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17/12/2005

Histoire d'OGM

Histoire d'OGM

 

Le 9 décembre dernier, le tribunal d'Orléans, arguant des risques liés à la culture d'OGM en plein champs, relaxait les faucheurs volontaires. Les décroisseurs berrichons exigeant l'application systématique du principe de précaution dans tous les domaines (nucléaire, nanotechnologies, etc.), se sont réjouis de cette décision. Remarquons toutefois que, concernant les OGM, le faisceau de preuves indiquant leur dangerosité est tellement important que nous pouvons nous demander s'il s'agit d'une précaution ou bien d'une pollution biologique avérée. Dans ce registre voici un article de l'Express qui nous a été envoyé par Florentino (merci à lui):

 

Australie: OGM abandonné suite à des maladies chez les souris

 

SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.

 

Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d'une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.

 

"La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.

 

L'institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l'expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.

 

Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l'alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n'ont pas montré de réaction immunitaire.

 

En revanche, les animaux dont l'alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s'explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.

 

11:55 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0)

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