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04/09/2010

André Gorz et la dynamique du capitalisme

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La pensée d’André Gorz, fortement influencée par Sartre, Marx, puis Illich dans les années 70, n’a jamais cessé d’évoluer. Son œuvre, bien que conservant une cohérence, est marquée par de profondes ruptures. Ainsi, s’il croyait au début de sa carrière intellectuelle à la possibilité de l’autogestion ouvrière, il n’a pas hésité à reconnaître par la suite qu’il s’était trompé (cf. Adieu au prolétariat ). De même, concernant le revenu universel d’existence : après avoir durement combattu cette idée il s’y est finalement rallié (en différenciant toutefois un revenu de droite et de gauche cf. Métamorphoses du travail.). Idem concernant ses vues sur les sphères d’autonomie et d’hétéronomie et leur articulation. Etc. Bref, André Gorz a passé sa vie à réfléchir à la façon de réaliser l’émancipation de l’homme, n’hésitant pas, quand cela était nécessaire, à faire machine arrière lorsqu’il s’était engagé dans une impasse.

 

Dans la conférence ci-dessous, Carlo VERCELLONE, économiste et Maître de Conférences à Paris 1, expose l’état de la pensé de Gorz à la fin de sa vie. S’inspirant de l’œuvre de Marx et plus particulièrement des Grundisse, Gorz développe dans ses derniers ouvrages, et notamment L’immatériel, une analyse du capitalisme qui n’est pas sans rappeler celle portée par le courrant de « la critique de la valeur » (cf.   Critique radicale de la valeur). Pour lui, le capitalisme est en pleine mutation. La crise structurelle du capitalisme industriel et de ses catégories économiques fondamentales (valeur, travail, capital) pousse à l’avènement de ce qu’il nomme le « capitalisme cognitif »…

 

Bonne conférence !

 


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