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26/08/2006

Grain

medium_OGM.2.jpgNouveautés de GRAIN

Août 2006

http://www.grain.org/nfg/?id=429

DES MONOCULTURES DURABLES? NON MERCI!

GRAIN publie aujourd'hui en français le rapport "Une monoculture durable? Non merci!", qui jette un regard critique sur les initiatives prises par des entreprises privées pour promouvoir les monocultures durables. Le rapport attire l'attention sur une nouvelle tendance inquiétante d' ONG et de groupes d'agriculteurs qui participent à la mascarade écologique ("greenwashing") de l'industrie.

 

- En Asie du sud-est, les membres de la " Table ronde sur l'huile de palme durable " étaient des planteurs de palmiers à huile, des transformateurs, des détaillants et des investisseurs, ainsi qu'un petit nombre d'ONG régionales et internationales. Et bien que les conséquences de l'huile de palme sur les communautés et sur l'environnement soient épouvantables, les critères retenus lors de cette table ronde sur le comportement environnemental et social sont si faibles que rien ne va vraiment changer. De plus, les communautés locales qui sont les premières à être affectées par l'huile de palme n'ont pas voix au chapitre dans cette table ronde.

 

- Dans le même temps, en Amérique latine, une initiative similaire a été mise en place sous le nom de "Soja durable", et là encore, on voudrait faire rentrer les monocultures de soja dans une catégorie durable. La réaction de la société civile et des organisations paysannes a été si virulente que cette résistance populaire a obligé l'industrie à évacuer le "soja durable", mais pour que la même initiative réémerge quelques mois plus tard sous l'étiquette de "soja responsable".

 

Il est totalement erroné de penser que la monoculture d'une plante cultivée peut être durable. De par sa nature même, ce modèle agricole est dépendant de grosses quantités d'engrais et de pesticides, il requiert de vastes étendues de terre, une mécanisation lourde, des investissements externes qui doivent être remboursés et de plus, il entraîne la totale aliénation des communautés paysannes et autochtones locales.

 

Les organisations locales s'élèvent contre ces tentatives d'utiliser la "durabilité"  comme un écran de fumée pour que l'agrobusiness continue l'exploitation, le pillage et la destruction de leurs terres. Ils ont clairement montré que si un projet ne se fait pas dès le départ avec la participation active des communautés locales, en respectant leurs propres formes d'organisation, il est absurde d'imaginer un résultat "durable".

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GRAIN, Des monocultures durales? Non merci! "A contre-courant", Août 2006, www.grain.org/articles/?id=18



 

04/08/2006

Rencontre AMP anti-industrielle

   Appel pour une rencontre sur les luttes contre le capitalisme industriel et le déferlement technoscientiste
 

Nous ne pourrons malheureusement pas être à la conférence de l'Action Mondiale Peuples - europe, à Frayssinous - Aveyron qui aura lieu du  19 au 30 Août 2006. Le programme y est pourtant très intéressant
(pour plus d'info voir ici: http://pgaconference.org/fr/2006/anti-industrial_struggles) :

Au fil des luttes contre le nucléaire, les ogm, le puçage des animaux, la biométrie ou les nanotechnologies, se sont transmises et développées, ces dernières décennies, des contestations politiques en rupture avec la simple contre-expertise. Le rejet du capitalisme industriel, du "système technicien", du déferlement
néo-technologique, de l'idéologie scientiste, sont aussi celui du monde qui va avec: modes  de vie aliénés à la consommation, au travail et à la toutes puissance des experts, pouvoirs ultra-sécuritaires, environnement naturel et social dégradé... Cet  univers s'impose à nous par la croyance dans la "neutralité" des outils et des savoirs (ils seraient "neutres", le tout étant d'en faire bon ou mauvais usage) ou encore  dans le "progrès", notions que portent ausi (paradoxalement) nombre de pensées révolutionnaires. Contre-information, actes de sabotage, désertion des activités de recherche, de production et de consommation liées à la techno-industrie... autant de déclinaisons d'une lutte qui, à mesure de la densification du  contrôle, de l'artificialisation de la vie et de la dégradation de notre autonomie collective et personnelle, devient plus pressante. Cependant, nous nous heurtons continuellement aux mêmes limites. Les alertes que nous lançons débouchent sur des mesures auxquelles nous sommes radicalement opposéEs : un encadrement législatif qui accompagne ces transformations plutôt que d'y faire barrage, des constats fatalistes qui poussent au consentement plutôt qu'à la révolte, des appels à la responsabilité et aux initiatives individuelles ainsi qu'à la cogestion de la catastrophe, un "écologisme" complètement dépolitisé, qui sépare les questions environnementales des enjeux politiques et se transforme en argument marketing pour un capitalisme "relifté", un confinement de la critique
radicale dans des milieux très restreints...

