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23/01/2006

Dans la presse

Dans la presse

 

Voici, un article de Vincent Honorat, publié dans "La Grande Epoque", datant du 3 janvier 2006. Il y est question de décroissance, bien sûr, et de François Schneider. Curieusement, il n'est pas fait mention dans cet article du projet "Cyclane" dont François est un des initiateurs. Ce beau projet, rappelons le, à pour but la création d'un réseau de villages sans voiture. Même s'il n'apporte pas grand chose de neuf, cet article, est au moins l'occasion de mettre en ligne le lien suivant : http://lists.riseup.net/www/info/villagessansvoiture

Décroissance : une idée à contre-courant mais pleine d’espoir

" Le vrai bonheur coûte peu. S’il est cher, il n’est pas d’une bonne espèce. "

Chateaubriand

 

POURQUOI LA DÉCROISSANCE ?

 

La décroissance n’est pas des concepts les plus récents, mais de ceux qui ont vraiment réussi à se faire connaître en 2005. Alors que les problèmes environnementaux se font de plus en plus présents dans l'actualité, l'idée d'une " décroissance soutenable " s’impose plus facilement comme un chemin de recours possible.

 

L’idée est de mettre en place une décroissance maîtrisée dans les zones industrialisées du monde tout en réapprenant à consommer de manière plus intelligente. Face à la doctrine du " consommer toujours plus si vous voulez garder votre emploi " de nos hommes politiques, la raison s’impose petit à petit dans l’esprit des citoyens soucieux de l’avenir : " puisque la Terre n’est pas capable de suivre le rythme que lui impose la surconsommation des pays industrialisés, n’est-ce pas à nous de changer notre façon d’acheter ? " (1).

 

Un des arguments en faveur de la décroissance (qui contredit le désir d’une consommation forte pour une croissance forte) est qu’une personne qui décide de moins consommer, de s’en tenir un peu plus au nécessaire et de se tourner vers des loisirs plus écologiques, peut facilement réduire son temps de travail, passer d’un temps plein à un 3/4 temps ou bien un mi-temps ; le temps ainsi libéré peut permettre à une autre personne de trouver un emploi...

 

L’HOMME DE LA DÉCROISSANCE

 

Ecologue, colporteur de décroissance et statisticien de chemin, François Schneider marche à travers la France (2). Il a contribué au développement du concept de " décroissance soutenable " qui vise à réduire les " excroissances " que sont les (auto)routes, les OGM et l’agriculture productiviste, le nucléaire et le tout électrique, l’étalement urbain, la pollution, la dégradation de la qualité de vie et le gaspillage.

 

La décroissance est une démarche individuelle et collective basée sur la réduction de la consommation totale de matières premières, énergies et espaces naturels grâce à une baisse du vouloir d’achat. Cela suppose une décroissance économique dans les zones industrialisées du globe.

 

Détenteur d'une thèse de doctorat sur les écobilans des produits recyclés, François Schneider a travaillé dans différents instituts d'environnement en France, Pays-Bas, Autriche, Estonie et Portugal, réalisant que la solution aux problèmes de la planète ne devait pas passer par encore plus de croissance économique dans les zones favorisées du globe. A ce titre, c’est un " démissionnaire de la croissance ".

 

Il est soutenu par l’équipe du journal La Décroissance (en kiosque) qui l’aide au niveau logistique, et bénéficie d’une bourse de l’Institut d’Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable avec www.decroissance.org

 

[1] Vous pourrez calculer votre empreinte écologique (et savoir combien de Terre seraient nécessaire pour subvenir à vos besoins) à l’adresse suivante : www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html

 

[2] François Schneider tiendra une Conférence-débat à Rennes lors de la JOURNÉE COLÈRE NOIRE le 2 Février 2006 (SALLE DE LA CITÉ - 10 rue Saint Louis à partir de 18 heures)

14:15 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2005

Vers un Noel Décroissant ?

Vers un Noël Décroissant ?

 

À l'approche de Noël, alors que les villes parées de leurs décorations, de leurs haut-parleurs tonitruants et de leur marché de Noël prennent l'apparence d'un vaste supermarché, alors que la publicité redouble d'intensité (y compris celle destinée aux plus jeunes !) la pression sociale que subit l'individu devient insoutenable.

 

La Décroissance se voulant multiple, nous pensons qu'il n'y a pas une bonne façon de réagir face à ce matraquage. C'est au contraire à chacun en de créer SA solution.

 

Afin d'envisager différemment cet événement, voici quelques témoignages de résistances sélectionnés par le journal libanais l'Orient le Jour :

 

Chrétiens, athées, libres-penseurs et contestataires divers inventent

des stratégies pour éviter la grande célébration commerciale

Les " anticonsommateurs " ne sont pas à la fête à Noël

 

En ces temps de course effrénée aux achats de Noël, les anti-Noël – anticonsommateurs, chrétiens, athées, libres-penseurs, contestataires divers – ne sont pas à la fête et inventent des stratégies d’évitement de cette grande célébration commerciale.

