurs qui participent à la mascarade écologique ("greenwashing") de l'industrie.

 

- En Asie du sud-est, les membres de la " Table ronde sur l'huile de palme durable " étaient des planteurs de palmiers à huile, des transformateurs, des détaillants et des investisseurs, ainsi qu'un petit nombre d'ONG régionales et internationales. Et bien que les conséquences de l'huile de palme sur les communautés et sur l'environnement soient épouvantables, les critères retenus lors de cette table ronde sur le comportement environnemental et social sont si faibles que rien ne va vraiment changer. De plus, les communautés locales qui sont les premières à être affectées par l'huile de palme n'ont pas voix au chapitre dans cette table ronde.

 

- Dans le même temps, en Amérique latine, une initiative similaire a été mise en place sous le nom de "Soja durable", et là encore, on voudrait faire rentrer les monocultures de soja dans une catégorie durable. La réaction de la société civile et des organisations paysannes a été si virulente que cette résistance populaire a obligé l'industrie à évacuer le "soja durable", mais pour que la même initiative réémerge quelques mois plus tard sous l'étiquette de "soja responsable".

 

Il est totalement erroné de penser que la monoculture d'une plante cultivée peut être durable. De par sa nature même, ce modèle agricole est dépendant de grosses quantités d'engrais et de pesticides, il requiert de vastes étendues de terre, une mécanisation lourde, des investissements externes qui doivent être remboursés et de plus, il entraîne la totale aliénation des communautés paysannes et autochtones locales.

 

Les organisations locales s'élèvent contre ces tentatives d'utiliser la "durabilité"  comme un écran de fumée pour que l'agrobusiness continue l'exploitation, le pillage et la destruction de leurs terres. Ils ont clairement montré que si un projet ne se fait pas dès le départ avec la participation active des communautés locales, en respectant leurs propres formes d'organisation, il est absurde d'imaginer un résultat "durable".

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GRAIN, Des monocultures durales? Non merci! "A contre-courant", Août 2006, www.grain.org/articles/?id=18



 

05.07.2006

Oui les OGM sont dangereux...

medium_OGM.jpgOui les OGM sont dangereux...

pour la liberté de la presse ! »

    En plein préparatif pour le départ vers les Etats Généraux de La Décroissance Equitable qui débutent après demain à Saint Nolff, voici, entre deux bagages, ce communiqué daté du 27 juin 2006, signé par un collectif de syndicats (CGT - CFDT - SNJ - SJAFO)de FR3 Centre (Acrimed) qui traite des récentes auditions menées par la police dans le cadre des fauchages d’OGM. (voir notamment dans la presse les deux articles suivants : article 1 et article 2 .)

 

Je profite de cette occasion pour préciser que, cet été, bien décidé à profiter des amis, de la famille, de la nature, du temps qui passe, bref de la Vie, et en l’absence d’un ordinateur muni d’une connexion Internet, il y aura vraisemblablement beaucoup moins d’articles, de brèves, de notes… qu’à l’accoutumé.

 

Néanmoins n’hésitez pas à me contacter et à me faire part de vos remarques pendant cette période.

  

En attendant : Tous à saint Nolff !

 

 Mozi

 

Mise en ligne : 30 juin 2006

 

    Les faucheurs qui s'attaquent aux champs d'OGM ne sont plus les seuls à risquer des poursuites judiciaires. Les journalistes qui traitent ce sujet peuvent aussi être inquiétés. Plusieurs journalistes de la station France 3 Centre à Orléans font actuellement l'objet de ce qui ressemble bien à une tentative d'intimidation de la part du Ministère public.

 

     Les 15 et 16 mai s'est déroulé le procès en appel des faucheurs du Loiret à Orléans. Les éditions de France 3 en ont fait un compte-rendu le plus exhaustif possible en soulignant la différence de qualité par rapport au procès en première instance quelques mois plus tôt devant le tribunal correctionnel.

 

     Le compte-rendu relatait notamment la façon dont le président de la cour d'appel avait mené les débats, coupant régulièrement la parole aux prévenus et commettant quelques erreurs de compréhension au sujet de la propagation des OGM.

