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21/02/2006

Comment ne plus être progressiste...

 

Comment ne plus être progressiste...

... sans devenir réactionnaire

« Le temps est donc venu où l'utopie progressiste doit signer sa reddition sur l'autel de la croissance. Il faut admettre l'échec d'un développement qui n'est ni soutenable pour la planète ni généralisable à tous ses habitants»

J-P Besset


Et si c'étaient les progressistes qui étaient en définitive les véritables réactionnaires d'aujourd'hui ? Ceux qui avancent avec tant de ferveur les idées de toujours plus, de développement, d'augmentation des richesses, de croissance économique, bref de toujours mieux, ne seraient-ils pas attachés à une croyance désormais dépassée ? Et si, contre tous préjugés, une analyse fine de la réalité devait nous démontrer l'absence de rationalité de cette vision du monde ?


C'est justement une telle analyse que conduit Jean-Paul Besset tout au long de son livre. De façon extrêmement claire et convainquante, Jean-Paul Besset décrit l'impasse à la quelle les concepts de développement et de progrès nous ont acculé. Ce livre est à offrir d'urgence à ceux qui, aveuglés par les dogmes croissancistes, n'ont pas perçu la véritable nature des enjeux en cours dans notre société !


L'urgence écologique est présentée de manière à la fois effrayante et remarquable tant elle est abondamment documentée. Nous pensons que nul ne peut sortir de cet ouvrage sans avoir pris pleinement conscience de l'importance et de la dimension des enjeux environementaux qui vont se jouer à très court terme. « Quand l'effet de serre s'emballera-t-il, soumettant la Terre à deux extrêmes à la fois, déluge et inondations d'un côté, désert et sécheresses de l'autre ? »


Jean Paul Besset montre aussi comment notre société refuse d'admettre l'évidence, comment tout concoure à renforcer le « deni du réel » dont nous sommes victimes. Il dénonce tous ces leurres que constituent le développement durable, la croissance douce, le mythe du grand soir technologique et toutes ces autres ficelles qui en créant l'illusion, nous empêchent d'appréhender la réalité et rendent encore plus difficile la mise en oeuvre d'une politique adaptée aux enjeux écologiques.


Selon l'auteur force est de constater que nous sommes maintenant au temps de l'homme dominé. L'homme alors qu'il pensait trouver dans le progrès la voie de l'émancipation, la possibilité de prendre en main son destin, sortir de l'obscurantisme, l'homme se retrouve aujourd'hui prisonnier du monde qu'il a engendré. Les outils (au sens large) créés par l'homme se sont retournés contre lui.


Alors quoi faire ? Et bien «Inverser le courrant ![...] Puisque la course éperdue à la consommation d'énergie ne peut pas, raisonnablement, se poursuivre, la seule stratégie rationnelle consiste donc à réduire cette consommation à un niveau compatible avec les besoins fondamentaux et les équilibres climatiques » . Proclamme-t-il, mais attention « Si nous n'opérons pas nous-mêmes la décroissance énergétique avec méthode et sang froid, elle-ci s'appliquera automatiquement, avec sauvagerie et le renfort de la main aveugle du marché ».


La faisabilité d'un tel scénario n'est pas à mettre en doute, comme il le souligne: « A la différence de la croissance, la décroissance, elle, peut-être « soutenable ». »


En fin de comptes, la seule vraie question est de savoir, si nous aurons le temps. « Assez de temps pour choisir les modalités de la sobriété avant que le rationnement ne nous soit brutalement imposé par l'effondrement du vivant ? »

Commentaires

Et si le développement durable était une arnaque ou une fausse bonne solution ? Un point de vue intéressant dans le débat.

Sortir du développement durable
http://www.dailyjungle.net/index.php?idarticle=407

Écrit par : Zelda | 06/03/2006

Waw, excellent, je suis ravi d'avoir attéri sur votre blog. Pardon pour les fautes éventuelles, n'étant pas francophone, j'ai utilisé Google Translate.

Écrit par : cours anglais | 13/04/2010

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