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09/12/2009

Que sortira-t-il de Copenhague ?

 

Castoriadis.jpgQuestion : le Sommet de Copenhague nous rapproche-t-il de la société autonome et frugale que souhaitait Cornélius Castoriadis ou au contraire nous conduit-il au gouvernement mondial autoritaire que craignait ce dernier ?

En tout cas nous étions avertis :

"La prospérité a été achetée depuis 1945 (et déjà avant, certes) au prix d’une destruction irréversible de l’environnement. La fameuse « économie » moderne est en réalité un fantastique gaspillage d’un capital accumulé par la biosphère au cours de trois milliards d’années, gaspillage qui s’accélère exponentiellement tous les jours. Si l’on veut étendre au reste de la planète (ses quatre cinquièmes, du point de vue de la population) le régime d’oligarchie libérale, il faudrait aussi lui fournir le niveau économique, sinon de la France, disons du Portugal. Vous voyez le cauchemar écologique que cela signifie, la destruction de ressources non renouvelables, la multiplication par cinq ou par dix des émissions annuelles de polluants, l’accélération du réchauffement de la planète ? En réalité, c’est vers un tel état que nous allons, et le totalitarisme qui nous pend au nez n’est pas celui qui surgirait d’une révolution, c’est celui d’un gouvernement (peut-être mondial) qui, après une catastrophe écologique, dirait : vous vous êtes assez amusés, la fête est finie, voilà vos deux litres d’essence et vos dix litres d’air pur pour le mois de décembre, et ceux qui protestent mettent en danger la survie de I’humanité et sont des ennemis publics. Il y a là une limite externe sur laquelle le déchaînement actuel de la technique et de l’économie va se cogner tôt ou tard. La sortie de la misère des pays pauvres ne pourrait se faire sans catastrophe que si l’humanité riche accepte une gestion en bon père de famille des ressources de la planète, un contrôle radical de la technologie et de la production, une vie frugale. Cela peut être fait, dans l’arbitraire et le l‘irrationalité, par un régime autoritaire ou totalitaire ; cela peut être fait aussi par une humanité organisée démocratiquement, à condition précisément qu’elle abandonne les valeurs économiques et qu’elle investisse d’autres significations. "

Citation extraite du texte "l’écologie est-elle réactionnaire" que l’on peut retrouver dans le livre Une société à la dérive, qui est, soit dit en passant, une très bonne porte d’accès pour découvrir l’œuvre de Cornélius Castoriadis.

06/12/2009

Espérance de vie la fin des illusions

 

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