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25/10/2006

Decrescita

medium_NOTAV1.jpgDecrescita

 

 

Décidément nos amis italiens ne sont pas en reste pour ce qui est de mettre en pratique la Décroissance (la decrescita comme on dit la bas). Dans un récent article de rebellion.info , on apprend en effet que « 50 000 personnes ont manifesté le 14 octobre dernier à Rome contre les grands travaux (pont de Sicile, digue de Venise, construction de la ligne ferroviaire Lyon Turin) ». Tous ces projets ne visant qu’à contribuer à l’augmentation globale du trafic et donc de ce qui va avec : destruction des écosystèmes, plus de pollution, concurrence économique accrue, uniformisation des modes vies, des cultures,, on ne peut que soutenir et remercier toutes ces personnes qui se sont mobilisées pour manifester leur opposition à la démesure industrielle !

 

 

Mais les réjouissances ne sont pas finies, les opposants à la ligne Lyon Turin, fêteront le dimanche 29 octobre l’anniversaire de « la "bataille de Seghino" où la population du Val de Suse avait résisté à l’attaque de la police qui voulait protéger les sondages du chantier du Lyon Turin… » (Voir par exemple la brochure A toute allure pour plus d’info sur cette bataille)

 

 

Alors qu’en France la campagne électorale se focalise une fois de plus sur la question du COMMENT faire plus de croissance et non du POURQUOI, cela fait plaisir de constater que nos voisins, eux, connaissent des débats de bien meilleure qualité !

 

Signalons aussi pour les italianophones le site italien de la décroissance :

 

http://www.decrescita.it/

15:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : décroissance

09/10/2006

Freecycle

medium_freecycle-r.jpgUne initiative très intéressante vient de voir le jour à Bourges :

Septembre 2006 : naissance de Bourges Freecycle.

Bourges Freecycle® s'adresse aux personnes de Bourges et de ses environs qui préfèrent «recycler» les objets plutôt que de les mettre à la poubelle. Si vous avez une vieille porte, une chaise, un fax ou 100 kilos de briques qui vous embarrassent, un email à Bourges Freecycle et vous saurez si cela intéresse quelqu'un. Mais peut-être êtes vous, vous-même à la recherche de quelque chose ?

Le principe : tout est GRATUIT, y compris l'inscription.
Le but : alléger les décharges municipales.
Le moyen : un email envoyé à un réseau local de membres

ATTENTION : n'attendez pas d'avoir quelque chose à donner pour vous inscrire, faites-le dès maintenant !

Nous connaissons tous personnellement des tas de gens intéressés par l'idée de ce groupe, alors pourquoi ne pas les inviter à découvrir Freecycle ?
 

Les associations caritatives sont les bienvenues. Faites suivre cet email et parlez-en à vos amis, famille, voisins, collègues ils vous en remercieront.

Pour en savoir plus sur Freecycle, visitez le site :
http://fr.freecycle.org 

Pour découvrir et/ou vous inscrire à Bourges Freecycle :
http://fr.groups.yahoo.com/group/BourgesFreecycle/ 

Pour les habitants de Châteauroux, connectez vous à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/freecyclechateauroux

A très bientôt.

Erik Calop
Fondateur Bourges Freecycle

17:30 Publié dans Alternatives | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : décroissance

01/10/2006

Espérance de vie

medium_Esperance_de_vie.gifEspérance de vie, la fin des illusions

 

Un argument très souvent mis en avant par les défenseurs de l’idéologie du progrès est l’allongement continuel de l’espérance de vie dont ont bénéficié les habitants des pays dits développés depuis plusieurs siècles, conséquence la plus visible, selon eux, du déploiement sans précédent des outils techniques (scanner, etc.) combinés avec les connaissances toujours plus poussées obtenues dans le domaine médical (génétique, etc.). Ainsi, dans la mesure où ne cessent de s’accroître les avancées des la science on se devrait de conclure fort logiquement que celles-ci s’accompagneront automatiquement de l’augmentation de l’espérance de vie. Est-ce bien si sûr ? Claude Aubert, dans son livre "Espérance de vie, la fin des illusions", émet quant à lui quelques réserves. Voici une courte présentation de son ouvrage provenant  du site http://www.intelligenceverte.org/EsperanceVie.asp. Ceci n’est malheureusement pour nous qu’une nouvelle illustration du fait que le développement de la société industrielle avec les toutes les dégradations de notre environnement au sens large (société, nature, etc.) qu’il induit, ne peut offrir, malgré tous ses artefacts, les conditions propres à une vie saine et longue…

 

Espérance de vie, la fin des illusions

 

Dans un ouvrage intitulé "Espérance de vie, la fin des illusions", Claude Aubert, ingénieur agronome et expert dans le domaine de l'alimentation, explique comment la pollution, le tabac et l'obésité pourraient devenir des "bombes à retardement démographiques." Selon lui les projections officielles d'espérance de vie sont faussées et la courbe pourrait s'inverser dans les prochaines années.

 

86 ans en 2050 selon l'Insee, 103 ans en 2300 selon l'ONU : les projections de l'espérance de vie semblent pour le moins optimistes. Pour Claude Aubert, elles sont en réalité totalement fausses.

 

Cet ingénieur agronome, spécialiste de l'alimentation et de l'agriculture biologique vient de publier un ouvrage dans lequel il explique que "nous vivrons moins longtemps que nos parents," de même que "nos enfants vivront moins longtemps que nous."

 

Selon lui, les démographes selon lui se trompent, puisqu'ils ne prennent pas en compte les véritables " bombes à retardement " que sont l'obésité, les maladies dues à l'amiante, le tabagisme et les impacts de la pollution sur notre santé.

