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  <title>Groupe de décroisseurs berrichons</title>
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  <subtitle>Ce site a pour but de développer et de promouvoir les idées de la décroissance équitable</subtitle>
  <updated>2008-05-14T13:05:17+02:00</updated>
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      <title>Sortir de l'économie</title>
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      <published>2008-05-14T13:05:17+02:00</published>
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                              <summary>   Voici un petit texte très pédagogique rédigé par Deun administrateur du...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://groupededecroisseursberrichons.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Voici un petit texte très pédagogique rédigé par Deun administrateur du site &lt;a href=&quot;http://www.decroissance.info/&quot;&gt;http://www.decroissance.info/&lt;/a&gt; qui me semble exprimer de manière simple ce que peut signifier une «&amp;nbsp;sortie de l’économie&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=6105&quot;&gt;http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=6105&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;b&gt;1) la décroissance&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Un certain nombre de personnes se sont retrouvées autour de ce mot, pour critiquer en acte la croissance. La critique porte sur les limites matérielles de notre façon de vivre, elle s'appuie sur l'écologie comme source de légitimité et d'explication du monde. Quant aux actes, ils relèvent à la fois d'une autolimitation de ce que l'on achète (consommation) et du « faire soi-même ». Il y a d'ailleurs un glissement de sens entre consommation (ce que l'on achète) et la consommation en général, c'est-à-dire la culture matérielle des personnes qui inclue la sphère non-économique, vernaculaire, domestique. Ce glissement de sens a son pendant avec le travail, où l'on confond le travail comme activité réalisée en échange d'argent, et les activités en général.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Reste qu'avec la recherche d'une autre culture matérielle, on sent bien que les personnes souhaitent à la fois être plus responsables et plus libres. Malheureusement à mon sens, ces valeurs de responsabilité et de liberté sont souvent remplacées par l'énonciation d'une nécessité qu'il y aurait à « décroître », qui bien-sûr se formule aujourd’hui aisément à partir des arguments écologiques. Pour avancer la décroissance comme choix politique plutôt que comme nécessité technique, il y a sans doute une recherche à faire, mais elle est plus compliquée que l'utilisation de chiffres (sur la déplétion du pétrole ou les émissions de CO2).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Aussi c'est la critique de la technoscience, des techniques industrielles, qui a permis quoique marginalement de développer une version non écologiste de la décroissance. Cela peut conduire à refuser les éoliennes industrielles par exemple, même si leur bilan carbone est bon, parce qu'il s'agit d'un appareillage qui maintiendra les personnes dans la dépendance. Il s'agit là simplement de faire ressentir que l'argumentation écologique est à double tranchant : d'un côté, elle permet éventuellement de rendre acceptable d'autres cultures matérielles, d'autres formes de vie plus libres, mais de l'autre il s'agit d'une argumentation sur des phénomènes que l'on ne peut généralement pas appréhender en première personne. Il me semble ainsi que, si les pollutions et les dégradations sont possibles, c'est parce que le plus souvent elles ne sont pas le fruit d'une décision personnelle, mais plutôt de chaînes de délégation. La production d'énoncés scientifiques fait partie de ces chaînes, dans l’immense majorité des disciplines pratiquant le réductionnisme de laboratoire, et exportant ce réductionnisme dans le monde de tous les jours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Dès lors, l'écologie est nécessairement ambiguë sur le plan de la liberté, alors que la décroissance (comme lieu de discussion) laisse la possibilité de s'émanciper de l'argumentation écologique pour défendre ou expérimenter d'autres formes sociales, d'autres techniques, conformes à des valeurs de liberté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;b&gt;2) la sortie de l'économie&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Si on suit la présentation précédente, on est alors amené à présenter la décroissance, non pas (seulement) comme une nécessité écologique, mais aussi comme une volonté de se libérer de l'économie, quand bien même des échanges économiques pourraient être réputées écologiques. Par exemple, la rémunération de tâches domestiques ne posera pas de problème aux écologistes, sauf si cela occasionne des déplacements supplémentaires. On pourrait alors avoir une croissance économique « propre », dans l'invention de nouveaux services marchands.