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30/01/2006

ça chauffe

 

L'article ci-dessous souligne que le réchauffement climatique se révèle être encore pire que ce que de nombreux « spécalistes » annonçaient. Combien de fois faudra-t-il le dire ?

La croissance économique infinie avec son cortège de nuisances, dont l'émission de gaz à effets de serre n'est qu'un aspect, n'est pas soutenable !

Si nous voulons laisser un monde humain à nos enfants, la Décroissance énergetique est nécessaire. Il faut dés à présent s'engager vers une diminution de notre consommation d'énergies non renouvelables. L'évolution récente des prix du barril de pétrole devrait d'ailleurs nous aider à prendre des décisions allant de ce sens.

Toutefois attention ! Si la décroissance énergetique est inéluctable, sa modalité reste à inventer ! Il nous faut donc veiller à ce que celle-ci prenne place dans une société du partage et de la convivialité. Dans une société comme la notre, une décroissance énergertique incontrôlée pourrait bien se retourner contre l'homme et se traduire, par exemple, par une augmentation des inégalités sociales...

Lundi 30 janvier 2006, 12h49

La Terre se réchauffe à un rythme "insoutenable", selon un rapport britannique

LONDRES (AFP) - L'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère provoque un réchauffement du climat à un rythme "insoutenable" qui pourrait avoir des conséquences majeures sur l'environnement et la géographie de la planète, affirme lundi un rapport gouvernemental britannique.

"Il est à présent évident que l'émission de gaz à effets de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a augmenté par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable", affirme le Premier ministre Tony Blair dans la préface de ce rapport.

A la lecture de ce document, il apparaît "que les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions", poursuit M. Blair.

Il y a à présent "plus de clarté et moins d'incertitudes" concernant l'impact du changement climatique, affirme le rapport, et "dans bien des cas, les risques sont plus sérieux que précédemment estimé".

Selon le professeur Chris Rapley, du British Antarctic Survey, le centre de recherche britannique sur l'Antarctique, la calotte glacière de l'ouest du continent blanc pourrait être en train de se désintégrer.

Les scientifiques craignent qu'un tel événement ne provoque une augmentation significative du niveau des mers autour du globe, avec des conséquences majeures sur la géographie mondiale.

Le rapport, intitulé "Eviter un changement climatique dangereux", compile les travaux de scientifiques réunis en février 2005 à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique, organisée à Exeter (sud-ouest de l'Angleterre) par l'office météorologique britannique, le Met Office. 

18:00 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)

28/01/2006

Némésis médicale

Némésis médicale

L'expropriation de la santé

Dans cet essai, écrit en 1975, Ivan Illich décrit comment l'entreprise médicale s'est imposée comme un incontournable dans notre société. Pour lui, la critique de la médicalisation et du système dans lequel elle s'impose n'est qu'un exemple parmi d'autres de l'institution industrielle. Néanmoins, le sujet de la médecine et donc de la santé est en lui même un sujet beaucoup plus sensible que la reflexion sur d'autres systèmes comme par exemple l'éducation ou les transports.

 

Tout d'abord, Illich fait tomber quelques "mythes" qui lui font dire que "l'entreprise médicale est devenue un danger majeur" :

 

1. Les sociétés nanties d'un système médical très coûteux sont impuissantes à augmenter l'espérance de vie, sauf dans la periode prénatale.

 

2. L'ensemble des actes médicaux est impuissant a réduire la morbidité globale.

 

3. Les actes médicaux et les programmes d'action sanitaire sont devenues les sources d'une nouvelle maladie : la maladie iatrogène. C'est-à-dire toutes les conséquences néfastes engendrées par les soins professionnels dans leur ensemble. Cela constitue pour Illich l'épidémie la plus importante qui soit et cependant la moins reconnue.

 

4. Les mesures prises pour neutraliser la maladie iatrogène continueront à avoir un effet paradoxal, elles rendront cette maladie médicalement incurable encore plus insidieuse.

 

Toutes ces affirmations sont démontrées point par point avec un usage très important d'articles scientifiques et de références variées. Pour chaque grande maladie qui a touché l'Europe, il montre que la médecine s'est fait la réputation d'avoir résolu ces fléaux alors que celle ci est non fondée. L'exemple de la tuberculose est frappant. Il a fallut en effet attendre la seconde guerre mondiale pour qu'il y ait enfin une étiologie de cette maladie. A cette époque, la mortalité du a cette maladie avait déjà énormément chutée. Ainsi, sans action médicale mais une amélioration du mode de vie et l'hygiène, cette maladie avait reculé.

 

Ensuite, Illich aborde la iatrogenèse sociale. Le rapport de l'individu par rapport à sa santé a profondément changé depuis un demi-siècle. La déresponsabilisation de l'individu devenu patient est totale. Il n'est d'ailleurs pas censé avoir la capacité de recouvrer la santé de lui-même. Les savoirs traditionnels ont été ridiculisés par la médecine moderne. L'individu est ainsi entièrement dépendant et désarmé face aux techniques mythifiées de la médecine. D'un autre côté, à présent, celle ci fait partie intégrante de la culture populaire : le fait que les gens aient besoins de soins médicaux de routine tout simplement parce qu'ils sont en gestation, ou ont tel age, etc. On en arrive à une consommation thérapeutique quasi permanente.

