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29/04/2006

Vive la génétique

VIVE LA GENETIQUE! 


«Le syndrome de fatigue chronique serait le résultat d'une constitution génétique particulière qui diminuerait la faculté de "gérer" le stress»
 

Voici un article relatant une nouvelle découverte scientifique qui, selon nous, illustre bien les dérives de la technoscience! 

Au lieu de chercher les causes de l’apparition des nouvelles maladies dans les modifications de notre mode de vie et de notre environnement, la technoscience désigne le patrimoine génétique de l’individu comme étant le  responsable essentiel de son malheur. Cette méthode est donc très utile puisqu’elle permet de rechercher dans le génome d’un individu isolé la cause principale de sa «pathologie» ainsi que les moyens pour y remédier. Ceci évite donc de s’attaquer à la racine du problème : la société industrielle!

 
Les personnes atteintes de fatigue chronique sont des personnes qui, apprenons-nous, «n'arrivent pas à gérer les problèmes quotidiens et à faire face à l'adversité, notamment les maladies, les traumatismes comme le divorce, les métiers stressants...»  Nous voyons ici que les problèmes en questions sont précisément ceux qui découlent de notre mode de vie. Ainsi, les personnes qui ne peuvent s’adapter aux contraintes de la société industrielle, sont désormais considérées comme des malades à part entière qu’il convient de soigner. Alors qu’autrefois c’était la société qui était adaptée à l’homme, aujourd’hui c’est l’homme qu’il faut adapter à la société. 
 
Aujourd’hui les personnes incapables de gérer le stress sont donc des malades. Heureusement, que de bons chercheurs veillent. Grâce à eux les progrès de la médecine pourront vite nous aider à soigner ces pauvres gens!  D’ailleurs nous dit Suzanne Vernon, «Maintenant que nous disposons de cette information, nous allons pouvoir dépister les personnes à risque». Diable! Mais qui aura accès aux fichiers génétiques et médicaux? Est-il besoin de préciser l’utilisation qu’en feraient les compagnies d’assurance ou d’éventuels employeurs?
 
Ah! Vivement que nos braves chercheurs identifient les gènes de l’homosexualité, du crime, du suicide, de la paresse…
 
vendredi 21 avril 2006, 18h00

Implication génétique dans le syndrome de fatigue chronique

ATLANTA (AP) - Le syndrome de fatigue chronique serait le résultat d'une constitution génétique particulière qui diminuerait la faculté de "gérer" le stress, selon une étude publiée dans le dernier numéro du journal scientifique "Pharmacogenomics".
Cette recherche représente la première preuve scientifique qu'associée au stress, la génétique peut entraîner une fatigue chronique, une anomalie si difficile à diagnostiquer et si mal comprise que certains doutent même de son existence.
Les chercheurs estiment que ces découvertes pourraient déboucher sur de meilleurs moyens de diagnostic et de traitement, et à un meilleur dépistage des personnes à risque de ce syndrome caractérisé par un épuisement extrême et persistant.
"Les résultats sont innovants", observe le Dr William Reeves des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d'Atlanta (Géorgie). Il ajoute qu'à en croire l'étude, les gens atteints du syndrome de fatigue chronique n'arrivent pas à gérer les problèmes quotidiens et à faire face à l'adversité, notamment les maladies, les traumatismes comme le divorce, les métiers stressants...
Les CDC estiment que plus d'un million d'Américains en sont victimes, les femmes l'étant quatre fois plus que les hommes.
La pièce centrale de ces travaux est représentée par une étude portant sur 227 personnes de Wichita (Kansas). Pendant deux jours, des médecins se sont livré à des évaluations psychiatriques, ont étudié les traitements reçus, les limites physiques des patients, et ont analysé leur sang et leur urine à la recherche d'anomalies chimiques et biologiques.
Les résultats incluent 500 mesures cliniques et 20.000 mesures de l'expression des gènes, le moyen qu'ont ces derniers de réguler l'activité cellulaire.
L'information a été transmise à quatre équipes d'investigateurs, notamment des experts médicaux, des biologistes moléculaires, des mathématiciens et des ingénieurs. Principale découverte: les patients atteints de fatigue chronique testés présentaient un taux d'hormone et des signes d'usure sur le corps deux fois plus importants que ceux qui ne se disaient pas fatigués.
Les chercheurs ont par ailleurs remarqué que certaines modifications des séquences génétiques, concernant cinq gènes impliqués dans les phénomènes de stress modéré, ressortent lors de fatigue chronique. Ils ont par ailleurs identifié au moins cinq sous-types de syndrome de fatigue chronique, selon des critères génétiques.
"Maintenant que nous disposons de cette information, nous allons pouvoir dépister les personnes à risque", pronostique Suzanne Vernon, qui dirige l'équipe de biologie moléculaire des CDC d'Atlanta.
Le syndrome de fatigue chronique est une maladie complexe caractérisée par au moins six mois de fatigue sévère, que le repos ne soulage pas. Les patients peuvent aussi se plaindre de douleurs musculaires et de troubles de la mémoire.
La cause de ce syndrome n'a jamais pu être identifiée et il n'existe aucun test disponible. AP

10:35 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

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