Faire un bilan / Penser nos stratégies d'action

 Nous voudrions repenser ce qui nous fait avancer dans ces luttes, nous voudrions nommer les forces sur
lesquelles nous nous appuyons. Nous voudrions parler de nos stratégies de lutte face à la techno-industrie et son monde. Quelles sont nos objectifs, nos modes d'action, nos cibles ? Comment lutter de façon à ne pas laisser de prise aux "mouvements citoyens", à la confusion médiatique et sans pour autant tomber dans une culture de ghetto, dans une critique élitiste?

Nous proposons que ces rencontres soient d'abord l'occasion de raconter nos expériences respectives, les mouvements, initiatives et périodes de lutte auxquelles nous avons pris part et de soulever les questions suivantes : "que voulons nous?", "de quels moyens nous dotons-nous?", "quelles rencontres cela a-t-il puoccasionner?", "dans quelle histoire s'inscrivent nos luttes ?" "comment ont été pensé les liens avec les gens autour ?", "comment cela a-t-il  transformé les rapports entre les gens qui se connaissaient auparavant ?", "sur  quelleslignes de force pouvons-nous nous appuyer pour une extension de ces luttes (lutte des classes, communautés locales, décloisonnement des luttes...) ?".

Nous attendons vos contributions écrites, orales ou sous toute autre forme!

Agriculture industrielle / Luttes paysannes / Luttes de subsistance

À l'échelle du globe, la paysannerie - qui constitue la majorité de la population - est mise en péril par une agro-industrie transnationnale et guerrière, détruisant les économies locales et vivrières de millions de personnes. Sous la pression du contrôle, de la technification et du productivisme acharné, l'agriculture paysanne a presque disparu Occident.


C'est ainsi tout le sens de ces activités qui disparaît, en même temps que s'impose un mode de vie hors-sol, dans lequel tant le temps que l'espace n'existent plus, dans lequel la campagne n'est plus que parc paysagé ou désert pesticidé, dans lequel les animaux ne sont plus que des marchandises. Les luttes contre les OGM, le puçage ou l'informatisation prennent dès lors un sens qui va largement au-delà du orporatisme: elles incarnent le refus d'un monde nous menaçant toutes et tous.

Comment maintenir et inventer des pratiques paysannes anti-industrielles/anti-capitalistes?  Quelles sont les difficultés liées à la clandestinité qui en découlent?

Ouverture de nos réflexions et de nos contestations / Pratiques concrètes


Dans "Action Mondial des Peuple", il y a "peuple". Ce terme fait échos à toutes lesluttes populaires, depuis celles des ouvrierEs luddites du XXIème  siècle, jusqu'aux manifestations anti-nucléaires à malville en 1977, en passant par le fauchage de OMG ces dernières années ou le rassemblement contre Minatec à Grenoble tout récemment. Mais comment penser aujourd'hui une "résistance populaire" au monde
industrialisé? Comment la mettre en place ? Qu'est-ce que cela signifierait en terme  de modification de nos pratiques? Avec qui luttons-nous ? Un mouvement  sans les femmes, les enfants, les prolos, les immigrés est-il un mouvement populaire ?


En croisant sur un même lieu les problématiques liées à l'enfance et au capitalisme industriel, nous voudrions questionner l'idée de "lutte prioritaire", la tendance au cloisonnement de nos luttes, à l'hermétisme et à l'élitisme. Nous voudrions surtout explorer "en pratique" comment il est possible de prendre en compte d'autres personnes et d'autres questionnement que ceux auxquels nous sommes
habituéEs. Voir aussi comment de nombreuses pratiques liées à la culture autonome/"Do It Yourself"
sont en lien concret avec les critiques anti-indutrielles, alors même que les milieux qui les portent respectivement ne se rencontrent pas. Quelle place donne-t-on à la réappropriation de pratiques ou au refus de certaines technologies àl'intérieur de nos luttes? Dans quelle mesure ces recherches peuvent-elles
nous égarer ou bien nous renforcer?


A Frayssinous, nous voulons explorer ces questionnements, non seulement par la discussion mais aussi par ce que nous mettrons en place dans notre vie quotidienne commune et les nombreuses activités qui se dérouleront (atelier pour se "libérer des machines", atelier de menuiserie, chantiers de construction...).


Vos propositions sont bienvenues!

contact : stamp@poivron.org

http://www.pgaconference.org