 

     Des faits qui ont apparemment déplu aux magistrats. Au lendemain du procès des policiers se sont présentés à la station pour obtenir la copie des journaux concernés.

 

     Ils agissaient dans le cadre d'une enquête préliminaire à la demande du procureur d'Orléans qui a ouvert des poursuites pour « discrédit public jeté sur une procédure judiciaire », article 434/25 et 434/44 du code pénal passible de 6 mois de prison.

 

     Dans les jours qui suivent les magistrats de la cour d'appel envoient une motion à la rédaction nous appelant à plus d'impartialité dans le traitement des procès. Puis une réclamation est posée devant le CSA. Enfin le 23 juin dernier le rédacteur en chef de France 3 Centre et le journaliste qui a suivi le procès sont auditionnés par la police judiciaire. On leur demande de « commenter » l'ensemble de ce qui a été dit à l'antenne. Puis l'interrogatoire porte sur les quelques passages relatant la façon dont le président a mené les débats. Les policiers demandent au journaliste s'il pense avoir fait son travail de manière impartiale, s'il pense être de parti pris.

 

     Après la police, c'est ensuite la gendarmerie qui entre en jeu le 26 juin. Elle convoque une autre journaliste de France 3 Centre qui, elle, a couvert une nouvelle action de fauchage. On lui demande cette fois de citer ses sources.

 

     Trois auditions en quelques jours. Trois auditions qui se sont visiblement déroulées en urgence à la veille de l'arrêt de la cour d'appel le 27 juin sur le procès en appel des faucheurs.

 

     Difficile d'y voir autre chose qu'une volonté de faire pression sur les journalistes pour s'assurer cette fois un compte-rendu conforme aux attentes du ministère public. Face à ces atteintes à la liberté de la presse, les journalistes de France 3 ne se laisseront pas intimider et sauront se mobiliser si cette affaire va plus loin.

 

    Pour la CGT : Patrick Dehais - Pour la CFDT : Pierre Bouchenot - Pour le SNJ : Olivier Gadeau - Pour le SJA-FO : Brigitte Rivoire

Source : acrimed | action critique médias
 
http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=2399

21.05.2006

OGM: Feu vert !

OGM: 17 programmes de recherche autorisés par le gouvernement
 
Ainsi se finit donc la grande consultation publique lancée par notre gouvernement le 14 Avril 2006 : le gouvernement autorise les 17 programmes de recherche (c’est-à-dire tous !) demandés par les entreprises Biogemma, Librophyt, Meristem, Monsanto, Pioneer et Syngenta concernant des « expérimentations de recherche ou de développement » (Comme il est possible de le lire dans le communiqué ministériel daté du 12 avril.) 

Le plus choquant dans cette affaire ce n’est pas la nième confirmation du fait que la science se mette à sortir des laboratoires et tende à ne considérer le monde que comme un vaste laboratoire dans lequel il est possible de disséminer volontairement du maïs génétiquement modifié. Non, ce qui nous choque ici, c’est la manière dont cette décision, prise d’avance, est imposée de force à la population !

 
Tout sonne faux dans cette propagande. Des le début, le communiqué annonçant la consultation empeste la manipulation. On peut par exemple y lire que « les expérimentations au champ d'OGM permettent à la recherche de progresser dans les domaines agronomiques, de l'écologie et aussi du traitement de certaines maladies humaines (mucoviscidose) ». Une nouvelle fois on joue sur nos sentiments. Qui pourrait en effet s’opposer à ce qu’on vienne en aide aux malheureux atteint de mucoviscidose ? Sur ce sujet une précision nous est apporté par une  dépêche de l'AFP dans  laquelle on apprend qu’effectivement deux [des 17 programmes ] permettent de poursuivre  des recherches sur des plantes productrices de molécules (pharmacie, chimie fine). Nul doute que parmi ces molécules, figure en bonne place la lipase gastrique destinée à améliorer la vie de ces malheureux atteints de mucoviscidose.
 
