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21.11.2005
La simplicité volontaire
La Simplicité Volontaire
Dans notre société, où beaucoup de problèmes résultent de la surconsommation, les questions que nous devons nous poser sont les suivantes : le bonheur passe-t-il nécessairement par l'acquisition de toujours plus de biens matériels ? Une diminution choisie de nos biens ne pourrait-elle pas déboucher, contre toute attente, vers un plus grand épanouissement ?
Cette dernière option, c'est-à-dire la simplicité volontaire, est l'un des piliers de la Décroissance.
La voie de la simplicité volontaire est avant tout une démarche personnelle. C'est à chacun de définir ses besoins et non de se les voir imposés par la société, la mode ou la publicité. De quoi ai-je réellement besoin pour vivre ? Lorsque l'on commence à se poser ce genre de questions beaucoup de choses apparaissent comme superflues. Du coup on consomme moins et on a besoin de moins d'argent. On peut alors travailler moins et bénéficier ainsi de plus temps. C'est ce temps qui est la véritable richesse. Avec du temps nous pouvons réfléchir, discuter avec sa famille, ses amis, jouer, cuisiner, ramasser les champignons, etc. Ce temps libéré permet donc de répondre de manière personnelle à un certain nombre de besoins comblés bien souvent par des achats compulsifs dont nous devenons à la longue dépendant.
Aujourd'hui, beaucoup de personnes trouvent un certain (ré)confort dans la consommation : avoir le dernier téléphone portable, le dernier tee-shirt à la mode, etc. Certains, même, ne se sentent exister, ou n'éprouvent du plaisir, qu'au moment de l'achat. Cette nécessité d'acheter pour ressentir du bien-être finit par entraîner l'individu, malgré lui, dans une course où il n'a plus le temps de réfléchir à ses besoins réels. En fait les vraies questions sont occultées par l'abondance de biens, de divertissements et de services qui nous est proposée. Faute de temps pour y penser la crise existentielle de l'homme se résout alors d'elle-même.
Il faut mesurer son degré d'aliénation en prenant conscience des activités exercées pendant son temps libre. Sommes-nous acteurs ou passifs ? C'est-à-dire sommes nous consommateurs de services (jeux vidéo, films, golf…), ou sommes nous nous mêmes les acteurs/créateurs de nos occupations (dessins, couture, cuisine, …) ?
La simplicité volontaire, en cassant le cycle : surconsommation, travail, fatigue, passivité, est un moyen efficace pour sortir du système. Elle permet de retrouver un contrôle sur sa vie. Diminuer le nombre de nos besoins n'est-ce pas augmenter notre indépendance et donc notre liberté ? Notons que Gandhi déjà, même s'il n'employait pas ce terme, a également usé de ce principe comme moyen de pression politique.
N'en doutons pas, cette idée séduisante est difficile à mettre en œuvre. Ce n'est que jours après jours, en réduisant progressivement nos besoins, que nous pouvons parvenir, dans des conditions qui n'engendrent pas de nouvelles frustrations, à profiter des bienfaits de la simplicité volontaire.
Notes :
[1] Voir l'excellent texte de Serge Mongeau : http://www.decroissance.org/textes/monceau.htm
[2] Le site de la simplicité volontaire : http://www.simplicitevolontaire.org
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Commentaires
moi je m'y suis mise et c'est très bien!!
Ecrit par : isapho | 07.07.2006
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