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Au contraire, on peut estimer que la défense de l'environnement n'est pas dissociable d'une reprise en main par les personnes de leur vie quotidienne, de leur subsistance, et de la recherche de formes sociales compatibles avec cela. Si on poursuit ce but, alors l'achat de matières, produits ou services est fondamentalement handicapant, puisque l'argent qu'il faudra obtenir devra être gagné en échange d'activités le plus souvent étrangères à cette vie quotidienne. C'est pourquoi on peut parler de sortir de l'économie comme un prolongement de l'idée de décroissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;Le problème que pose la croissance n'est donc pas seulement de l'ordre de la justice (répartition des ressources) et de la durabilité (reproduction des ressources). L'économie devenue excessivement banale elle-même fait écran à une réappropriation de nos vies. Suite aux émeutes actuelles de la faim, on n'est plus capable de s'étonner que pour manger il faut payer, au lieu de participer à la production des aliments que l'on mange. On n'imagine plus partager les ressources autrement qu'en distribuant l'argent permettant d'en prendre possession. On ne s'étonne plus de ce que signifie s'activer en échange d'argent (travail), ou faire s'activer une série d'inconnus par de l'argent (consommation). La liberté de prendre possession par l'argent se paie quelque part ailleurs par l'obligation de s'asservir à l'argent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;postbody&quot;&gt;A ce titre l'argent ne fait que généraliser le problème que pose l'échange : l'échange comme interaction entre deux individus est toujours possible, mais l'équivalence entre les termes de ce qu'ils échangent est toujours fausse. Si l'échange est possible sur la base de ce non-sens, c'est que les interactions d'échange s'adossent à des institutions (ou à des rituels) qui permettent de prolonger l'interaction au delà de l'échange ponctuel : les échangistes sont quittes l'un avec l'autre, mais chacun d'eux ne l'est pas avec le reste des autres échangistes. L'économie est donc plus que la somme des échanges économiques ; c'est une institution. Et probablement l’institution qui rend possible la plupart des autres…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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      <title>Café décroissant</title>
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      <published>2008-04-30T16:26:00+02:00</published>
                      <summary>  Le prochain Café Décroissant aura lieu le  Vendredi 16 Mai  toujours, bien...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Le prochain Café Décroissant aura lieu le &lt;b&gt;Vendredi 16 Mai&lt;/b&gt; toujours, bien sûr, à partir de 21h et à la Soupe aux Choux. Il n’a pas été possible de le programmer avant pour cause de Printemps de Bourges et de fermeture annuelle pour congé du Guillotin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Après les précédentes éditions, plutôt consacrées à la théorie, nous nous sommes dit qu’il était également important d’aborder des aspects plus pratiques et concrets. Il ne s’agit pas, bien entendu, de tourner le dos à la théorie, mais plutôt de reconnaître que Théorie et Pratique sont les deux faces d’une même médaille unies dans une relation dialectique&amp;nbsp;: la théorie éclaire la pratique et en retour la pratique fait évoluer la théorie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;En conséquence, le thème retenu pour la soirée est&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt&quot;&gt;Quelles alternatives pour le Berry&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Le déroulement de la soirée sera quelque peu différent que d’habitude, puisque résolument axé sur la pratique, il n’y aura pas d’exposé. L’ordre du jour sera plutôt d’essayer, à travers l’échange d’idées/actions, à mettre en œuvre ou déjà mises en œuvre, de mettre en synergie les différentes compétences de chacunE, afin d’envisager des alternatives autonomes (disons en marge du système) dans des domaines tels que&amp;nbsp;: l’alimentation, les déplacements, les loisirs, la production d’énergie, l’éducation etc. etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Il me semble que la transformation de la société passe nécessairement (mais cela ne sera certes pas suffisant) par une «&amp;nbsp;construction par le bas&amp;nbsp;» c’est-à-dire par la prise en charge par nous-mêmes de la satisfaction des besoins qui nous semblent essentiels. La mise en réseau de telles initiatives pourrait en effet permettre de former ainsi l’embryon d’un nouveau mode de vie à venir, soit qu’une densification de ce réseau en vienne jusqu’à «&amp;nbsp;étouffer&amp;nbsp;» la mégamachine actuelle (version optimiste), soit qu’après l’effondrement de cette dernière de telles bases d’autosubsistance puissent constituer des points d’appui pour la (re)construction d’une nouvelle société (version apocalyptique).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Quoiqu’il en soit rien ne se fera sans vous&amp;nbsp;! Alors venez nombreux&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;right&quot;&gt;Steeve&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://groupededecroisseursberrichons.hautetfort.com/media/01/01/1230750556.jpg&quot; id=&quot;media-993853&quot; alt=&quot;1230750556.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-993853&quot; /&gt;&lt;/div&gt; 