Devant cette belle preuve de philanthropie nous nous contenterons timidement de rappeler que les PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) ne sont nullement nécessaire à la fabrication de toute ces molécules. La lipase gastrique, par exemple peut être d’ors et déjà obtenue aujourd’hui à partir de tissus animal. L’objectif recherchée par les susnommées entreprises est ici de diminuer les coûts de productions de tels molécules, non de les fabriquer. C’est bien de la recherche de profit dont il est question, non le bien être des malades. !
 

La grande consultation nationale sur les OGM n’est qu’une vaste farce ! Outre cette tentative, un peu gauche, de rallier à sa cause le bon citoyen altruiste en instrumentalisant la souffrance des malades, le gouvernement, non content des résultats de cette consultation à l’issue de l’échéance initialement fixée du 28 avril, avait alors décidé de prolonger celle-ci d’une semaine. On a pu lire en effet que « la consultation, lancée sur le site du ministère de l'Agriculture du 14 au 28 avril a dû être prolongée jusqu'au 5 mai, en raison d'une "offensive" des anti-OGM, déplore-t-on de source proche du ministère."Beaucoup se sont mobilisés et ont envoyé sur le site des pétitions anti-OGM. On a dû prolonger la consultation pour la rendre accessible à un plus grand nombre", ajoute-t-on » (voir l'article de reuters  ici  ) Qui est cette source proche du ministère ? Nous ne saurons certainement jamais. Convenons cependant que s’il était bien sûr sein et normal que les partisans pro comme anti OGM puissent s’exprimer sur ce sujet, la décision de prolonger au dernier moment la consultation est en revanche curieuse voire maladroite…


Mais de toute façon à quoi s’attendait le gouvernement ? Avec la majorité de la population, hostile aux OGM (74 % des français souhaitent que l’on interdise la culture d’OGM selon un sondage BVA réalisé les 27-28 janvier), il n’était guère raisonnable d’espérer que le résultat de la consultation lui soit favorable (D’autant que les deux autres consultations du même type en 2004 et 2006 avaient en effet déjà exprimées un refus massif aux OGM ! Voir  ici ).

Plutôt que de communiquer le résultat de cette nouvelle consultation (dont on connaît par avance le résultat) nous comprenons que le gouvernement décide de rendre son verdict au moment même où les 49 faucheurs volontaires d’OGM, jugés à Orléans, encourent des peines allant jusqu’à 4 mois de prison ferme, soit encore juste quelques jours après la mise en garde à vue du porte-parole du réseau « sortir du nucléaire » Stéphane Lhomme (voir notre note sur ce sujet.)  ? Bien sûr ! Cette habile manœuvre cherche à éviter l’écueil d’une consultation défavorable tout en profitant d’un contexte où les mouvements syndicaux et associatifs sont plus ou moins muselés de part les fortes pressions subies. En bons joueurs que nous sommes notre unique commentaire sera donc : bien joué !

La dépêche de l’AFP qui annonce la décision du gouvernement est le point d’orgue de cette vaste manipulation. Celle-ci offre un bon condensé de toute la désinformation dont est victime la population. Après nous avoir rassuré sur le processus démocratique mis en œuvre : « ces autorisations ont fait l'objet d'une consultation publique », l’article se poursuit en précisant que « sur les 17 programmes -regroupés en dix autorisations pour des raisons de contrôle et de simplification administrative-, deux permettent de poursuivre des recherches sur des plantes productrices de molécules (pharmacie, chimie fine), deux portent sur le fonctionnement de la plante (économie d'eau, "précocité de floraison"), trois doivent permettre une utilisation d'herbicides moins nocifs pour l'environnement tandis que les dix derniers portent sur des plantes résistantes à des insectes et visent donc à limiter l’utilisation d’insecticides. ». Nous voici donc également rassurés sur les intentions de ces entreprises privés. Ces dernières souhaitent tout simplement économiser de l’eau et limiter l’utilisation d’insecticides.


