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14/11/2007

"fauchage" de bornes MONEO à la fac de Tours!!! Un exemple d'action...

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Source : indymedia grenoble  

NOUS REVENDIQUONS LA DEGRADATION
DE 8 BORNES MONEO (sur 18) DE L'UNIVERSITE DE TOURS, SOIT PRESQUE LA MOITIE DE CES BORNES (mais l'ensemble des bornes rattachées au site des Tanneurs)
LE MERCREDI 31 OCTOBRE 2007 !!!

Pourquoi cette action ?

Notre action ne relève absolument pas du vandalisme, mais est le résultat d'une solide réflexion sur une situation absolument inacceptable! Depuis cette rentrée 2007/ 2008 l'université force en effet les étudiants voulant manger au restaurant universitaire à utiliser le porte -monnaie électronique MONEO. Selon BMS la société qui gère MONEO, depuis cette rentrée 16 CROUS sur 23 utiliseraient ce service, ce qui concernerait 800 000 étudiants. Or ceci est inacceptable pour plusieurs raisons:

1 - MONEO a été lancé en 1998 et n'a pas réellement fonctionné puisque fin 2004 (soit 6 ans après!) seulement
1,2 millions de personnes l'utilisaient. En réaction à cela BMS a réorienté son service vers certains secteurs: le stationnement (pour payer les horodateurs), la distribution automatique (distributeurs automatiques alimentaires...), et les CROUS (ces 3 secteurs représentant 70% des paiements). En habituant la jeunesse à utiliser MONEO (par obligation), BMS s'assure de futurs utilisateurs du porte -monnaie électronique une fois leurs études terminées (alors même que les générations actuelles en âge de travailler n'en veulent pas!!). Les étudiants d'aujourd'hui étant les consommateurs de demain! La jeunesse est belle et bien utilisée comme « cheval de Troie » pour imposer le porte -monnaie électronique à l'ensemble de la population!

2 - MONEO paraît être aux étudiants un service gratuit mais cela est faux! Si le Crédit Agricole (une des banques adhérentes à MONEO) propose gratuitement MONEO au CROUS d'Orléans Tours, cela n'est pas le cas hors de la faculté puisque MONEO coûte environ 7 euros par an pour le consommateur. En clair, comme l'affirme l'UFC -Que Choisir, MONEO n'est qu' « un produit commercial conçu pour le seul bénéfice des banques, et qui ne rend aucun service au consommateur. Il est payant alors que rien ne le justifie [...] ». De plus de nombreux étudiants n'ont pas de carte bancaire de paiement (nécessaire pour recharger MONEO!)
3 - Mais LE PLUS GRAVE est que tout porte -monnaie électronique représente une GRAVE ATTEINTE A NOS LIBERTES INDIVIDUELLES! En effet à chaque utilisation le montant, l'heure et le lieu sont stockés dans un fichier au coeur d'un ordinateur, le tout étant bien sur couplé à vos coordonnées personnelles. Louis-Michel Marchal, spécialiste consommation, marketing et surveillance, affirme qu' « outre le fait d'être un nouveau mouchard électronique, le porte -monnaie électronique combiné avec la disparition de l'argent liquide rendra les individus totalement dépendants des moyens de paiement électronique ». La position de l'UFC-Que Choisir va également dans ce sens puisque selon l'association de défense des consommateurs, « il [MONEO] permet aux banques de nous suivre à la trace ». Jean -Paul Ney, journaliste spécialiste des questions de surveillance et de terrorisme va encore plus loin en affirmant qu' « encore en phase de test dans certains pays, tout comme Moneo en France, le porte -monnaie électronique est appelé à remplacer totalement l'argent liquide dans les années futures ». Et encore, s'il n'y avait que MONEO pour nous ficher... Selon Jean -Paul Ney « à la fin de la journée, un citoyen de ce pays qui s'apprête à passer une nuit paisible aura été fiché plus d'une quinzaine de fois, filmé une vingtaine de fois et, pendant qu'il s'endormira dans les bras de Morphée, son nom sera en train de circuler dans les entrailles de dizaines d'ordinateurs, il sera accompagné de ses habitudes, ses envies, ses moindres faits et gestes... ».

Pourquoi une action à visage caché ?