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      <title>Hybridation et bicyclette</title>
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      <published>2008-04-24T12:17:00+02:00</published>
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              <summary>   Bien que la ville de Bourges ne soit pas encore équipée du système vélib’,...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://groupededecroisseursberrichons.hautetfort.com/media/01/01/1073011715.JPG&quot; id=&quot;media-984198&quot; alt=&quot;742140815.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-984198&quot; /&gt;Bien que la ville de Bourges ne soit pas encore équipée du système vélib’, voici, en vertu du principe de précaution, un tract dénonçant les effets pervers de ce qui se révèle être, en dernière analyse, une vraie fausse bonne idée&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://groupededecroisseursberrichons.hautetfort.com/media/00/01/820884555.pdf&quot; title=&quot;Hybridation et bicyclette&quot; id=&quot;Hybridation et bicyclette&quot; name=&quot;Hybridation et bicyclette&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://groupededecroisseursberrichons.hautetfort.com/images/logopdf.bmp&quot; alt=&quot;Hybridation et bicyclette&quot; height=&quot;52&quot; width=&quot;52&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Hybridation et bicyclette&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Depuis le 15 juillet 2007, plus de 10000 vélib's sont à disposition dans Paris pour atteindre à présent les 20000. D'autres villes comme Lyon, Rennes ou Toulouse ont déjà ou auront ce genre de service. Cette innovation a connu un accueil impressionnant avec plus de deux millions d'emprunts pour les deux premiers mois. Comment ne pas se réjouir de ce succès ébouriffant ? L'usage du vélo est évidemment préférable aux moyens de transports motorisés toutefois cela n'implique pas pour autant que la fin justifie les moyens, tous les moyens !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;La bicyclette est pour nous l'objet qui permet d'aller librement d'un lieu à un autre de son choix. Cette possibilité est délimitée et liée à une responsabilité. Le cycliste sait où se trouve sa bicyclette, il peut la réparer par lui-même ou pas, l'améliorer ou pas suivant ses envies, ses besoins et ses possibilités. Tout cela constitue un tout que le mot bicyclette désigne ici. Cette précision n'est sans doute pas superflue puisqu'il est possible qu'un jour nos contemporains trouvent ce point de vue bizarre voire incompréhensible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Le vélib' est un hybride : la fusion entre une bicyclette et un système d'information. Il s'agit d'un système automatisé de prêts de vélos. Par opposition à la bicyclette et du point de vue de l'usager, le vélib' se présente comme un objet idéal, à la fois présent partout, toujours identique à lui-même et inusable. Ces trois caractéristiques surprenantes reposent sur une organisation que nous allons détailler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Au premier abord, on peut distinguer deux groupes de personnes qui interviennent sur le système vélib'. Le premier est celui des usagers/consommateurs qui ont pour fonction de choisir les bornes de départ et d'arrivée et entre temps de faire une séance de pédalage. La liberté des membres de ce premier groupe est limitée par certaines contraintes : le choix des bornes (1500 stations), le temps (seule la première demi-heure est gratuite) et la disponibilité. Par ailleurs, en dehors de cette liste, il n'y pas d'initiative possible, on ne peut pas réparer le vélib', on ne peut évidemment pas le personnaliser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Le second groupe est celui des techniciens qui lui-même se subdivise en trois sous-groupes : celui des transporteurs qui circulent dans une vingtaine de camionnettes tous les jours jusqu'à 2h du matin afin de répartir les vélib's; celui des réparateurs qui fait en sorte que le vélib' reste utilisable, comme neuf; et enfin, celui des gestionnaires qui derrière leurs écrans organisent le système.