Nous ne voudrions pas venir jouer les troubles fêtes dans ce tableau idyllique. Mais quelqu’un peut-il nous dire dans quelle catégorie on doit ranger le maïs transgénique de Monsanto tolérant au Roundup 
? L’exemple de l’Amérique du Sud nous a en effet enseigné que son utilisation se traduisait par un usage plus important de Roundup (voir le dernier numéro de l’Ecologiste). Celui-ci est-il devenu par un tour de passe-passe un de ces « herbicides moins nocifs pour l'environnement » ? Et enfin où sont les tests sanitaires assurant l’innocuité des ces OGM sur le long terme en terme d’alimentation humaine ou animal ? Des plantes capables de fabriquer par elle-même des insecticides devraient pour le moins faire l'objet d’expertises sérieuses quant à leur toxicité !

Non ! Décidément trop c’est trop ! Cette mascarade ne nous convainc pas ! Nous ne sommes pas dupes ! Ce ne seront ni ces manipulations grossières ni les pressions qui entameront notre détermination. Au contraire, ces basses manœuvres ne font que nous renforcer dans nos idées ! Réclamons haut et fort l’arrêt des recherches sur les OGM qui ne font que servir l’intérêts économiques d’un minorité au dépend de l’humanité tout entière ! Ne laissons pas l’avenir de nos enfants aux mains des multinationales !

Un décroisseur berrichon mécontent

27.04.2006

OGM Urgent !

OGM Urgent !

La "grande consultation public" sur les OGM prend fin demain ! Si vous ne vous etes toujours pas exprimés sur ce sujet il ne vous reste donc qu'une journée !! Voici le courriel qui nous a alerté (merci à Florentino !):

Bonjour!

Saviez-vous que le gouvernement avait mis en place une grande consultation du public sur la question des OGM ? Non ? Et bien ça n'est pas vraiment étonnant, vu que pour y accéder il faut le savoir, et le vouloir !

Voici la démarche à suivre :

1. Allez sur le site : http://www.ogm.gouv.fr/
2. Aller ensuite dans "Expérimentations en France" (Dans la colonne de gauche)
3. Cliquez sur le lien "consultation du public" (Pas facile à trouver, non ?)
4. Repérez l'adresse email : BRAB.SDRRCC.DGAL@agriculture.gouv.fr

Pour envoyer votre avis, dépêchez-vous ! Cette consultation n'a lieu que du 14 au 28 avril 2006 ! Juste pour votre information, la même démarche de consultation avait eu lieu en 2005 n'avait obtenue que 800 réponses. J'imagine mal comment après cela le gouvernement peut encore prétendre s'intéresser à l'avis des citoyens. Mais après tout, est-ce vraiment important ?

Voici ce que je leur ai envoyé ... vous pouvez vous en servir comme modèle ou copié/collé ...

      Citation:
      M. **** ******
      adresse
      email

      Bonjour,

      Même si je m'étais déjà exprimer auprès de mon député sur les nouveaux
programmes de recherche sur les OGM, je vous transmet à vous aussi mon avis
d'eco-citoyen.
      La directive européenne 2001/18/CE relative à la dissémination des OGM
dans l'environnement et l'alimentation va prochainement être transposée en
droit français. Cette directive ne créé pas les conditions permettant une
protection optimale des milieux. La séparation stricte des filières bute sur
un certain nombre de contradictions qui rendent la coexistence entre
cultures OGM et non-OGM impossible à mettre en oeuvre. Pire, la loi
française risque de ne pas identifier précisément les principaux
responsables des pollutions génétiques.
      Je pense donc que ces programmes sont préjudiciables et risquent de
nuire à une volonté de privilégier la qualité au productivisme agricole.
      Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'_expression de mes salutations les
plus sincères.

Je me suis grandement aidé du doc des "Amis de la Terre" pour rédiger ce
mail ... rendons à César ce qui lui appartient ...

Faites passer le message autour de vous!

06.04.2006

OGM

Le 8 avril 2006 a lieu la "Journée Internationale d'Opposition Collective aux OGM".

