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03/04/2015

Le café décroissant

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Le prochain café décroissant aura lieu vendredi 10 avril, à 21 heures au Guillotin. Nous recevrons Gwen, doctorant en sociologie et membre du collectif de La Gazette de Gouzy (voir par ici) qui animera une soirée consacrée au thème suivant :

 

Comment le système réussit à dissoudre la critique radicale

 

Présentation : L'heure est à LA transition écologique. A ceux qui affirment que l'enjeu est de réussir LA transition écologique, d'autres répondent avec force qu'elle serait déjà en marche. « LA prochaine révolution a déjà commencé » entend-t-on des tenants d'une écologie radicale jusqu'à certains mouvements entrepreneuriaux. Que ce soit en matière d'énergie, de politique, d'économie, d'information, de culture… partout des initiatives silencieuses, mais non moins efficaces, fleuriraient. Certains ont même tenté de chiffrer cette grande « mutation » en cours : les individus engagés dans l'adoption de valeurs et modes de vie radicalement différents des valeurs dominantes composeraient jusqu'à 30 % des populations des pays du Nord. Pourtant, pour les mouvements entrepreneuriaux engagés dans LA transition, il ne s'agit aucunement de remettre en question l'accumulation illimitée de richesses au cœur même du capitalisme. L'apparente unité de LA transition apparaît alors illusoire.

 

Pourquoi certains mouvements entrepreneuriaux défendent-ils l'idée d'une transition au singulier ? Et quels effets cela exerce-t-il sur la critique radicale ?

 

N'y a-t-il pas une forme de naïveté lorsque la critique radicale s’abstient de parler de transitionS au pluriel ? Cela ne permettrait-il pas pourtant de mettre à jour la lutte en cours autour de la définition d'un (autre) modèle de société ?

 

En parlant de LA transition, le système n'a-t-il pas déjà réussi à rendre inaudible, voire à dissoudre, toute critique radicale ?

 

 

Par ailleurs, à noter sur vos agendas que la date du  29 mai, avec Clément, a été confirmée.

 

 

Le vendredi 29 mai, avec Clément Homs, présentation du dernier livre de Lohoff & Trenkle :

 

 

« La Grande dévalorisation ».

 

 

(Voir par ici pour une présentation en images : https://www.youtube.com/watch?v=l4LTQ7a1Rng)

17/03/2015

Le Café des croissants

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Le prochain café décroissant aura lieu vendredi 27 mars, à 21 heures au Guillotin. Nous débattrons autour de ce thème :

  « Paris climat »,

un échec annoncé ?

 Qu'en attendre ?

Comment résister ?

 

Présentation : En décembre prochain, Paris accueillera la conférence des Nations unies sur le climat. Ce sommet est déjà présenté comme celui « de la dernière chance ». Un de plus. On y répétera que la destruction des écosystèmes s'accélère. Que la maison brûle. Qu'il faut arrêter de regarder ailleurs. Et on récitera les vaines incantations habituelles : face à la montée du mercure, il faudrait rendre le développement « durable », la croissance « verte », investir dans la « transition énergétique » pour poursuivre l'expansion, ouvrir de nouveaux marchés, déployer de nouvelles technologies.

 

 Ce programme, cela fait quarante ans qu'il échoue lamentablement. Les promesses de « découplage » du PIB et des émissions de gaz à effet de serre, elles ne se sont pas réalisées. De multiples rapports documentent l'emballement actuel du réchauffement climatique et de la dilapidation des ressources naturelles. Il n'est plus temps de se fourvoyer dans l'impasse du développement durable. On ne pourra lutter contre le réchauffement climatique qu'en remettant radicalement en cause la trajectoire prise en deux siècles de développement industriel nourri aux énergies fossiles. L'écologie n'est pas un levier de croissance, elle est subversive, antiproductiviste et ne peut se concilier avec les intérêts du Medef.

 

 Alors, face à l'échec annoncé de Paris Climat, que pouvons-nous faire ? Comment résister aux orientations mortifères du développement durable ? Comment nous mobiliser et diffuser les idées de la décroissance dans l'espace public ?

 

 Par ailleurs, à noter sur vos agendas les prochains cafés se tiendront :

 

 Le vendredi 10 avril avec Gwen :

 

 « Comment le système réussit à dissoudre la critique radicale ».

 

 Le vendredi 29 mai (date encore à confirmer mais ça devrait être bon…) avec Clément qui présentera le dernier livre Lohoff & Trenkle :

 

 « La Grande dévalorisation ».

 

 (Voir par ici pour une présentation en images : https://www.youtube.com/watch?v=l4LTQ7a1Rng)

 En espérant vous rencontrer à ces occasions,

 

 

30/01/2015

Le café des croissants

 

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Le prochain café décroissant se déroulera le mardi 10 février, à 2Oh et au Guillotin. Nous recevrons le sociologue Aurélien Berlan qui nous présentera son essai, paru en 2012 aux éditions La Découverte, intitulé :

"La fabrique des derniers hommes

Retour sur le présent avec Tönnies, Simmel et Weber"

 

Présentation : Quelles forces dirigent le monde ? Dans quelle(s) direction(s) nous poussent-elles ?

Au delà des institutions politiques et des partis, qui ne proposent finalement que "l'alternance unique", selon le mot de J-C Michéa, il est des puissances révolutionnaires bien plus profondes qui impriment une direction bien particulière au monde. Ainsi en est-il de la dynamique capitaliste, de l'Etat moderne, mais aussi de la technoscience qui bouleversent sans cesse notre quotidien.

A l'aube de notre époque, certains intellectuels, à la pointe de la réflexion sur les maux de l'âge industriel, ont su saisir sur le vif ces puissances émergentes. Ces "pères fondateurs de la sociologie allemande", à savoir Ferdinand Tönnies (1855-1936), Georg Simmel (1858-1918) et Max Weber (1864-1920), nous ont ainsi offert des clefs d'interprétations qui permettent, aujourd'hui encore, de dresser une critique "anticapitaliste" radicale.

Chacun de ces "pères fondateurs" a su en effet mettre en évidence différents aspects des nouveaux rapports sociaux engendrés par le développement de ces puissances inédites: Tönnies donne ainsi une analyse fondatrice de la notion de perte de lien social, Simmel, lui, a mis en lumière les répercussions culturelles de la marchandisation des liens et des biens, et Weber, enfin, a mis en évidence le renforcement moderne des logiques gestionnaires et disciplinaires et ce qui en résulte : perte de liberté et perte de sens, bureaucratisation et désenchantement.

Ce retour en arrière, à la naissance de notre monde, permettra de la sorte de mieux comprendre le présent et, de cette façon, poser, du moins peut-on l'espérer, un diagnostic plus juste sur notre société et surtout sur la manière de penser aujourd'hui l'émancipation sociale.

En espérant vous rencontrer à cette occasion,

Les décroisseurs Berrichons

 

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