Tout simplement parce que notre mode d'action ne pouvait permettre une action à visage découvert, ce qui nous aurait directement exposé à des sanctions judiciaires. Nous ne pouvions donc hélas pas assumer au grand jour notre geste!

Pourquoi une action « radicale », et non une simple action de sensibilisation ?

Nous considérons que le temps de la prévention concernant l'attaque incessante menée à l'encontre de nos libertés individuelles est révolu. Dans le 27ème rapport d'activité 2006 de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), intitulé « Alerte à la société de surveillance », son président (par ailleurs sénateur) Alex Türk affirme que « nous sommes confrontés à une situation d'extrême urgence. » Il explique ainsi que « 30 ans après (1978) deux vagues menacent pourtant nos autorités de protection des données et libertés qu'elles ont pour mission de protéger. La première vague est d'ordre technologique, la seconde de nature normative. » Il poursuit en disant que « s'agissant du capital représenté par notre identité, notre vie privée et la protection de nos droits fondamentaux, nous devons être conscients que les atteintes qui lui sont portées, de manière irréversible, mettent en cause sa pérennité. » Est il encore le temps de l'action visant à informer des dangers de ce genre de technologies liberticides?!! Quand avons nous été consultés sur ce sujet?!! Ici ou ailleurs on ne nous demande jamais notre avis! On nous propose tout d'abord un nouveau service technologique sur le mode du choix (ici lancement en 1998 de MONEO), puis dès qu'un pourcentage assez conséquent de personnes l'utilisent ou dès qu'il est banalisé (ici tentative de banalisation forcée auprès des étudiants, ce service n'ayant pas accroché les autres tranches d'age de la population), on rend ce service obligatoire (ce qui arrivera dans quelques années concernant le porte monnaie électronique, il ne s 'agit que d'une question de temps!)! C'est exactement ce que les banques veulent faire avec MONEO à terme: supprimer l'argent liquide et inventer un monde où ne circulera que de l'argent électronique!! Loin d'avoir voulu prendre les étudiants en « otage », nous espérons que le caractère spectaculaire de notre action servira à une réelle PRISE DE CONSCIENCE!

Et maintenant ?

Il est évident que nous ne comptons pas en rester là. Nous demandons au CROUS d'Orléans -Tours de supprimer l'ensemble des bornes MONEO, et de revenir aux moyens de paiement « classiques »: liquidité, chèque, carte bancaire. Dans le cas contraire nous réitérerons ce type d'action et nous ne voyons pas comment l'université pourrait nous en empêcher. Nous sommes déjà une vingtaine, très motivés, et avons beaucoup d'imagination. Nous ne sommes pas des cas isolés opposés aux bornes monéo, en témoignent les nombreuses discussions à ce sujet hors cours, mais nous sommes les premiers à réagir de manière organisée! Certains étudiants ont ainsi de manière individuelle fait le choix de boycotter le restaurant universitaire, mais la majorité, bien que mécontente s'est pliée à ce non choix! NOUS INVITONS TOUS LES ETUDIANTS ET TOUTES LES ORGANISATIONS ETUDIANTES A SE SAISIR DE CE PROBLEME ET A AGIR (pétitions, boycott, sensibilisation...). Nous nous considérons comme des résistants, et menons nos actions en toute âme et conscience pour l'avenir de nos enfants. Et pour qu'ainsi « l'alerte à la société de surveillance » ne soit pas resté qu'un souvenir couché sur un bout de papier...

Le contexte actuel !

LE PLUS IMPORTANT à comprendre est que le déploiement du porte -monnaie électronique se situe dans un contexte particulièrement LIBERTICIDE: constitution de gigantesques bases de données centralisées (mise en commun de tous les fichiers informatiques administratifs : casiers judiciaires, création du Dossier Médical Personnel...), développement des cartes d'identité et passeports à puce, conservation de données personnelles (en Europe, E-mail et SMS conservés pendant 2 ans...), recrudescence des caméras de surveillance (précisons que l'université en a équipé le nouveau bâtiment des Tanneurs!), développement de la biométrie dans les aéroports, les lieux publics, et même dans les écoles, distribution à grande échelle dans certains pays des tags RFID (« Radio Frequency Identification »: puces lisibles à distance allant entre autre remplacer les codes barres, BMS est d'ailleurs en train de lancer une carte MONEO de deuxième génération équipée de cette technologie!), renforcement des systèmes satellites de pistage (GPS, Galileo), progression des puces sous-cutanées dans le monde (utilisation dans les soins de santé aux USA... mais aussi nombreux projets pour l'Europe!), développement des nanotechnologies (technologies invisibles à l'oeil nu! Lancement en France, à Grenoble de « Minatec »: premier centre européen pour les nanotechnologies...), forces policières et de contrôle renforcées, lois liberticides (Perben II...)...