On parle des OGM en ce moment au Parlement. Nos députés et nos sénateurs travaillent ces mois-ci à la transposition en droit français de la Directive Européenne de 2001 sur la dissémination volontaire des OGM dans l'environnement. C'est un sujet très préoccupant : les OGM menacent notre liberté de choisir à terme nos aliments et de protéger notre santé. C'est le modèle agricole actuel de l'Europe de l'Ouest, condamné à terme,  qu'il faut revoir rapidement afin de réagir vite face « à l'avancée du Titanic vers l'iceberg" [clin d'œil au « Syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot] : notamment l'impasse sanitaire avec des concentrations de résidus de pesticides dans notre nourriture et les incidences graves, indiscutables pour la santé publique. Voir notamment "L'Appel de Paris" du Professeur Belpomme (Voir : appel.artac.info/ ) , la thèse de Geneviève Barbier et les contributions d'André Cicolella et autres( sciencescitoyennes.org/auteur.php3?id_auteur=10)  Rappelez-vous aussi d'une note "Quand OGM et pesticides conjuguent leurs effets néfastes sur notre santé" que l'on peut retrouver sur ce site : yonne.lautre.net/article.php3?id_article=1119

Pour réviser nos savoirs sur les OGM, nous pouvons aussi, parmi beaucoup de sources disponibles, aller consulter quelques rapports récents sur les OGM en allant sur le site suivant :www.apreis.org/index_vf.html   

Sur le bandeau à fond noir : allez à Actualités puis taper sur " En avant première sur la première ligne des actualités.

1. Des études scientifiques dans plusieurs pays confirment ce que maints agriculteurs avaient constaté : les OGM sont inefficaces contre les insectes nuisibles, nocives pour la santé et à la biodiversité, un frein aux rendements, entraînant la résistance de certains insectes parasites.
Des scientifiques confirment les échecs des plantes Bt transgéniques ou génétiquement modifiées.

Dr. Mae-Wan Ho Traduction & compléments : Jacques Hallard
Le Dr. Mae-Wan Ho nous informe que des études scientifiques en provenance d'Inde, de Chine, des Etats-Unis, d'Australie et du Canada notamment, apportent la confirmation de ce que beaucoup d'agriculteurs avaient déjà constaté depuis des années. Les agriculteurs furent les premiers à faire ces constats. La résistance aux plantes Bt est apparue aux Etats-Unis et en Australie. Le maïs Bt est plus ligneux : un impact sur la digestibilité par le bétail ; il abaisse également le taux de décomposition du matériel végétal, ce qui va affecter le recyclage des éléments nutritifs, les communautés microbiennes du sol et l'équilibre du carbone dans le sol. Des impacts nombreux et bien documentés sur la biodiversité et sur la santé.
 
2. Environ 2/3 de toutes les protéines transgéniques ont des similitudes avec des allergènes connus. Il y a de bonnes raisons de s'en inquiéter


Les protéines transgéniques seraient allergéniques.


Mae-Wan Ho, Arpad Pusztai, Susan Bardocz, Joe Cummins
Traduction et compléments : Jacques Hallard
 
3. Des données sur les échecs des plantes génétiquement modifiées les plus répandues dans les cultures.


"Roundup Ready", soja tolérant à l'herbicide glyphosate,mort subite, mauvaises herbes devenues résistantes, allergènes

Dr. Mae-Wan Ho & Prof. Joe Cummins Traduction et compléments : Jacques Hallard


4. Les pois transgéniques qui rendent les souris malades
 
De sérieuses réactions immunitaires à une protéine transgénique ont été observées au niveau des poumons chez des souris expérimentales nourries avec de la farine d'un pois transgénique créé pour présenter une résistance à un bruche qui ravage les gousses et les graines chez cette espèce. Des chercheurs australiens ont constaté que la protéine transgénique d'un pois génétiquement modifié pour lui conférer une résistance à la bruche, avait été transformée de manière différente [par rapport à la protéine originale] et qu'elle avait provoqué des réactions immunitaires chez les animaux de laboratoire. Ces réactions ne se produisaient pas avec la protéine d'origine, issue du haricot. De plus, la protéine transgénique a favorisé une forte réponse d'anticorps spécifiques de l'ovalbumine, la protéine du blanc d'œuf couramment consommée et normalement inoffensive !
 
