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26/10/2007

La planète laboratoire

83929c1d673f885e42e7d41e31b0c5f1.gifBug-in, l'un des administrateurs de decroissance.info, a récemment mis en ligne un lien permettant de télécharger un document fort intéressant dénommé La Planète laboratoire. Ce journal, réalisé par le groupe Bureau d’Etude, comporte de nombreux articles très bien documentés. Ainsi, par exemple, l’Observatoire de l’Evolution (p 2-3) porte une analyse des plus pertinentes sur le mouvement de la Décroissance :

 

 

« le concept de décroissance qui repose sur un constat assez réaliste de notre situation écologique, paraît ignorer que la croissance n’est pas un choix d’évolution désiré ou organisé par les hommes mais une obligation imposée par les exigences de domination des sociétés les plus influentes dans la colonisation rationnelle du monde vivant. Comment les promoteurs de ce concept peuvent-ils imaginer que la société où ils se trouvent, acceptera un redoutable affaiblissement de sa puissance au moment même où un milliard d’individus expérimentent une croissance hallucinante et de ce fait pourront bientôt (eux ou ceux qui travailleront avec eux) prendre possession des terres des décroissants encore plus facilement que l’Occident colonisa le monde. »

 

 

L’article Gouverner la maison monde est également captivant en ce qu’il montre bien comment nous glissons lentement mais sûrement vers une organisation totale de type scientifique. C’est-à-dire comment des problèmes d’ordres moraux sont remplacés par des questions purement techniciennes. Et c’est bien là, selon nous, le plus grand risque qui découle de la prise en charge par la politique de la question écologique.

 

 

Bref, outre les deux articles mentionnés, La planète Laboratoire, mérite d’être lu attentivement. En guise d’antipasto voici l’article qui ouvre ce journal :

 

 

 

 

Pourquoi travaillons-nous à notre obsolescence ?

 

 

Depuis la Seconde guerre mondiale, le monde se transforme progressivement en laboratoire à l'échelle 1:1. Au modèle du “monde usine” s'ajoute désormais un modèle de “monde laboratoire”.

 

Aujourd’hui la géo-ingénierie est en voie de se banaliser, justifiant ainsi, au nom de la lutte contre l'effet de serre et ses conséquences (tempêtes tropicales, sécheresses, etc.), des expériences de modification du climat à très grande échelle et de transformation de la chimie des océans.

 

Les satellites surveillant et analysant en permanence les variations de l'activité terrestre sont couplés avec les réseaux d'information et des technologies comme les RFID et les micro (ou nano) capteurs, créant ainsi une planète-information, une planète-virtuelle renforçant encore la puissance de gestion et de contrôle voire de transformation du réel à distance.

 

Ce devenir-monde du laboratoire encourage la manipulation du vivant selon la doctrine du “risque acceptable”. La radicalisation de la compétition et les “ manques à gagner ”dans les investissements planifiés autorisent les tests en “ conditions réelles ” : la recherche pharmaceutique mène des expérimentations sur des populations entières, en Afrique ou ailleurs ; la dissémination des Organismes Génétiquement Modifiés est encouragée par tous les moyens nécessaires… en attendant les Organismes Atomiquement Modifiés ; les technologies sans fil mises sur le marché sans études publiques préalables font de leurs utilisateurs les cobayes d'expériences grandeur nature et en temps réel. Le développement des technologies convergentes (bio-, nano-, cogno-, info-, robot-, sociotech) est le cercle magique dans lequel émerge des espèces biologiques et mécaniques de laboratoire et de nouvelles tables des éléments.

 

Nombre de ces recherches s'effectuent aujourd'hui dans le secret (*). C'est pourquoi la compréhension du présent lui-même reste déterminée par l'appréhension limitée que nous pouvons avoir d'informations elle-même filtrées ou orchestrées. Comment parler alors du présent ? Comment savoir où nous sommes, ou nous en sommes ?

Les scénarios apocalyptiques prophétisant la fin de notre monde surpeuplé justifient les expérimentations démiurgiques du monde devenu laboratoire. L'organisation rationnelle du monde-laboratoire se retourne alors en une organisation irrationnelle menaçant ceux qui l'ont instauré.

 

De ceux-là, pourtant, nous ne sommes pas. Nous ne travaillons pas à ce laboratoire ni pour lui. Nous n'en sommes pas non plus les objets. Que faire alors de cette immense machine qui se développe aujourd'hui selon sa dynamique propre, devenue autonome ? Pouvons-nous réorienter le destin et les orientations de ce laboratoire dont aucun d'entre nous, ou si peu, a décidé de l'existence ? Pouvons-nous abandonner ce futur tracé par d'autres ? Autrement dit, pouvons-nous encore faire usage de notre liberté ?

