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15/11/2013

Le Café des Croissants

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Le prochain café des croissants se déroulera le vendredi 22 novembre, comme d’habitude à 21 heures et au Guillotin pour une soirée consacrée au grand précurseur de l’écologie politique :


Bernard Charbonneau


Pour nous présenter ce penseur méconnu, nous recevrons LE spécialiste de ce pionnier, à savoir Daniel Cérézuelle. Ce philosophe a notamment écrit un ouvrage, tout à la fois clair et concis, intitulé Ecologie et liberté (aux éditions Parangon), qui est une très bonne porte d’entrée pour saisir la pensée profonde et complexe de Bernard Charbonneau.

Cette soirée est également en partie motivée par l’actualité puisque nos amis des éditions Le Pas de coté viennent de publier un nouveau livre inédit de cet auteur prolifique : Le Changement (voir ici), dont nous vous conseillons chaudement la lecture !


Mais qui est Bernard Charbonneau ? Sans vouloir trop anticiper sur la soirée, disons juste que celui-ci a réussi à saisir très tôt, c’est-à-dire bien avant les « Trente Glorieuses », que le développement scientifique et économique incontrôlé mettait en péril les deux piliers nécessaires à une vie dignement humaine : la nature et la liberté. Sa pensée a ainsi influencé, directement ou indirectement, les plus grands acteurs du mouvement écologiste comme son ami Jacques Ellul, mais aussi Ivan Illich, André Gorz et bien d’autres encore !


Enfin, pour le plaisir, voici un court extrait du Feu vert, livre que Charbonneau avait écrit dans les années 70 afin de mettre en garde le mouvement écologiste naissant :


« Un beau jour, le pouvoir sera bien contraint de pratiquer l’écologie. Une prospective sans illusions peut mener à penser que, sauf catastrophe, le virage écologique ne sera pas le fait d’une opposition très minoritaire dépourvue de moyens, mais de la bourgeoisie dirigeante, le jour où elle ne pourra faire autrement. Ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé,  ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie : ils ne croient qu’au pouvoir, qui est celui de faire ce qui ne peut être fait autrement. »


A méditer…

 

 

 

 

 

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