Le Collectif des Faucheurs MONEO (C.F.M.)

13:13 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (1)

13/11/2007

Manifeste : Quand la quête éperdue de croissance tue la planète

20c18e3823a9b491d7ada7957b87f1f2.jpgTexte trouvé sur contreinfo. Rien à redire si ce n’est ce terme « alter-développement » dans l'avant dernier paragraphe là ou un « après-développement » serait mieux venu, faisant ainsi explicitement référence à « l’internationale post-développementaliste » menée par des auteurs comme François Partant, Majid Rahnema, Gilbert Rist, Wolfgang Sach’s, Gustavo Esteva, Helena Norberg-Hodge, etc. sans, bien sûr, oublier Serge Latouche... Quoiqu'il en soit de ce détail, nous sommes heureux de compter parmi les décroisseurs des amis belges. Puisse leur manifeste trouver un large écho.   

« Décroître, voilà le mot qui fait peur. Notre imaginaire culturel est contaminé par l’impression que c’est la quantité (et non la qualité) de biens matériels possédés qui fait notre bonheur. » Plaidoyer pour la décroissance, signé par un collectif d’écologistes belges.

 

Par Yannick Bovy, Didier Brissa, Julien DOHET, Pierre Eyben, Christian Jonet, Michel Recloux, Olivier Starquit, La Libre Belgique, 10 novembre 2007

Il est des notions dont la terminologie même nuit à leur diffusion et à leur appréhension, aussi fondées soient-elles. Il en va ainsi de la "décroissance".

En ces temps de début de prise de conscience du réchauffement climatique, les penseurs de la décroissance fournissent pourtant deux outils bien utiles : un démontage des notions de croissance et de PIB (produit intérieur brut) pour mesurer l’évolution d’une société, et une critique acérée du productivisme capitaliste conduisant à la surproduction.

D’une part, chacun du nous peut mesurer que la croissance du PIB n’est plus (si elle l’a jamais été) un instrument de mesure pertinent du bien-être dans une société. Le PIB mesure tout ce qui génère de la plus value dans l’activité économique, qu’il s’agisse de la construction d’un hôpital ou des conséquences du crash d’un Boeing ! La convention trompeuse qui fait du PIB un indicateur pertinent du progrès économique et social date de la période des "30 glorieuses" (environ 1945 - 1975), quand la part des salaires suivait une courbe ascendante parallèle à celle du produit intérieur brut. Au contraire, depuis le début des années 80, cette part des salaires n’a cessé de diminuer, au profit de la part du rendement du capital (les actionnaires). D’autres instruments, tel l’Indice de développement humain (IDH) ou l’Indicateur de pauvreté humaine, fournissent des mesures bien plus complètes car elles prennent également en compte d’autres facteurs fondamentaux tels que la qualité et l’accès à l’enseignement, l’accès aux soins de santé, l’espérance de vie, l’égalité hommes-femmes, etc. Ce qui plaît beaucoup moins aux "économistes" néolibéraux...

D’autre part, pour maintenir son profit, le modèle économique capitaliste a besoin d’un marché sans cesse en expansion. Il ne lui suffit plus de "répondre aux besoins", il lui faut non seulement produire toujours plus en étendant son marché, mais aussi augmenter à la fois le "turn over" des produits et créer de "nouveaux besoins". C’est là qu’intervient son service propagande : la publicité. En Belgique, ce sont 2,8 milliards en 2006 soit +75 pc en 2 ans qui se répercutent dans le prix des produits. La publicité cherche à nous convaincre d’absolument remplacer notre téléphone portable de l’année dernière par ce nouveau modèle qui possède ce petit "plus" essentiel à notre existence...