 

(*) Il existe aujourd'hui plus d'un trillion de documents classifiés concernant la recherche scientifique aux Etats-Unis (voir Herbert Foerstel, Secret science : Federal control of American Science and Technology, Praeger, 1993). À ces archives secrètes issues des sciences et techniques développées par tout pays prétendant poursuivre une recherche indépendante, s'ajoutent l'immense quantité de documents protégés par le secret militaire, par le secret administratif et par le secret commercial.

 

Pour le journal dans son intégralité cliquer-ici.

 

 

 

15:00 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : décroissance

24/10/2007

Mr Hulot

6390fe5b98c73ddd3c036a6e33fee274.jpgNicolas Hulot pour la Décroissance ? En tout cas l’extrait de l’interview qui suit montre qu’il n’est pas insensible à nos idées !

Libération : Borloo promeut une croissance verte…

Nicolas Hulot : Il ne faut pas que ce terme générique cache une obstination dans une croissance débridée. Or, sur certains points, il faudra bien opérer une décroissance. Si l’on veut éviter soit une pénurie, soit la diminution drastique des ressources, par exemple le poisson, l’eau, l’énergie, il faut réduire les prélèvements à l’échelle de la planète. Et ce n’est pas être dogmatique que de dire cela. Nous sommes face à une équation qui résume toutes les contradictions du développement durable : comment accompagner une croissance économique en tenant compte de flux qui se raréfient ou qui sont insupportables compte tenu de la réalité environnementale et du réchauffement climatique ? Il y a des choses très pertinentes dans le mouvement de la décroissance. Et il est regrettable que le Grenelle fasse l’économie d’une interrogation fondamentale, presque philosophique, sur la croissance et, surtout, sur sa compatibilité avec la réalité de la crise écologique.

Source : Libération

14:50 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : décroissance

22/10/2007

La décroissance est inéluctable !

69e96b4735f56561bc593c2938207914.jpg La production mondiale de pétrole a atteint son pic en 2006, avertit l'EWG

 

LONDRES - La production de pétrole dans le monde a atteint son pic en 2006, et devrait décliner de moitié d'ici 2030, a prévenu lundi l'institut Energy Watch Group, lors d'une conférence sur le "pic pétrolier" ("peak oil") organisée à Londres.

 

"Cela créera un manque de production qu'il sera difficile de combler malgré l'exploitation grandissante d'autres énergies fossiles, du nucléaire ou de sources alternatives", met en garde l'Energy Watch Group (EWG), défenseur de la thèse du "pic pétrolier".

Selon les chiffres publiés par l'EWG, le monde a produit 81 millions de barils par jour (Mbj) en 2006. En 2020, il devrait en produire 58 millions par jour, puis simplement 39 millions en 2030 - une baisse de plus de 50% par rapport aux niveaux actuels.

Cette hypothèse baissière contraste avec les projections de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui table sur 105 Mbj en 2020 (extrapolation de l'EWG à partir d'une projection de l'AIE pour 2015), et 116 Mbj en 2030.

Selon l'EWG, l'AIE, comme les autres organismes qui contestent la théorie d'un épuisement déjà en cours des ressources fossiles, envoie aux milieux d'affaire un message dangereux, en supposant que l'approvisionnement en pétrole ira en s'améliorant, ce qui n'encourage pas l'industrie à s'atteler aux changements structurels nécessaires.

"Le système économique mondial est à l'aube d'un changement structurel", insiste le groupe d'étude, qui se veut indépendant de l'industrie pétrolière, au contraires de groupes d'études et d'agences telles que l'AIE, ou le CERA.

Pour l'un des intervenants invités par l'EWG, l'économiste britannique David Fleming, la raréfaction des ressources pétrolières ne sera pas sans conséquences sociales: "on pourrait aisément assister aux mêmes scènes d'agitation sociale de masse que celles survenues en Birmanie ce mois-ci", prévient-il, en référence au soulevement populaire qui avait pris racine dans le mécontentement des habitants après une hausse surprise et massive des prix des carburants.

L'économiste met en garde contre le risque d'"effondrement social", si les gouvernements ne préparent pas la transition vers les autres sources d'énergie.

(©AFP / 22 octobre 2007 13h27)

Source : Romandie News

20:23 Publié dans Pétrole | Lien permanent | Commentaires (0)