Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/12/2005

Les prix du pétrole ne vont pas décroissants !


 

Les prix du pétrole ne vont pas décroissants !




Le jeudi 08 décembre 2005 le prix du baril de light sweet crude a franchit les 61 USD en Asie [1]. Après l'accalmie de ces derniers mois il semble bien que les prix du pétrole, à la faveur de l'hiver, soient repartis à la hausse.

Alors que de nombreux experts prédisent une déplétion pétrolière à court terme [2], le mutisme de nos dirigeants est affligeant. Dans notre société où l'économie repose sur une énergie bon marché, les conséquences d'un baril de pétrole à 100 $ seraient désastreuses.

Rappelons, que le problème n'est pas la fin des réserves de pétrole, ce qui ne se produira pas avant la fin de ce siècle, mais le moment, beaucoup plus proche, où la production ne pourra plus être augmentée. Passé un certain stade en effet, l'extraction de matières premières ne peut que diminuer. C'est alors la déplétion. Compte tenu des incertitudes sur les réserves, sur la distinction entre pétrole conventionnel ou non, sur la consommation à venir, etc., il est très difficile de prévoir la date de la déplétion pétrolière, autrement nommée pic de Hubbert. Néanmoins, certains, dont Jean Laherrère, avancent une date autour de 2015 à plus ou moins 5 ans…[3]

Alors qu'aujourd'hui avec l'émergence de pays comme la Chine, la consommation mondiale de pétrole ne fait qu'augmenter, on comprend que les prix des barils (le Light Sweet Crude, le Brent, …) ne peuvent qu'exploser !

La hausse des prix du pétrole se répercutant ipso facto sur le coût des transports, on mesure bien dans ce contexte la pertinence de la Décroissance, dont l'un des maîtres mots est RELOCALISATION. Il faut, comme les êtres humains l'ont fait pendant des millénaires, consommer des produits locaux, obtenus avec des ressources locales. Loin d'être une utopie, il s'agit au contraire de s'adapter au monde moderne qui ne dispose désormais plus des ressources énergétiques nécessaires à la pérennité de notre mode de vie occidental. Plus vite nous nous engagerons sur la voie de la Décroissance, moins le choc à venir sera rude !

Précisons que le concept de relocalisation, ne se limite pas à la consommation et à la production, mais qu'il faut également le décliner en termes  économique, politique, technique, etc. Nous y reviendrons.

                                                                          Mozi

Notes :

[1] light sweet crude

[2] Voir le site de l'ASPO (the Association for the Study of Peak Oil and Gas ) : http://www.peakoil.net/ 

[3] La vie après le pétrole, Jean-Luc Wingert Editions Autrement, 2005 ;

[4] Voir aussi le dernier Iivre de Yves Cochet : Pétrole Apocalypse Editions Fayard, 2005.

11:55 Publié dans Pétrole | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.