À tel point que ce qui caractérise le plus notre modèle économique, c’est d’être une société de surproduction de biens matériels. Biens matériels particulièrement consommateurs d’énergie fossile et de matières premières non renouvelables, qui ne répondent en outre, la plupart du temps, qu’à des "besoins" artificiellement créés. Pour entretenir le modèle, le crédit à la consommation s’est généralisé, et si cela permet d’augmenter les volumes des ventes, c’est aussi un formidable outil de contrôle social, car qui peut encore mener une grève de longue durée quand il peut à peine rembourser ses crédits à la fin de chaque mois ?

C’est ce modèle économique qui est à l’origine à la fois de l’inégalité dans la répartition du bien-être et des richesses sur la planète, mais aussi qui entraîne les dérèglements climatiques dont nous commençons seulement à voir les premières funestes manifestations. En matière de ressources non renouvelables, si tous les habitants de la Terre consommaient au même rythme que nous, Européens, il nous faudrait les ressources de 3 à 5 planètes . Si l’on regarde le rythme de consommation des Etats-Unis, c’est le double qui serait nécessaire. On voit bien qu’à ce rythme nous courons droit dans le mur, et la distance qui nous en sépare n’est plus que de quelques millimètres. Si nous voulons que les conditions mêmes de survie de l’espèce humaine perdurent, notre modèle de consommation devra nécessairement décroître !

"Décroître", voilà le mot qui fait peur, et pas seulement aux tenants de l’économie de marché libre et non-faussée. En effet, notre imaginaire culturel est contaminé non seulement par l’impression que c’est la quantité (et non la qualité) de biens matériels que nous possédons qui fait notre bonheur, mais aussi par l’idée que notre capacité (nos emplois) à en acquérir plus dépend de ce rapport surproduction/surconsommation. Pendant ce temps, chaque Belge jette en moyenne 20 pc des denrées périssables qu’il achète ; la durée de vie des produits que l’on nous vend ne cesse de se réduire (et c’est "fait pour" afin de nous en faire acheter plus rapidement de neufs) ; nous continuons à accumuler des montagnes de détritus ; à envoyer toujours davantage de voitures et de camions sur les routes et d’avions dans les airs ; etc.

Et pourtant, il n’y a pas là de fatalité, pas plus que nous ne risquons de voir notre bien-être s’évanouir dans le cadre d’une société de décroissance. Au contraire : l’un des fondements d’une telle société est l’articulation entre une relocalisation de la production, une production de qualité durable répondant aux besoins véritables, et un développement des services aux personnes...

Explicitons notre propos par quelques exemples :

    En rapprochant de petites unités de production des lieux de consommation, non seulement nous lutterons contre le réchauffement climatique (en réduisant drastiquement les transports, gros consommateurs d’énergie fossile, en remplacement desquels les agro-combustibles ne sont qu’un mirage, sans parler de la non prise en compte de leur empreinte écologique globale) mais également sur l’emploi de proximité. D’où vient ce que nous consommons ? (nos textiles fabriqués en Chine à 8 pc, nos fruits et légumes venus en grande partie d’autres continents, etc.) De la manufacture à l’agriculture (d’autant plus si elle est "bio"), la relocalisation est une grande génératrice de main-d’oeuvre ;

    Aujourd’hui la plupart des grandes entreprises de production ont un service chargé de "programmer l’obsolescence" des produits ou de les rendre "non-réparables", c’est-à-dire dont la fonction unique est de limiter dans le temps leur durée de vie. Dans certains cas, c’est au détriment de notre santé qu’on réduit le coût de production, comme l’a démontré encore dernièrement un reportage de la RTBF - il faut mettre fin à cette logique mortifère et faire de la durabilité et de la recyclabilité des normes de fabrication obligatoires.

    Notre enseignement est "malade", les classes sont trop peuplées pour que les enseignants aient le temps de s’occuper de tous ; nos infirmières croulent sous la surcharge de travail ; notre région manque de crèches ; le vieillissement de la population nécessite toujours plus d’encadrement ; nos services publics sont vidés de leur substance (et de leur personnel) ; certaines activités économiques sont rendues impossibles par la concurrence issue de la globalisation ; la culture reste un "produit" de et pour privilégiés, tant du point de vue de son accès que de sa création. Le bien-être peut passer par bien d’autres choses que l’acquisition de biens matériels, et donc la revendication du monde du travail ne doit plus passer uniquement par des augmentations de salaire mais au contraire par une plus grande socialisation des richesses.