 

"La corvée des cadeaux, je n’en peux plus ", râle un père de famille qui ne renonce pas pour autant à charger encore une fois la hotte du père Noël, tout en se promettant d’en faire moins l’an prochain. " Les cadeaux obligés, c’est pas drôle. C’est tellement mieux de les faire quand on en a envie ", se plaint Bernadette, 38 ans, qui, elle aussi, ne renoncera pas cette année à faire des cadeaux à ses parents et à en recevoir : " Comment éviter ? "

 

Muriel, 50 ans, ancienne cadre de banque parisienne convertie à la vie rurale, est nettement plus radicale : " Cette débauche d’achats de Noël est obscène. Il y a un conformisme généralisé qui sert bien le commerce mais moi je me situe en dehors. Je ne fais rien pour Noël, ni fête, ni cadeau. " Elle reconnaît que ne pas avoir d’enfants lui facilite les choses. Décevoir leur attente : c’est le risque que prend Bruno, 40 ans, père d’une fillette de 12 ans. " Depuis trois ans, je lui offre un "bon" pour avoir un papa toujours en bonne santé ", dit-il. Ce militant anticonsommation de Saint-Étienne précise cependant qu’il offre à sa fille un voyage à Paris pour assister à un spectacle de danse " qui lui restera dans la tête ".

 

Brigitte, enseignante de 45 ans et issue d’une famille de sept enfants, profite depuis des années de cette période pour faire un voyage lointain, " de préférence dans un pays où on ne fête pas Noël ". " Je n’aime pas cette fête. C’est sympa seulement quand on a de petits enfants. ".

 

 

Vincent Cheynet, 39 ans, ex-directeur artistique chez Publicis et fondateur du mouvement " Casseurs de Pub " (www.casseursdepub.net ) est lui partisan de la fête, " mais la fête, ça doit avoir un sens ". Il regrette que l’Église officielle " ne se mobilise pas sur la surconsommation dont Noël est l’occasion ". " Moins de cadeaux, plus de fraternité ", clame en couverture Décroissance, magazine de son mouvement qui soutient la campagne anglo-saxonne " buy nothing Christmas " (ne rien acheter pour Noël) lancée par des mouvements d’origine protestante aux États-Unis et au Canada.

 

" Il y a cadeau et cadeau ", tempère Jean-Christophe, militant du RAP (Résistance à l’agression publicitaire). " L’important, c’est de résister à la dictature des marques, des enseignes. Mais on peut fabriquer quelque chose soi-même. La frugalité n’est pas synonyme d’ascétisme et de tristesse. C’est une autre façon de voir la convivialité. "

 

Même idée chez ce groupe de copains trentenaires qui, depuis huit ans, se retrouvent pour fêter Noël avec un seul cadeau par personne. Vers la fin novembre, chacun tire au sort le nom du destinataire de son cadeau, dont le prix ne doit pas dépasser 4 euros. Ils se sont ainsi offerts un mazagran décoré de Mickeys, un Schtroumf acheté sur e-bay, un roman de la collection Harlequin, des pinces à vélo, un cendrier, etc.

 

Auparavant, la règle au sein du petit groupe était de fabriquer soi-même le cadeau à offrir. De nombreux sites Internet ainsi que des blogs anti-Noël donnent des idées sur toutes sortes de cadeaux alternatifs, à réaliser soi-même ou à trouver dans le commerce bio-équitable, avec l’idée que " si on sacrifie à la tradition, au moins ne polluons pas trop la planète ".

 

Le must téléchargeable gratuitement (www.buynothingchristmas.org ) : un " certificat d’exemption de cadeau puisque l’essentiel dans la vie ne s’achète pas ".


10:20 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (1)

03/12/2005

La croissance n'est pas infinie

La croissance n’est pas infinie

Dans cette société contre-nature en totale opposition avec nos idéaux, nous sommes heureux de voir que, petit à petit, la Décroissance gagne du terrain dans les médias traditionnels Après l'excellent article de Serge Latouche publié récemment dans le Monde Diplomatique, voici, dans la série revue de presse, un petit article synthétique trouvé sur le site de l'Humanité :

Mickael Hantz, érémiste, Chille (Jura) paru dans l'édition du 1er décembre 2005 :

"Le monde que l’on connaît se trouve face à une crise écologique majeure, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La pérennité, a priori plausible, de l’espèce humaine, est remise en cause par le comportement de l’homme. S’ajoute à cela le malaise ou naufrage social, au Sud mais bien évidemment au sein des pays occidentaux, qui ne cesse de prendre de l’importance, les disparités s’accroissent sans fin.

 

Actuellement sous l’impulsion du libéralisme mondial, nos sociétés capitalistes de marché ont pour but la production de richesses. Savoir si ces richesses sont obtenues au détriment de guerres, de catastrophes naturelles, de traitement des pollutions nous importe peu du moment que le PIB augmente. Ce système ne comptabilise pas ce qui est non marchand mais tente par ailleurs de tout transformer en marchandise, jusqu’à une marchandisation du vivant.

 

Un changement de paradigme s’impose. La célèbre phrase de Gandhi " Vivre simplement pour que simplement d’autres puissent vivre " est plus que jamais d’actualité. Le principe de décroissance suit cette idée en affirmant que l’on peut vivre mieux en consommant moins ou plutôt consommer moins pour vivre mieux. En regardant la réalité bien en face, nos économies entreront un jour dans la décroissance car elle est inévitable tant les ressources s’amenuisent. En ce sens, la décroissance n’est pas idéologique, une décroissance infinie serait évidemment catastrophique. Il s’agit d’un passage obligatoire, nécessaire. L’enjeu est de permettre une prise de conscience collective, amenant petit à petit, et démocratiquement, une refonte totale de nos systèmes pour finalement arriver à quelque chose de durable, aux antipodes du monde que nous connaissons."

 

13:40 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (2)