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13/07/2006

Consultation sur les RFID

medium_banner2.jpgBruxelles récolte l'avis des Européens sur les puces RFID

Encore une consultation publique purement formelle dont on connaît par avance le résultat. Puisque la technologie RFID doit être à la « hauteur de son potentiel économique » et qu’il s’agit de dynamiser la compétitivité de l’économie Européenne, (cf. l' article ) on ne voit pas comment celle-ci  pourrait permettre s’opposer à l’introduction massive des puces  RFID dans notre quotidien. La dernière grande consultation nationale sur les OGM, que l’Etat n’a même pas daigné rendre publique, est en ce sens exemplaire !

En outre, cette nouvelle consultation est uniquement disponible  en anglais, sur Internet et pendant les vacances estivales. Il est donc certain qu’elle ne va pas créer un engouement populaire. C’est pour remédier à cela qu’une pétition est actuellement disponible sur Internet, demandant :

1) la traduction du Background Paper et du Questionnaire afin de les rendre accessible aux francophones et à tous les citoyens européens,

2) la prolongation de la période de consultation au delà du 17 septembre 2006, afin de donner la possibilité aux citoyens de répondre,

3) la diffusion large d'informations concernant l'existence de cette consultation auprès des grands media européens.

Compte tenu des risques liés à cette nouvelle technique (voir par exemple la brochure PMO, Daniel Julien, « RFID-INES : la police totale » sur le site  http://infokioskenbullant.c.la/), nous vous invitons à signer celle-ci le plus rapidement possible.

05/07/2006

Oui les OGM sont dangereux...

medium_OGM.jpgOui les OGM sont dangereux...

pour la liberté de la presse ! »

    En plein préparatif pour le départ vers les Etats Généraux de La Décroissance Equitable qui débutent après demain à Saint Nolff, voici, entre deux bagages, ce communiqué daté du 27 juin 2006, signé par un collectif de syndicats (CGT - CFDT - SNJ - SJAFO)de FR3 Centre (Acrimed) qui traite des récentes auditions menées par la police dans le cadre des fauchages d’OGM. (voir notamment dans la presse les deux articles suivants : article 1 et article 2 .)

 

Je profite de cette occasion pour préciser que, cet été, bien décidé à profiter des amis, de la famille, de la nature, du temps qui passe, bref de la Vie, et en l’absence d’un ordinateur muni d’une connexion Internet, il y aura vraisemblablement beaucoup moins d’articles, de brèves, de notes… qu’à l’accoutumé.

 

Néanmoins n’hésitez pas à me contacter et à me faire part de vos remarques pendant cette période.

  

En attendant : Tous à saint Nolff !

 

 Mozi

 

Mise en ligne : 30 juin 2006

 

    Les faucheurs qui s'attaquent aux champs d'OGM ne sont plus les seuls à risquer des poursuites judiciaires. Les journalistes qui traitent ce sujet peuvent aussi être inquiétés. Plusieurs journalistes de la station France 3 Centre à Orléans font actuellement l'objet de ce qui ressemble bien à une tentative d'intimidation de la part du Ministère public.

 

     Les 15 et 16 mai s'est déroulé le procès en appel des faucheurs du Loiret à Orléans. Les éditions de France 3 en ont fait un compte-rendu le plus exhaustif possible en soulignant la différence de qualité par rapport au procès en première instance quelques mois plus tôt devant le tribunal correctionnel.

 

     Le compte-rendu relatait notamment la façon dont le président de la cour d'appel avait mené les débats, coupant régulièrement la parole aux prévenus et commettant quelques erreurs de compréhension au sujet de la propagation des OGM.

 

     Des faits qui ont apparemment déplu aux magistrats. Au lendemain du procès des policiers se sont présentés à la station pour obtenir la copie des journaux concernés.

 

     Ils agissaient dans le cadre d'une enquête préliminaire à la demande du procureur d'Orléans qui a ouvert des poursuites pour « discrédit public jeté sur une procédure judiciaire », article 434/25 et 434/44 du code pénal passible de 6 mois de prison.

 

     Dans les jours qui suivent les magistrats de la cour d'appel envoient une motion à la rédaction nous appelant à plus d'impartialité dans le traitement des procès. Puis une réclamation est posée devant le CSA. Enfin le 23 juin dernier le rédacteur en chef de France 3 Centre et le journaliste qui a suivi le procès sont auditionnés par la police judiciaire. On leur demande de « commenter » l'ensemble de ce qui a été dit à l'antenne. Puis l'interrogatoire porte sur les quelques passages relatant la façon dont le président a mené les débats. Les policiers demandent au journaliste s'il pense avoir fait son travail de manière impartiale, s'il pense être de parti pris.

 

     Après la police, c'est ensuite la gendarmerie qui entre en jeu le 26 juin. Elle convoque une autre journaliste de France 3 Centre qui, elle, a couvert une nouvelle action de fauchage. On lui demande cette fois de citer ses sources.

 

     Trois auditions en quelques jours. Trois auditions qui se sont visiblement déroulées en urgence à la veille de l'arrêt de la cour d'appel le 27 juin sur le procès en appel des faucheurs.

 

     Difficile d'y voir autre chose qu'une volonté de faire pression sur les journalistes pour s'assurer cette fois un compte-rendu conforme aux attentes du ministère public. Face à ces atteintes à la liberté de la presse, les journalistes de France 3 ne se laisseront pas intimider et sauront se mobiliser si cette affaire va plus loin.

 

    Pour la CGT : Patrick Dehais - Pour la CFDT : Pierre Bouchenot - Pour le SNJ : Olivier Gadeau - Pour le SJA-FO : Brigitte Rivoire

Source : acrimed | action critique médias
 
http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=2399