 

Ainsi l'obésité, phénomène qui connaît une croissance rapide, pourrait à elle seule faire diminuer notre espérance de vie de 2 à 5 ans. Aujourd'hui, 60% des adultes sont en surpoids ou obèses aux Etats-Unis. En France, le chiffre atteint 40% (Enquête Inserm 2003).

 

"Si aux Etats-Unis les pouvoirs publics commencent à s'en préoccuper, la communauté scientifique reste très inquiète", explique Claude Aubert. Quand à la France, on ne peut pas dire que les autorités aient une réelle politique face au problème." Par ailleurs, si on a longtemps cru que l'obésité était une maladie des pays riches, Claude Aubert montre qu'elle progresse encore plus vite dans les pays émergents. L'obésité et le diabète pourraient devenir la première cause de mortalité, devant le tabac, et faire considérablement baisser l'espérance de vie, (moins 7 ans pour un obèse). Hormis la sédentarité, Claude Aubert accuse largement l'industrie agroalimentaire d'être responsable de vendre des "produits trop gras, trop sucrés" auxquels sont incorporés des additifs et des arômes favorisant le surpoids.

 

Les multiples impacts de la pollution

 

Autre facteur d'obésité moins souvent évoqué, la pollution perturbe également l'équilibre hormonal et les cellules des tissus adipeux. C'est notamment le cas des perturbateurs endocriniens, qui modifient l'équilibre hormonal du fœtus, équilibre dont dépend la régulation du poids. De même, certains insecticides, présents dans notre organisme, ralentiraient le métabolisme et par conséquent, les dépenses énergétiques. Pour autant, les conséquences de la pollution sur notre santé ne se limitent pas, loin s'en faut, aux troubles hormonaux.

 

Rappelant que 100 000 molécules chimiques sont actuellement utilisées sans jamais avoir été testées (à l'exception des pesticides), Claude Aubert estime que les générations nées à partir des années 70 connaissent une "exposition aux produits chimiques sans précédent." Et si certains composants ont été interdits depuis, les études scientifiques montrent qu'ils sont toujours présents dans tous les tissus humains.

 

"Par ailleurs, d'autres produits chimiques ont pris le relais dans l'environnement et dans notre corps depuis," ajoute-t-il. La production de matières plastiques a été multipliée par 5 en 30 ans, celle de la formaldéhyde (un composé organique volatil) par 6 en 40 ans. La pollution de l'air, de l'eau et des aliments imprègne le corps humain à long terme.

 

Ainsi, des produits toxiques comme le DDT,- interdit il y a 30 ans-, se trouvaient encore dans le sang des volontaires qui ont participé à l'étude menée par le WWF en 2003. Et des molécules tout aussi dangereuses ont également été trouvées chez tous les nouveaux-nés lors d'une enquête menée en 2005 par l'Environnemental Working Group, association américaine. Les polluants passent en effet avec une grande rapidité (quelques heures) dans le placenta après avoir été absorbés parla mère. "En fait, ce sont probablement plusieurs centaines de molécules issues de l'industrie chimique qui passent chaque jour dans notre organisme," observe Claude Aubert. Des molécules dont on ne connaît pas réellement les impacts, puisque chaque matière active n'est testée que de manière isolée, jamais dans une version mélangée avec d'autres. "Les pesticides sont constitués de plusieurs matières actives, ainsi que d'adjuvants. Or, le produit commercialisé est parfois plus toxique que la matière seule, comme cela a été récemment mis en évidence à propos du Round Up," explique Claude Aubert.

 

Les lanceurs d'alerte face à l'omerta

 

Les impacts des différentes pollutions auxquelles nous sommes exposées sont multiples : perturbation des fonctions de reproduction, affaiblissement du système immunitaire, forte croissance des cancers dus à la pollution, maladies de l'appareil respiratoire, explosion des maladies chroniques et cardio-vasculaires, etc. Pour autant, ces impacts ne pourront se vérifier qu'à long terme et ne sont effectivement pas pris en considération pour mesurer, aujourd'hui, notre espérance de vie. Seul l'amiante qui est à l'origine d'un cancer spécifique a été pris en compte, mais comme le rappelle l'auteur, "il a fallu de nombreuses années avant que plus personne ne puisse contester qu'il est à l'origine d'une véritable hécatombe."

 

Claude Aubert rejoint avec cet ouvrage le mouvement des "lanceurs d'alerte", qui, au sein de la communauté scientifique, veulent prévenir l'opinion et les autorités politiques sur ces catastrophes sanitaires naissantes. Peu entendus jusqu'ici, certains estiment, comme André Cicolella que les lanceurs d'alerte font face à un pouvoir "négationniste", incarné par la communauté scientifique "officielle" et les industries. Chercheur en santé environnementale, il a travaillé sur les effets des éthers de glycol au sein de l'INRS. Jusqu'à ce que sa hiérarchie annule au dernier moment un colloque qu'il devait tenir sur le sujet et rompe son contrat de travail pour "faute grave". Après 6 ans de procédure, la Cour de Cassation lui a donné gain de cause, reconnaissant "l'indépendance due aux chercheurs."

 

Cette "omerta" que dénonce aujourd'hui une partie de la communauté scientifique, s'explique selon lui par le travail de lobbying de l'industrie et parce que "la croissance économique se nourrit des accidents, de la pollution et des maladies"

 

Espérance de vie, la fin des illusions, par Claude Aubert. Editions Terre Vivante, mars 2006.