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07/10/2011

Le Café des Croissants

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Comme prévu sur le planning, le prochain Café Décroissant se déroulera vendredi prochain, soit  le 14 octobre, au Guillotin et à 21h (ou presque) et aura pour thème :

 

« Le bouddhisme engagé de David Loy :

Un autre regard sur l’occident »

 

Le débat sera animé par Olivier.

 

Présentation :

 

David Loy est un universitaire américain. C'est aussi un pratiquant et un enseignant bouddhiste de longue date. Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages où il développe une critique sociale radicale fondée sur le bouddhisme et la psychologie existentielle. (Citons par exemple: Money, Sex, War, Karma : Notes s on a buddhist revolution dont le titre (même non traduit), semble assez éloquent. Il rappelle à tous les pratiquants que le "salut" individuel ne saurait s'accommoder de la souffrance ou de l'exploitation d'autrui et il donne à tous une lecture bouddhiste et éclairante des maux de notre société. L'homme est au demeurant fort sympathique et chaleureux et nous tacherons de présenter sa pensée.

En espérant vous rencontrer bientôt,

Commentaires

Merci à Olivier pour cette belle soirée. Un exposé clair et dense, beaucoup d'informations qui sont l'occasion d'une foule de questions. Je reviens sur le titre "un autre regard sur l'Occident" : j'ai été frappé au contraire par l'étrange ressemblance des analyses de D. Loy sur la société de l'argent et du développement et du regard que la pensée critique occidentale porte sur le capitalisme, que l'on regarde du côté de Marx, de Debord de Castoriadis, et beaucoup d'autres, ou bien sûr des penseurs de la "décroissance" ... Ce que j'en retiens pour ma part, c'est qu'on peut regarder du côté de ses traditions culturelles et spirituelles pour renouveler les outils de notre critique, ou les affiner.
Autre chose intéressante : la place du religieux dans l'analyse politique. Olivier a insisté à juste titre sur l'idée que dans l'idéologie de l'économie et du développement à tout prix, il y avait des enjeux religieux, dans la mesure d'abord où notre civilisation y place son salut. On n'a donc pas dans nos sociétés un effacement du fait religieux, mais son occultation. Il opère en quelque sorte en sous-main.
Il n'est pas du tout négligeable de le rappeler. La question qui se pose dès lors peut se formuler ainsi : *homo religiosus* est-il un incontournable, et dès lors, faut-il "choisir" des religions comme le bouddhisme qui procurent du sens, de l'intelligibilité et qui oeuvrent pour la vie -- plutôt que des religions délétères trafiquées, "frelatées" au sens où l'on parle d'un mauvais alcool : l'idolâtrie de la marchandise pourrait être de celles-là. Ou peut-on/doit-on travailler à la sortie du religieux. La grandeur de l'Occident, c'est cette quête et cette conquête de l'autonomie. Je pense ici au jugement d'André Gide à propos de l'oeuvre de René Guénon, cet autre critique radical de l'Occident : "La périlleuse aventure où nous nous sommes imprudemment lancés en ouvrant la fatale boîte de Pandore, cette aventure valait la peine qu’elle nous coûte, valait la peine d’être courue [...] je persévère dans mon erreur et ne puis envier une sagesse qui consiste à se retirer du jeu. Je veux " en être " et dût-il m’en coûter."

Écrit par : bombix | 15/10/2011

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