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;De tout cela, ce qui nous semble le plus choquant, c'est le découpage des rôles qui empêche les usagers de pouvoir se responsabiliser, de saisir un minimum les conséquences de leurs actes. Réparer un vélo cela prend du temps, nécessite de l'énergie, mais cet aspect est invisible pour notre usager. S'amuser à descendre de Ménilmontant peut être grisant, mais avec une bicyclette on sait que cela signifie aussi à un moment ou un autre de remonter, à présent avec le vélib ce serait ridicule ! Des personnes anonymes, les transporteurs, viendront plus tard remonter le vélib, peut-être même très tard dans la nuit. Les usagers ne peuvent être de fait que spectateurs du système vélib' et sont réduits à râler si le service n'est pas à la hauteur de leur illusion. Cette situation peut d'ailleurs être très confortable, c'est un rôle très balisé, stéréotypé voire infantilisant. Les techniciens viennent donc absorber dans la mesure du possible cette déresponsabilisation du premier groupe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Prenons un peu de recul. Le vélib' n'est que l'élément apparent d'une organisation beaucoup plus importante. Comme il est à la fois un objet standardisé et impossible à se réapproprier, il s'ensuit une massification des usages. Avec cette organisation, ce n'est pas le vélib' qui est la marchandise mais plutôt l'&lt;i&gt;usage&lt;/i&gt; de celui-ci : l'usage de ce des-trier des temps modernes est prêt à consommer. Or ce marché de l'usage du vélib' nécessite pour son fonctionnement toute une batterie d'indicateurs statistiques fournis par le système d'information et la dynamo située sur le vélib'. Ceci passe par le fichage des usagers. Il est vrai que l'on n'avait encore jamais pu avancer des chiffres sur l'utilisation du vélo avec une telle précision, ils sont à présent connus à l'unité près dans l'instant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;On peut néanmoins s'interroger sur les causes du succès. Comment se fait-il en effet que les Parisiens n'aient pu par eux-mêmes se mettre à circuler dans la rue avec leur propre bicyclette ? Cela est-il l'illustration d'une tendance de fond à l'œuvre depuis plusieurs décennies ? Il apparaît en effet que nous sommes de moins en moins capables de saisir pour nous-mêmes le sens de notre quotidien et ses implications, cela se traduit par une déresponsabilisation accrue ainsi que par une dépendance toujours plus poussée vis à vis de l'Etat, ou de toute autre organisation surplombante publique ou privée (comme un publicitaire). Et c'est bien dans ce contexte que toute innovation, tout nouveau service, est accueilli comme un cadeau des dieux !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Le système vélib' n'est donc nullement en rupture avec l'évolution de notre société. Tout d'abord parce qu'il constitue un élément supplémentaire de prise en charge de notre quotidien. Mais aussi parce qu'il donne l'illusion d'une dématérialisation de nos actes. Cela est évidemment factice, les questions matérielles sont décalées, rejetées dans le temps et l'espace et deviennent ainsi comme inexistantes au jour le jour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Le succès du vélib' ne peut se comprendre que dans le contexte de la prise de conscience écologiste et de son pendant catastrophiste. Bien que l'argumentation écologiste prenne une place de plus en plus importante dans la société, celle-ci reste toutefois circonscrite à des questions de pollution sans doute pour le plus grand confort de MM. &lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Al Gore et Hulot.&lt;/span&gt; Ce point de vue, par son étroitesse, ne peut que venir justifier une mise en ordre, un formatage de notre quotidien de plus en plus intrusif. En regardant l'alignement parfait des vélib’s sur leur station, on réalise que les contradictions de notre société ne cessent de susciter une surenchère technique qui s'exprime par un besoin d'ordre plus important. Cette situation ne peut qu'engendrer de l'opacité et de la fragilité venant ainsi amplifier les aspects chaotiques de notre société. Cette évolution est ancienne mais l'écologie médiatique se présente depuis quelques temps comme le nouveau carburant idéal de la société marchande administrée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Nous n'avons pas de solution miracle à proposer, et d'ailleurs nous ne considérons pas la situation en ces termes. Nous ne pouvons que souhaiter une prise de conscience par la population et agir en conséquence afin, dans un même temps, de se responsabiliser, de saisir le sens de nos actes et de défendre des espaces de liberté.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;R &amp;amp; D, avril 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Relocaliser et Désinformatiser&lt;/p&gt; 
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