 

Le propos d'Illich n'est pas de rejeter toutes les pratiques médicales. Il prend en effet bien soin de souligner qu'une énorme majorité des diagnostics et des interventions thérapeutiques qui, statistiquement, servent plus le patient qu'ils ne lui nuisent ont en commun deux caractéristiques : ils sont peu coûteux, et peuvent être aisément appliqués de façon autonome au sein de la cellule familiale.

 

Cette remarque est la principale solution donnée par Illich pour sortir du système morbide dans le quel nous sommes à présent.

 

Une dernière partie du texte parle de La Némésis grecque et de la Némésis industrielle, je laisse aux amateurs de mythologie grecque et aux autres en apprécier la saveur !!

 

Je conseille vivement la lecture de ce texte qui permet de prendre du recul sur un aspect de la société qui est rarement questionnée voire critiquée. Comme le dit Illich, il s'agit à présent de se mettre des limites mais en sera-t-on capable ??

                                                  Florentino

 

Notes :

 

Ce texte est aujourd'hui disponible chez Fayard dans Ivan Illich Oeuvres complètes, volume 1.

23/01/2006

Dans la presse

Dans la presse

 

Voici, un article de Vincent Honorat, publié dans "La Grande Epoque", datant du 3 janvier 2006. Il y est question de décroissance, bien sûr, et de François Schneider. Curieusement, il n'est pas fait mention dans cet article du projet "Cyclane" dont François est un des initiateurs. Ce beau projet, rappelons le, à pour but la création d'un réseau de villages sans voiture. Même s'il n'apporte pas grand chose de neuf, cet article, est au moins l'occasion de mettre en ligne le lien suivant : http://lists.riseup.net/www/info/villagessansvoiture

Décroissance : une idée à contre-courant mais pleine d’espoir

" Le vrai bonheur coûte peu. S’il est cher, il n’est pas d’une bonne espèce. "

Chateaubriand

 

POURQUOI LA DÉCROISSANCE ?

 

La décroissance n’est pas des concepts les plus récents, mais de ceux qui ont vraiment réussi à se faire connaître en 2005. Alors que les problèmes environnementaux se font de plus en plus présents dans l'actualité, l'idée d'une " décroissance soutenable " s’impose plus facilement comme un chemin de recours possible.

 

L’idée est de mettre en place une décroissance maîtrisée dans les zones industrialisées du monde tout en réapprenant à consommer de manière plus intelligente. Face à la doctrine du " consommer toujours plus si vous voulez garder votre emploi " de nos hommes politiques, la raison s’impose petit à petit dans l’esprit des citoyens soucieux de l’avenir : " puisque la Terre n’est pas capable de suivre le rythme que lui impose la surconsommation des pays industrialisés, n’est-ce pas à nous de changer notre façon d’acheter ? " (1).

 

Un des arguments en faveur de la décroissance (qui contredit le désir d’une consommation forte pour une croissance forte) est qu’une personne qui décide de moins consommer, de s’en tenir un peu plus au nécessaire et de se tourner vers des loisirs plus écologiques, peut facilement réduire son temps de travail, passer d’un temps plein à un 3/4 temps ou bien un mi-temps ; le temps ainsi libéré peut permettre à une autre personne de trouver un emploi...

 

L’HOMME DE LA DÉCROISSANCE

 

Ecologue, colporteur de décroissance et statisticien de chemin, François Schneider marche à travers la France (2). Il a contribué au développement du concept de " décroissance soutenable " qui vise à réduire les " excroissances " que sont les (auto)routes, les OGM et l’agriculture productiviste, le nucléaire et le tout électrique, l’étalement urbain, la pollution, la dégradation de la qualité de vie et le gaspillage.

 

La décroissance est une démarche individuelle et collective basée sur la réduction de la consommation totale de matières premières, énergies et espaces naturels grâce à une baisse du vouloir d’achat. Cela suppose une décroissance économique dans les zones industrialisées du globe.

 

Détenteur d'une thèse de doctorat sur les écobilans des produits recyclés, François Schneider a travaillé dans différents instituts d'environnement en France, Pays-Bas, Autriche, Estonie et Portugal, réalisant que la solution aux problèmes de la planète ne devait pas passer par encore plus de croissance économique dans les zones favorisées du globe. A ce titre, c’est un " démissionnaire de la croissance ".

 

Il est soutenu par l’équipe du journal La Décroissance (en kiosque) qui l’aide au niveau logistique, et bénéficie d’une bourse de l’Institut d’Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable avec www.decroissance.org

 

[1] Vous pourrez calculer votre empreinte écologique (et savoir combien de Terre seraient nécessaire pour subvenir à vos besoins) à l’adresse suivante : www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html

 

[2] François Schneider tiendra une Conférence-débat à Rennes lors de la JOURNÉE COLÈRE NOIRE le 2 Février 2006 (SALLE DE LA CITÉ - 10 rue Saint Louis à partir de 18 heures)

14:15 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0)