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01/06/2016

Le café des croissants

Le prochain café décroissant se déroulera le vendredi 24 juin, à 21h et au Guillotin. Au cours de cette soirée, qui marquera la fin de la saison, nous recevrons Armel Campagne qui nous donnera un exposé sur le thème :

 

« Le Capitalocène.

 

La dynamique écologique du

capitalisme»

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Présentation : Nous sommes entrés dans « l’Anthropocène »[i], « nous » sommes responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.

 

Peut-on, pour autant, incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un « bon Anthropocène » techno-scientifique et à un capitalisme « vert » ?

 

Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore[ii], John Bellamy Foster[iii] et des auteurs issus du courant dit de « critique de la valeur »[iv], d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de « l’Anthropocène » et du capitalisme ?

 

C’est cette hypothèse qu’on développera.

 

Armel Campagne est étudiant du Master d’Histoire des sciences, technologies et sociétés de l’EHESS (Centre Koyré). Il participe depuis plusieurs années au courant dit de « critique de la valeur » dans l’optique de l’élaboration d’une théorie critique radicale du capitalisme, et effectue des recherches autour du Capitalocène.

 

En espérant, vous y rencontrer !

 

 

 

[i] Bonneuil, Christophe et Fressoz, Jean-Baptiste, L’événement anthropocène. La Terre, l’histoire et nous, Paris, Seuil, 2013 ; Andreas Malm et Alf Hornborg, "The geology of mankind ? A critique of the Anthropocene narrative", The Anthropocene Review, 7 janvier 2014.

[ii] Moore, Jason W., Capitalism in the Web of Life: Ecology and the Accumulation of Capital, Verso, New York, 2015 ; (coll.), Anthropocene or Capitalocene ? : Nature, History, and the Crisis of Capitalism, New York, PM Press, 2016.

[iii] Foster, John Bellamy, Marx’s Ecology. Materialism and Nature, New York, Monthly Review Press, 2000 ; Foster, John Bellamy, The Ecological Rift. Capitalism’s War on the Earth, New York, Monthly Review Press, 2010 ; Foster, John Bellamy, Marx écologiste, Paris, Editions Amsterdam, 2011.

[iv] Jappe, Anselm, « Éloge de la « croissance des forces productives » ou critique de la « production pour la production » ? Le « double Marx » face à la crise écologique », Les Possibles, n°3, Printemps 2014 ; Ortlieb, Claus Peter, « Droit dans le mur. De l’origine commune des crises écologique et économique », Illusio n°12/13, Lormont, Le Bord de l’Eau, 2015 ; Ortlieb, Claus Peter, « Ein Widerspruch von Stoff und Form. Zur Bedeutung der Produktion des relativen Mehrwerts für die finale Krisendynamik », Exit !, n° 6, 2008 [« Une contradiction entre matière et forme », traduit en anglais « A Contradiction between Matter and Form: On the Significance of the Production of Relative Surplus Value in the Dynamic of Terminal Crisis » dans Marxism and the Critique of Value, MCM’, Chicago, 2014] ; Postone, Moishe, Temps, travail et domination sociale, Mille et une nuits, 2009 [1993].

31/03/2016

Le café des croissants

Suite à la grève des trains et de manière plus générale à cette journée de mobilisation, notre intervenant Jean-Baptiste Comby n’a finalement pas réussi à parvenir jusqu’à Bourges en temps et en heure… En conséquence :

 

le Café des croissants

 

de ce soir est annulé !

 

Ce n’est toutefois que partie remise, nous le réinviterons l’année prochaine.

Nous sommes désolés pour ce désagrément.

 

 

Le prochain café décroissant se déroulera le jeudi 26 mai (attention c’est bien un jeudi !), à 21 heures et au Guillotin. Au cours de cette soirée, nous recevrons le sociologue Jean-Baptiste Comby, auteur de l’ouvrage percutant La Question climatique. Genèse et dépolitisation d’un problème public (Raisons d’agir, 2015) qui nous donnera un exposé sur le thème :

 

« L'écocitoyenneté,

une morale de petits bourgeois »

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Outre la rapide présentation ci-dessous, nous conseillons, pour en savoir plus, de consulter l’excellente interview donnée par Jean-Baptiste Comby dans le dernier numéro du journal La Décroissance. Voir par-là.

Présentation : 

L’écologie est partout : tous les partis s’y sont convertis, les entreprises se sont repeintes en vert, Areva ou Total vantent leur « éco-responsabilité » dans des « chartes éthiques », les médias se prosternent devant Nicolas Hulot, les écoliers apprennent les petits gestes « éco-efficaces », des documentaires et des livres à succès enjoignent tout un chacun à faire sa part pour réduire ses gaz à effet de serre, les postiers sont formés à l’éco-conduite...

 

Mais pour que l’écologie envahisse ainsi les discours, il a fallu la vider de sa substance. La déradicaliser. La réduire à une morale écocitoyenne qui conforte le capitalisme au lieu de le contester.

 

C’est ce que montrera Jean-Baptiste Comby au cours de cette soirée.

 

 

02/03/2016

Le Café des croissants

Le prochain café décroissant se déroulera le vendredi 18 mars, à 21h et au Guillotin. Au cours de cette soirée, nous aurons le plaisir de recevoir, pour la deuxième fois, Simon Charbonneau, spécialiste en droit de l’environnement, qui, suite à la publication de son dernier livre aux éditions libre & solidaire, donnera un exposé sur le thème :

 

« Le prix de la démesure »

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Présentation : 

« L’accélération fantastique de la course à la puissance semble aujourd’hui arriver à son terme avec l’accumulation des menaces qui pèsent sur l’humanité. Tout le monde sent à l’heure actuelle qu’il va falloir passer à la caisse malgré les propos rassurants tenus par l’oligarchie ! »

                                                       Simon Charbonneau

Comment se fait-il que l'humanité moderne se retrouve dans un tel désarroi, face à un monde où s'accumulent des menaces aussi multiples qu'imprévues ? » : cette question, tout le monde se la pose aujourd'hui...

Les réponses se situent dans le droit-fil de la pensée critique du monde moderne qui a guidé l'œuvre de Bernard Charbonneau et celle de Jacques Ellul, ainsi que d'autres auteurs restés méconnus du fait du règne castrateur de l'idéologie progressiste.

Cette démarche part de constats d'ordre historique relatifs à la course à la puissance initiée par l'Occident depuis la révolution industrielle. Et cela a pour conséquence le dépassement de toutes les limites : des transports toujours plus rapides, des moyens de communication toujours plus denses, une surinformation permanente... qui plongent l'humanité dans le désarroi.

L'analyse de ce processus prométhéen insiste particulièrement sur les mutations survenues depuis une cinquantaine d'années et sur la complicité que nous vivons comme une tragique malédiction.

Cette réflexion induit une certaine conception des relations de l'homme aux autres et à la nature. Si nous avons un avenir à imaginer, c'est celui d'un monde à l'échelle humaine.

 

 

En espérant vous rencontrer !