Pour en arriver à ce modèle d’alter-développement, c’est dès à présent qu’il faut amorcer une véritable révolution écologique et sociale des mentalités. Chaque jour qui passe apporte davantage d’éléments de preuve que notre mode de vie d’aujourd’hui condamne tout simplement la vie de demain. La décroissance est inévitable, mais sera-t-elle socialement juste ? Si les progressistes ne s’emparent pas rapidement de la question, le capitalisme, avec son extraordinaire capacité de récupération, le fera et uniquement au profit des privilégiés (revoyez ce film prophétique, "Soleil Vert").

Pourtant, en dehors de cercles environnementalistes restreints d’écologistes et économistes militants, la question de la décroissance soutenable reste relativement tue, sans doute en partie à cause du terme "décroissance" lui-même. C’est pourquoi les membres du Collectif Le Ressort signataires de ce texte espèrent, par celui-ci, contribuer à populariser la réflexion sur le sujet. Et c’est pourquoi ils se déclarent, dès à présent et ouvertement, Objecteurs de croissance capitaliste.

06/11/2007

Paysages manufacturés

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Paysages manufacturés

Avant-première : 16 novembre à 21H

A Saint Amand Montrond

 

Lors d'un voyage en Chine, le photographe canadien Edward Burtynsky documente les effets néfastes de la pollution et de l'industrialisation sur les paysages naturels.

Ce documentaire est à la fois une oeuvre d'art et une réflexion sur l'industrialisation, la mutation des paysages et la condition humaine.

Mondialement acclamé pour ses photos à grande échelle de "paysages manufacturés" – carrières, usines de recyclage, usines, mines et barrages – Edward Burtynsky crée un art d'une beauté rare à partir des matériaux et des déchets issus de la civilisation. La caméra le suit en Chine où il photographie les preuves et les effets de la révolution industrielle massive de ce pays, le film prolonge aussi les récits des photographies d'Edward Burtynsky.

Dans la lignée de films traitant de l'environnement tels que "Une vérité qui dérange" et "Rivers and Tides", "Paysages manufacturés" réveille notre conscience du monde et de notre mode de vie, sans jugements simplistes ni résolutions réductrices.

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EDWARD BURTYNSKY

BIOGRAPHIE

Edward Burtynsky est l'un des photographes canadiens les plus reconnus. Ses remarquables peintures photographiques de paysages industriels prises dans le monde entier font partie des collections des quinze plus grands musées du monde, tels que la National Gallery au Canada, la Bibliothèque Nationale à Paris, le Musée d'Art Moderne et le Musée Guggenheim à New York.

 

Né en 1955 à St. Catharines dans l'Ontario, de parents ukrainiens, Edward Burtynsky est diplômé de l'université de Ryerson et du Niagara College. La découverte, dès son enfance, de sites et d'images de la General Motors implantée dans sa ville forge son travail de photographe. Son imagerie explore le lien complexe entre l'industrie et la nature, en alliant les éléments bruts de l'exploitation des mines et des carrières, du transport maritime, de la production pétrolière et du recyclage, à des visions éloquentes et particulièrement expressives faisant ressortir la beauté et l'humanité des endroits les plus inattendus. 

 

609aaf13afbe7da298eb0fac22ef9b6e.jpgCOMMENTAIRES DE L'ARTISTE

L'exploration du paysage résiduel

  

La nature transformée par l'industrie est un thème prédominant dans mon travail. Je m'efforce de poser un regard contemporain sur les grands âges de l'humanité : de la pierre aux minéraux, au pétrole, au transport, à la silicone, etc. Afin de concrétiser ces idées, je recherche des sujets riches en détails et en envergure, mais toujours ouverts dans leur signification. Usines de recyclage, chantiers de mines, carrières et raffineries sont autant de lieux qui nous sont étrangers, pourtant, leur production nous sert au quotidien. 

Ces images sont des métaphores du dilemme de notre existence moderne : elles tentent d'établir un dialogue entre attraction et répulsion, séduction et crainte. Nous sommes guidés par le désir – la possibilité d'une meilleure qualité de vie – tout en sachant, consciemment ou non, que le monde souffre de nos avancées. Nous dépendons de la nature qui nous fournit les matériaux destinés à notre consommation et nous nous préoccupons de la santé de la planète, ce qui nous place dans un état de contradiction inconfortable. Pour moi, ces images agissent comme des miroirs de notre époque.

  

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11:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1)