Source : yonne.lautre.net/article.php3?id_article=1503
 
5. OGM - Multiplication des contaminations - Coexistence impossible
Les contaminations par les Organismes Génétiquement Modifiés se multiplient et la co-existence entre la filière OGM, d'une part, et les filières biologique et conventionnelle, d'autre part, n'est pas possible.
Des plantes transgéniques, non encore expérimentées ni testées, se sont échappées des laboratoires, même au Royaume-Uni où les plantes cultivées génétiquement modifiées ne sont pas implantées commercialement, d'après Rhea Gala. Des plantes rescapées qui sont devenues tolérantes à un herbicide. La contamination par les transgènes persiste au moins pendant quinze ans dans le sol. Cette contamination avec du matériel génétiquement modifié est illégale. Les récentes contaminations dans plusieurs pays d'Europe y sont rapportées.
 
Source : www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=2679
 
6. Maintenons l'EUROPE sans OGM ! Investissons plutôt dans une Agriculture Durable
 
Un  compte-rendu de Lim Li Ching , nous informant qu'en 2004 des scientifiques indépendants, des politiciens et des agriculteurs se sont joints à un appel en faveur d'une Europe à l'abri des OGM et pour un soutien urgent à une agriculture durable et sans OGM. Sous l'égide de l' ISP = "Independent Science Panel" ou "Jury pour une science indépendante", une ONG constituée d'un ensemble de scientifiques impliqués dans de nombreuses disciplines et qui sont engagés dans la Promotion de la Science pour le Bien Public.
 
Source :   www.indsp.org/KeepGMoutFR.php
 
7.  Le plaidoyer en faveur d'un monde soutenable sans modification génétique (sans O.G.M.)
 
Un rapport de l' ISP été présenté à Londres le 10 Mai 2003 lors d'une Réunion publique à laquelle a participé le Ministre de l'Environnement du Royaume-Uni de l'époque, Michael Meacher et plus de 200 participants parmi lesquels de nombreux scientifiques provenant de sept pays différents exerçant dans les disciplines suivantes : l'agroécologie, l'agronomie, les bio-mathématiques, la botanique, la médecine chimique, l'écologie, l'histopathologie, l'écologie microbienne, la génétique moléculaire, la biochimie nutritionnelle, la physiologie, la toxicologie et la virologie. Ce rapport de 115 pages, rédigé à partir de 203 références bibliographiques, est maintenant disponible dans une version française.
 
Source : www.indsp.org
 
Vous trouverez dans ces documents de très nombreux éléments objectifs, scientifiquement prouvés, qu'il faut, à mon avis, mettre en avant dans un souci d'éducation populaire et d'information complète sur ce sujet des OGM.
 
Cette journée du 8 avril sera interprétée différemment dans les médias et dans la population, comme toute action publique : elle peut-être une occasion unique de communiquer autour des OGM: il faut dire la vérité écologique en ce qui concerne ces OGM de première génération que quelques groupes transnationaux veulent imposer, notamment en Europe, à notre agriculture et à tous les consommateurs que nous sommes. Il faut dire ce que nous savons des dangers potentiels, et des risques déjà démontrés, résultant d'une filière OGM intensivement développée dans notre agriculture et dans notre alimentation, et qui sera une source de pollution génétique irréversible pour les semences que nous souhaiterions "non-OGM" et pour la qualité notre environnement futur.
 
Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant
Courriel : jacques.hallard@wanadoo.fr
 

17.12.2005

Histoire d'OGM

Histoire d'OGM

 

Le 9 décembre dernier, le tribunal d'Orléans, arguant des risques liés à la culture d'OGM en plein champs, relaxait les faucheurs volontaires. Les décroisseurs berrichons exigeant l'application systématique du principe de précaution dans tous les domaines (nucléaire, nanotechnologies, etc.), se sont réjouis de cette décision. Remarquons toutefois que, concernant les OGM, le faisceau de preuves indiquant leur dangerosité est tellement important que nous pouvons nous demander s'il s'agit d'une précaution ou bien d'une pollution biologique avérée. Dans ce registre voici un article de l'Express qui nous a été envoyé par Florentino (merci à lui):

 

Australie: OGM abandonné suite à des maladies chez les souris

 

SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.

 

Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d'une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.

 

"La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.

 

L'institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l'expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.

 

Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l'alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n'ont pas montré de réaction immunitaire.

 

En revanche, les animaux dont l'alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s'explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.