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26/01/2007

A tout ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer

ADRESSE A TOUS CEUX QUI NE VEULENT PAS GERER LES NUISANCES MAIS LES SUPPRIMER

(Texte disponible sur ce site à la rubrique Documents)

Ce texte de l’Encyclopédie des Nuisances [1] déjà vieux de 17 ans n’en a pas moins conservé toute sa pertinence. Certains seront sans doute surpris d’y voir mis en cause l’écologisme. Pourtant loin d’être une nouvelle querelle de chapelles, il s’agit là de mettre en évidence les insuffisances et l’inconsistance des pratiques écologistes qui malgré les bonnes intentions affichées ne font en définitive que renforcer la source des maux dont nous sommes victimes. 

« Dire de la pratique des écologistes qu’elle est réformiste serait encore lui faire trop d’honneur, car elle s’inscrit directement et délibérément dans la logique de la domination capitaliste, qui étend sans cesse, par ses destructions mêmes, le terrain de son exercice »

Ce qui manque à l’écologisme c’est une remise en question du problème à sa racine : le Développement. Sans la prise en compte de ce phénomène tout espoir de sortir des contradictions de notre civilisation est vain. L’objecteur de croissance Serge Latouche ne s’y trompe pas lorsqu’il qualifie ce vocable de toxique [2]. De même Bernard Charbonneau, dans un ouvrage adressé au mouvement écologiste, prévient que :

« Avec la crise du pétrole on peut penser que l’énergie solaire deviendra une réalité. Mais dans le cadre du Développement elle ne remplacera pas le nucléaire, elle si ajoutera. ». [3] 

W. Sachs quant à lui, montre fort justement que l’écologisme ne marque en rien une rupture avec les pratiques existantes puisqu’en fin de compte il ne fait que pousser à son terme la rationalisation du monde déjà amorcée :

« Puisque leur sens écologique se contente d’une cure d’efficacité pour les moyens et ne remet pas en question la croissance constante des objectifs, ils ne peuvent s’empêcher de pousser plus loin la rationalisation du monde au nom de l’écologie » [4] 

Ainsi, l’écologisme ne fait que conforter la technostructure et son cortège d’experts patentés, et ceci alors même que la prolifération de ces derniers ôte aux individus la capacité de maîtriser leurs conditions d’existence tout en leur supprimant la possibilité d’agir suivant leur propre expérience du monde. Aussi ne peut-on qu’être d’accord avec ce passage de l’EdN:

« Contre une critique encore séparée et spécialisée des nuisances, défendre les simples exigences unitaires de la critique sociale n’est pas seulement réaffirmer, comme but total, qu’il ne s’agit pas de changer les experts au pouvoir mais d’abolir les conditions qui rendent nécessaires les experts et la spécialisation du pouvoir ; c’est également un impératif tactique, pour une lutte qui ne peut parler le langage des spécialistes si elle veut trouver ses alliés en s’adressant à tous ceux qui n’ont aucun pouvoir en tant que spécialiste de quoi que ce soit. »

La critique des pratiques écologistes est loin d’être une simple coquetterie visant à l’originalité. Il est aujourd’hui fondamental de rompre avec une logique qui ne fait qu’accompagner le naufrage du monde. Sans une telle rupture, c’est-à-dire une sortie de l’écologisme économiciste, il se pourrait bien en effet que dans un avenir proche la sombre prophétie de Bernard Charbonneau ne devienne réalité :

« Ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie » [5] 

Notes:

[1] Merci au passage à Clément Homs de nous avoir fait part de ce texte.

[2] Serge Latouche A bas le développement durable ! Vivre la décroissance conviviale ! Texte disponible en ligne à l’adresse : http://ecolib.free.fr/textes/fondam/page01d.html

[3] B. Charbonneau Le Feu vert p129.

 

[4] W. Sachs Les ruines du développement p76.

 

[5] B.Charbonneau Le Feu Vert p131

     

23/01/2007

1er Fevrier 2007

Plusieurs personnes nous ont envoyé cette initiative dont nous vous faisons part. Soit dit en passant, cela fait bien longtemps qu’il ne traîne plus veilleuses chez nous…

Le 1er février 2007, dans toute la France :

Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !

L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles  et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00.

Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle!

22/01/2007

Réchauffement Climatique : Plus vite, plus fort que prévu

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Voici, en « avant première » le ton du prochain rapport du GIEC qui doit paraître le premier février. Malheureusement nous en doutions : ça va mal ! Très mal ! 

Source : Bellaciao

L’Observer s’est procuré une copie du nouveau rapport du GIEC - groupe d’experts mandatés par l’ONU pour étudier le changement climatique. Leurs conclusions ne sont pas rassurantes. Le réchauffement est plus rapide et plus important que prévu.

Le réchauffement climatique aura un impact plus important et plus rapide que ce que les précédentes études avaient estimé, telles sont les conclusions du quatrième rapport du GIEC Groupe Intergouvernemetal sur l’Etude du Climat.

Selon, l’Observer qui s’est procuré une copie du document, la fréquence des tempêtes comme celle qui vient de frapper l’Europe va s’accroître considérablement. Le niveau de la mer s’élevera de 50 cm durant le siècle, la neige disparaîtra à l’exception des plus hauts sommets, les déserts vont s’étendre, et l’océan s’acidifier, ce qui provoquera la destruction des récifs de coraux et des atolls.

L’impact de ces modification sera catastrophique, condamnant des centaines de millions de personnes à fuir leurs habitats dévastés, tout particulièrement dans les zones tropicales, et les vagues d’émigration déséquilibreront les économies, même les plus développées.

Ce qui rend ce rapport vraiment inquiétant, c’est qu’il représente le travail de plusieurs milliers d’experts, et que chaque paragraphe a fait l’objet d’un débat approfondi. C’est un document prudent, et c’est ce qui le rend effrayant.

Le rapport est encore en phase finale d’élaboration, mais ses conclusions indiquent que :

12 des 13 dernières années ont été les plus chaudes jamais observées.

Les réchauffement des océans est sensible jusqu’à trois kilomètres de profondeur.

Les glaciers et le permafrost disparaissent dans les deux hémisphères.

Le niveau des océans s’élève de 2 mm par an.

Les journées et les nuits froides se raréfient et les vagues de chaleurs deviennent plus fréquentes.

Les auteurs estiment très vraisemblable que l’activité humaine génératrice de gaz à effets de serre soit responsable de l’élévation des températures observées durant le dernier siècle.

Aujourd’hui l’élévation de température moyenne est de 0,6 degrés. Le résultat probable de la poursuite des émissions de gaz à effet de serre sera une augmentation supplémentaire de 3 degrés d’ici la fin du siècle.

Les derniers rapports du GIEC considéraient leurs prévisions comme « probables ». Désormais ils les qualifient d’« extrêmement probables » ou de « quasi certaines ».

En réponse à ceux qui attribuent le réchauffement à des variations du rayonnement solaire, ils affirment que l’activité humaine a un impact cinq fois plus important sur le climat.

18:10 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie