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13/12/2006

La banquise fond

medium_Arctique.jpgLa banquise pourrait avoir fondu à l'été 2040

Voici encore une étude alarmante qui vient de paraître. La fonte de la banquise confirme la tendance à l’accélération du dérèglement climatique induite par les multiples effets boule de neige (en cybernétique on parle de rétroaction positive). 

A nouveau ce qui choque ce n’est pas la triste réalité alarmante du monde dans lequel nous vivons, ça nous ne le savons que trop bien, mais c’est surtout la façon dont les médias traitent du sujet. Alors que c’est clairement la survie de l’humanité à court terme qui est en jeu, ces derniers colportent des commentaires de soit disant chercheurs qui sont parfaitement insupportables. 

Ainsi on a pu lire dans plusieurs articles sur le sujet quelques « éclaircissements » apportées par un certain Mark Serreze. Parlant des conséquences de la fonte des glaces, celui explique : « Il y a des gagnants et des perdants à ce jeu ». Mais bon sang à quel jeu jouons-nous ? A la roulette russe ?

Et plus loin « la pratique du ski pourrait être rendue plus difficile au Colorado ». Là c’est purement hallucinant !Comment est-il possible d’expliquer dans le même article quelques lignes plus haut que « la fonte de la banquise pourrait modifier l'écosystème mondial » pour ensuite se préoccuper du fait tout à fait insignifiant en regard qu’est la pratique du ski ?

 Mais qui sont les gagnants de ce jeu ? Laissons la parole à l’expert  : Pour la Russie par exemple, "les routes maritimes vont s'ouvrir, cela va être bénéfique économiquement"."Pour le Canada, cela pourrait être un boom économique." Comment à ce stade décomposition de la planète est-il possible de continuer à discourir sur un éventuel « boom économique » à venir ? Les universitaires n’ont-ils rien de mieux à faire ?

Bref nos experts s’enfoncent toujours plus dans le dénie de réalité…

Source : http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=33112&0803

 La banquise pourrait avoir fondu à l'été 2040 selon une étude Reuters 

 

Le réchauffement climatique pourrait entraîner la disparition de la banquise arctique pendant l'été dès l'année 2040, ce qui aura des conséquences environnementales mais aussi commerciales et stratégiques, selon des chercheurs américains et canadiens.

 

Selon leurs travaux, qui seront publiés mardi par la revue scientifique Geophysical Research Letters, la quantité de glace dans l'Océan glacial arctique chaque mois de septembre pourrait être réduite si brutalement que, d'ici 20 ans, elle pourrait se commencer à se réduire quatre fois plus vite que ce qui a pu être constaté jusqu'ici.

"La glace est en fait très stable jusqu'en 2025, puis, boum, elle s'en va", a déclaré Marika Holland, une scientifique du National Center for Atmospheric Research, lors de la réunion d'automne de l'Union américaine de géophysique à San Francisco.

 

Ce qui signifie que le pôle nord pourrait être sans glace dès l'été 2040, selon une modélisation produite par des ordinateurs.

 

Selon une des simulations produites, la glace de septembre se réduit pour passer d'environ 6 millions de kilomètres carrés à 2 millions de kilomètres carrés sur une période de dix ans.

 

En 2040, la quasi-totalité de la région arctique sera libre de glace en septembre; seule une partie de la banquise restera le long des côtes septentrionales du Groëland et du Canada.

 

La fonte de la banquise pourrait modifier l'écosystème mondial. Les animaux vont devoir s'adapter et les pays répondre à cette modification des frontières.

 

"Il y a des gagnants et des perdants à ce jeu, mais tout bien pesé, je pense que c'est négatif", a estimé Mark Serreze, chercheur au National Snow and Ice Data Center de l'Université du Colorado.

 

Pour la Russie par exemple, "les routes maritimes vont s'ouvrir, cela va être bénéfique économiquement", a-t-il expliqué. "Pour le Canada, cela pourrait être un boom économique."

 

Selon Mead Treadwell, président de la U.S. Arctic Research Commission à Anchorage, en Alaska, les Etats-Unis pourraient être obligés d'organiser des patrouilles le long de la frontière nord de l'Alaska et craindre des marées noires supplémentaires avec l'ouverture de nouvelles routes maritimes.

 

Autre conséquence négative, la pratique du ski pourrait être rendue plus difficile au Colorado du fait d'un moindre rafraîchissement venu de l'Arctique, a estimé Mark Serreze.

 

Cela pose à nouveau la question de la limitation des gaz à effets de serre dont certains chercheurs disent qu'elle pourrait ralentir la fonte de la banquise.

 

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