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15/12/2007

La CNIL déclarée « officiellement » dissoute

43979a4563131f3dbbc742a51d0d08ff.jpgParis, 14 décembre 2007

 

Communiqué de presse

La CNIL occupée depuis ce matin et déclarée « officiellement » dissoute.

 

 

Depuis 10 heures ce matin, une soixantaine de personnes venues de toute la France occupe la Commission Nationale Informatiques et Libertés (CNIL) à Paris, 8 rue Vivienne, et annonce sa dissolution.

 

 

Depuis sa création en 1978, la CNIL n’a cessé de faciliter et de légitimer l’exploitation numérique de nos vies.

 

 

Main dans la main avec les gouvernements et les industriels, elle a concrètement travaillé à ce que l’inacceptable semble acceptable, en réduisant la liberté au contrôle des flux informatiques. Sa mission a consisté à endormir toute critique et toute révolte, en jugeant à notre place et en notre nom de ce qui pouvait porter le nom de liberté.

 

 

Loin de « protéger les libertés » comme elle le prétend, la CNIL favorise le développement du contrôle policier des populations via les nouvelles technologies dites « de l’information et de la communication » (TIC) : prolifération des fichiers policiers, vidéosurveillance, biométrie, fichage ADN, puces RFID, passeport biométrique, traçabilité des internautes, etc. « Les Français devront accepter un affaiblissement des libertés individuelles afin de renforcer la sécurité collective» : nous dit la CNIL en 2005.

 

 

Nous contestons la fonction prétendument protectrice de la CNIL, simulacre de contrepoids indépendant entre le pouvoir et les citoyens. Cet organe administratif avec ses 17 membres tous grands commis de l’Etat, ne mérite ni moyens ni compétences supplémentaires, mais sa dissolution pure et simple.

 

 

Les occupants comptent s’installer quelque temps dans les locaux de feu-le-CNIL afin de concrétiser leurs objectifs :

 

- le bannissement de la biométrie et des puces RFID,

 

- l’abolition de la vidéosurveillance sous toutes ses formes,

 

- le démantèlement des fichiers de police (STIC, FNAEG, JUDEX, etc),

 

- l’abolition de la carte d’identité

 

Groupe Oblomoff

Pièces et Main d’Œuvre

Mouvement pour l’Abolition de la Carte d’Identité (MACI)

Halte aux puces !

Coordination contre la biométrie

Souriez, vous êtes filmés !

& compagnie

 

Le Communiqué

Communiqué

Le tract pour la presse

Tract pour la presse  

13:25 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (1)

08/12/2007

Ca se passe au Québec

Bali et la nécessaire remise en cause de la croissance

 

Au Québec aussi il y a des objecteurs de croissance… A noter en passant l’appellation vernaculaire « simplicitaire » peu commune de part chez nous. Source

 

 

Pascal Grenier, simplicitaire

Québec

 

Le gouvernement du Québec, présent à la rencontre de Bali, mise essentiellement sur des améliorations technologiques afin de réduire la production de GES, responsables de l’effet de serre. De plus, M. Charest y voit là une opportunité de croissance économique. Or les technologies ont des possibilités limitées et ne sont pas sans conséquences elles-mêmes sur l’environnement. Prenons par exemple les améliorations technologiques considérables apportées aux automobiles réduisant la pollution, lesquelles réductions ont été annulées par l’augmentation du nombre et de la taille des véhicules, sans compter l’accroissement des déplacements.

 

L’après Kyoto ne se fera donc pas sans changements radicaux de notre façon de vivre. Les réductions effectuées et prévues jusqu’à date ont été difficiles à atteindre et certains envisagent un autre effort de l’ordre de 30% voir 50 et même 80% à plus long terme. Par conséquent, il faudra de toute évidence, réduire la consommation en général, car celle-ci est en ligne directe avec la pollution, l’émission de GES et la dépense énergétique. Même si la décroissance répugne au monde des affaires et aux gouvernements, cette orientation est un passage obligé.

 

Afin de réduire la consommation, il faut mieux éduquer jeunes et vieux sur les conditions du bonheur. Actuellement, le monde de la publicité nous présente « le bonheur par la consommation », alors que souvent les personnes surendettés, stressées au maximum et dans la course folle à la surconsommation ne sont pas vraiment heureuses.

 

Une société de la décroissance passe aussi par la diminution de l’accumulation de richesse. Les millionnaires de ce monde nous entrainent dans une spirale du toujours plus posséder. Alors, il faudrait envisager des choses aussi radicales qu’un salaire et un patrimoine maximum.

 

Parmi les autres changements radicaux il faudrait adopter la simplicité de vie. Par exemple apprendre à vivre selon nos besoins plutôt que selon nos moyens, investir dans le savoir, les relations humaines et la spiritualité plutôt que dans le matérialisme, redéfinir notre qualité de vie plutôt que de mesurer notre succès à notre quantité de biens, revoir les projets politique de la gauche et de la droite axé essentiellement sur le productivisme.

 

Les politiciens écartent souvent ces idées de décroissance du revers de la main prétextant qu’il y a encore trop de pauvreté. Or une meilleure répartition de la richesse, viendrait facilement à bout de la pauvreté au Québec.

 

Les objecteurs de croissance sont actuellement qualifiés de rêveurs. Mais dites-moi, lequel est le plus rêveur ; celui qui croit à une croissance infini dans un monde fini, ou celui qui dit que la terre a atteint ses limites de production et d’épuration ?

 

04/12/2007

Des bergères et des bergers

Pourquoi nous refusons le marquage électronique des brebis  et nous nous débattons dans le monde qui le produit

 

 

 

Au 1er janvier 2008, l’ensemble du cheptel ovin et caprin de la communauté Européenne doit être identifié avec des puces électroniques pour répondre aux exigences industrielles de « sécurité alimentaire » (règlement CE n°21/2004 du conseil du 17/12/2003). Ces mouchards arrivent à une époque où la machine industrielle s’emballe au rythme des crises sanitaires (grippe aviaire, vache folle, fièvre aphteuse…). Le dernier moyen de maintenir l’illusion d’une maîtrise est de considérer les éleveurs comme des risques industriels potentiels. Il faut donc assurer leur flicage.

 

Dans la marche du progrès, refuser le puçage électronique des brebis peut paraître anodin. Pourtant, cette nouvelle mesure de traçabilité, nous la prenons en pleine figure car nous savons qu’elle nous pousse un peu plus loin dans un monde où l’on commence à se sentir de trop.

L’élevage n’est pas seulement une industrie produisant du lait ou de la viande. La domestication n’est pas seulement la soumission d’un animal, c’est aussi un long compagnonnage commencé à la révolution du néolithique. Ces interdépendances influencent depuis 10 000 ans nos relations aux animaux, aux humains et au monde. Cette longue compagnie a participé à construire nos imaginaires, nos mythes, notre culture. Avec le puçage électronique, toute cette partie de l’histoire de notre humanité est anéantie, détruite, niée.

Comme la plupart des professions, une part de plus en plus importante de nos activités est régie par un ailleurs : normes industrielles, obligation de s’expliquer, permanence de la suspicion à notre égard. Cela suffit ! Pour nous, il ne s’agit pas de se justifier. Nous ne voulons plus cogérer les modalités de notre soumission. Nous ne voulons plus nous « adapter ». Nous ne pouvons regarder nos brebis se transformer en machine, en émetteur-récepteur sans rien dire. Dans un monde où l’humiliation est devenue tellement familière que l’on ne la reconnaît plus, où le contrôle ne choque plus personne et peut même être citoyen ou participatif, nous avons fait comme tout le monde. Nous avons fait profil bas, nous avons ménagé les administrations et entretenu notre asservissement au système des primes agricoles en traînant les pieds face aux « nouveautés ».

Aujourd’hui refuser le puçage électronique, c’est voir son troupeau euthanasié. Malgré tout, si nous prenons publiquement la parole, c’est que nous ne voulons pas plonger dans l’aigreur et le désespoir que génère la résignation ( « de toute façon ça se fera », « les gens ne comprennent rien », « le monde est devenu fou », « on n’arrête pas le progrès »).

La révolution industrielle a réalisé la volonté de tout transformer en machine. Après les outils, il est question aujourd’hui des animaux domestiques avec le marquage électronique. Vient le tour du cheptel humain. Déjà, il est question de bornes biométriques dans les cantines, de fichier ADN, de cartes d’identités biométriques,… Ce puissant processus de mécanisation du monde vivant est en train de détruire tout ce qui fait que l’humain n’est pas seulement une construction biologique usinable à merci.

Nous avons encore quelques espoirs mais ils peuvent disparaître si l’on continue à se taire, à baisser la tête, à laisser échapper ce que l’on a dans les mains. Ici, il s’agit pour nous de conserver quelques chances d’élever des bêtes à peu près dignement, de ne pas collaborer par notre silence à l’automatisation et à la déshumanisation de l’élevage, à la transformation définitive des bêtes en marchandise et à notre enfermement dans un monde invivable pour les brebis et pour nous tous.

Nous, bergers des plaines, des causses et des montagnes, réunis pour notre sauvegarde, appelons toutes et tous à refuser les entraves électroniques. Nos troupeaux ne sont pas des machines et nous n’habitons pas dans des usines. Nous vous invitons à reproduire ce texte, et à en parler autour de vous.

Des bergères et bergers opposés à la mécanisation de la vie

 

                   Août 2007

 

Pour poursuivre, contact :

 

Groupe nord ouest : bergerouest@no-log.org

 

Groupe sud-ouest : Bergères et bergers languedociens rue du Port 81500 Lavaur

 

Groupe sud–est : Léon Nampepusse ancienne école 84400 Sivergues

 

14:35 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0)