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28/11/2005

Strasbourg - sans achat

 

Voici un article du monde relatant les idées developpées par nos amis strasbourgeois afin de faire de la journée sans achat une réussite.

 

Strasbourg: des distributeurs hors service pour une "journée sans achats"

AFP 26.11.05 | 20h06

Les Strasbourgeois désireux samedi de faire le plein de billets aux distributeurs bancaires du centre-ville pour l'ouverture du marché de Noël ont eu la surprise d'y découvrir un faux avis les déclarant hors service, dans le cadre d'une "journée mondiale sans achat".

L'avis appelait notamment les clients des distributeurs "à réfléchir aux conséquences de la société de surconsommation".

A l'origine du canular, un Collectif de réappropriation de l'espace public (Crep) de Strasbourg qui se réunit tous les mois pour imaginer des actions en faveur de la "décroissance", de lutte contre la surconsommation et du pillage des richesses de la terre par les pays riches.

Toujours dans le même contexte, un militant du collectif a déployé sur près d'un kilomètre dans trois rues du centre une banderole de publicités patiemment scotchées bout à bout, recueillies depuis un an dans sa boîte aux lettres, soit environ 35 kg de papier.

Alors qu'il s'affairait sous l'œil amusé et étonné des badauds, un policier l'a invité à remballer sa guirlande, qui détonnait à côté des rideaux du lumière déployés par les associations de commerçants dans les rues de la ville, qui se proclame en cette saison "capitale de Noël".

 

16:10 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (2)

22/11/2005

Journée sans achat

Journée sans achat

 

La prochaine journée sans achat aura lieu le samedi 26 novembre. Cet événement est l'occasion de montrer notre profond mécontentement induit par cette société de consommation. Cette grève de la consommation est un pas de plus en direction de la suppression du paradigme productiviste synonyme de désastres humains et écologiques.

 

N'oublions pas que tout achat, de biens ou de services, nécessite d'une part la dissipation de matières premières et d'énergie, qui lorsqu'elles ne sont pas renouvelables réduisent les ressources disponibles pour nos enfants, et d'autre part, la participation d'êtres humains qui, bien souvent, pour subvenir à leurs besoins élémentaires, se trouvent soumis à l'esclavage salarial.

Profitons de ce samedi pour jouir pleinement de la vie et non pas perdre notre temps dans une grande surface !

Tous ensemble faisons de cette journée un moment fort.

Pour plus d'informations voir le site de Casseur de Pub : http://www.casseursdepub.net/



 

21/11/2005

La simplicité volontaire

La Simplicité Volontaire

Dans notre société, où beaucoup de problèmes résultent de la surconsommation, les questions que nous devons nous poser sont les suivantes : le bonheur passe-t-il nécessairement par l'acquisition de toujours plus de biens matériels ? Une diminution choisie de nos biens ne pourrait-elle pas déboucher, contre toute attente, vers un plus grand épanouissement ?

Cette dernière option, c'est-à-dire la simplicité volontaire, est l'un des piliers de la Décroissance.

La voie de la simplicité volontaire est avant tout une démarche personnelle. C'est à chacun de définir ses besoins et non de se les voir imposés par la société, la mode ou la publicité. De quoi ai-je réellement besoin pour vivre ? Lorsque l'on commence à se poser ce genre de questions beaucoup de choses apparaissent comme superflues. Du coup on consomme moins et on a besoin de moins d'argent. On peut alors travailler moins et bénéficier ainsi de plus temps. C'est ce temps qui est la véritable richesse. Avec du temps nous pouvons réfléchir, discuter avec sa famille, ses amis, jouer, cuisiner, ramasser les champignons, etc. Ce temps libéré permet donc de répondre de manière personnelle à un certain nombre de besoins comblés bien souvent par des achats compulsifs dont nous devenons à la longue dépendant.

 

Aujourd'hui, beaucoup de personnes trouvent un certain (ré)confort dans la consommation : avoir le dernier téléphone portable, le dernier tee-shirt à la mode, etc. Certains, même, ne se sentent exister, ou n'éprouvent du plaisir, qu'au moment de l'achat. Cette nécessité d'acheter pour ressentir du bien-être finit par entraîner l'individu, malgré lui, dans une course où il n'a plus le temps de réfléchir à ses besoins réels. En fait les vraies questions sont occultées par l'abondance de biens, de divertissements et de services qui nous est proposée. Faute de temps pour y penser la crise existentielle de l'homme se résout alors d'elle-même.

 

Il faut mesurer son degré d'aliénation en prenant conscience des activités exercées pendant son temps libre. Sommes-nous acteurs ou passifs ? C'est-à-dire sommes nous consommateurs de services (jeux vidéo, films, golf…), ou sommes nous nous mêmes les acteurs/créateurs de nos occupations (dessins, couture, cuisine, …) ?

 

La simplicité volontaire, en cassant le cycle : surconsommation, travail, fatigue, passivité, est un moyen efficace pour sortir du système. Elle permet de retrouver un contrôle sur sa vie. Diminuer le nombre de nos besoins n'est-ce pas augmenter notre indépendance et donc notre liberté ? Notons que Gandhi déjà, même s'il n'employait pas ce terme, a également usé de ce principe comme moyen de pression politique.

 

N'en doutons pas, cette idée séduisante est difficile à mettre en œuvre. Ce n'est que jours après jours, en réduisant progressivement nos besoins, que nous pouvons parvenir, dans des conditions qui n'engendrent pas de nouvelles frustrations, à profiter des bienfaits de la simplicité volontaire.

Notes :

[1] Voir l'excellent texte de Serge Mongeau : http://www.decroissance.org/textes/monceau.htm

[2] Le site de la simplicité volontaire : http://www.simplicitevolontaire.org